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Le début de la fin pour la GRECE!

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Jupiter
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Re: Le début de la fin pour la GRECE!

Message par Jupiter le Sam 04 Juil 2015, 12:57

Crise grecque. Deux Prix Nobel d’économie volent au secours de Tsipras

Le 5 juillet, le peuple grec doit se prononcer par référendum sur la dernière proposition d’accord faite à Athènes par ses créanciers. Selon les économistes Paul Krugman et Joseph Stiglitz, il ferait mieux de voter non et ainsi la rejeter.

A quelques jours du référendum en Grèce, deux économistes américains de haut vol, l’un et l’autre lauréats du prix Nobel d’économie, l’un et l’autre adeptes du néokeynésianisme, s’impliquent avec force dans le débat.

Le premier, Paul Krugman, 62 ans, appelle clairement les Grecs à voter non. “Le gouvernement devrait être prêt, si nécessaire, à abandonner l’euro”, écrit-il dans The New York Times, titre dans lequel il tient une chronique. Le deuxième, Joseph Stiglitz, 72 ans, dit simplement, dans un article publié dans The Guardian, qu’il sait bien ce qu’il voterait. De toute évidence, il cocherait la case non sur le bulletin.

Un pays épuisé

Accepter “les propositions de la troïka [Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international]” plongerait la Grèce “dans une dépression économique quasiment sans fin”, argumente-t-il. “Peut-être qu’un pays épuisé – qui aurait vendu tous ses actifs et dont la jeunesse brillante aurait émigré – finirait par obtenir une remise de sa dette. (…) Peut-être que la Grèce, racornie au point de devenir une économie à revenu moyen, finirait par obtenir l’aide de la Banque mondiale. Tout cela pourrait peut-être se produire au cours de la prochaine décennie ou de la suivante.”

Personne n'a intérêt à acculer la Grèce


Voter non, en revanche, permettrait au moins à la Grèce “de prendre son destin en main” et de se construire un avenir qui, sans être aussi prospère que son passé, serait préférable à “la torture” insupportable qu’elle subit.

Krugman et Stiglitz font en gros le même constat : c’est l’austérité imposée par ses créditeurs qui a plongé la Grèce dans une crise aussi profonde. Et c’est encore la même politique qu’ils lui proposent aujourd’hui.

“C’est une proposition que le Premier ministre Alexis Tsipras ne peut accepter, car cela détruirait sa raison d’être politique” – et les interlocuteurs du pays le savent fort bien, analyse Krugman. “L’objectif est de pousser Tsipras à quitter ses fonctions, ce qui se produira probablement si les Grecs redoutent la confrontation avec la troïka au point de voter oui.”

L’antithèse de la démocratie

Stiglitz est encore plus dur : “Les dirigeants européens révèlent enfin la vraie nature du conflit concernant la dette grecque ; il est question de pouvoir et de démocratie, bien plus que d’argent et d’économie”. L’euro “n’a jamais été un projet très démocratique”, assène-t-il. “Le modèle économique qui soutient la zone euro est fondé sur des relations de pouvoir qui désavantagent les travailleurs.”

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est “l’antithèse de la démocratie : nombre de dirigeants européens veulent simplement en finir avec le gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras.”

http://www.courrierinternational.com/article/crise-grecque-deux-prix-nobel-deconomie-volent-au-secours-de-tsipras
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Jupiter
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Re: Le début de la fin pour la GRECE!

Message par Jupiter le Sam 04 Juil 2015, 13:04

CRISES et Dévoilement
Par Jacques Sapir · 3 juillet 2015

Nul ne peut prévoir le résultat du référendum qui se tiendra en Grèce le 5 juillet prochain.
Les électeurs grecs sont soumis à une pression tant économique que médiatique sans précédents pour les convaincre de voter « oui ». Les exemples ici abondent, depuis les déclarations des hiérarques de l’Union européenne (les Juncker, Schulz et autres) jusqu’aux pressions faites par les entreprises grecques, en passant bien entendu par la pression la plus importante, et la plus significative, celle de la Banque Centrale européenne qui a coupé l’accès au compte Target2 des entreprises grecques, les empêchant de commercer avec l’étranger.
On est en train d’étrangler la Grèce, en la privant de liquidités, et ce au moment même ou le FMI reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras. L’ampleur de l’ingérence européenne est sans égale ; elle constitue un scandale inouï et un déni de démocratie immense. Elle jette un doute sur l’honnêteté du résultat si le « oui » devait l’emporter.

Mais, ce référendum a permis en quelques jours d’opérer un dévoilement important de l’attitude tant de l’Eurogroupe que de l’Union européenne. Ce dévoilement de la nature réelle des institutions européennes est un fait important pour l’ensemble des peuples qui vivent sous ce qu’il nous faut bien aujourd’hui appeler la coupe de l’UE. Il faut donc ici faire le bilan de ce que nous avons appris à la fois dans les mois qui nous séparent de l’élection de janvier dernier et surtout dans les jours qui ont suivi l’annonce du référendum.

La position, tant de l’Eurogroupe que de la Commission européenne, ou du Conseil européen, vis-à-vis du gouvernement grec n’a nullement été fondée sur un constat économique mais elle a toujours procédé d’un parti-pris politique. En effet, il était clair que les demandes de restructurations que le gouvernement grec a présenté sans relâche depuis le mois de février dernier de la dette étaient fondées. De nombreux économistes l’ont écrit[1]. Même le FMI l’a récemment reconnu[2].
Il est aujourd’hui évident que cette restructuration devra avoir lieu, et que le plus tôt sera le mieux. Les rejets multiples et répétés de ces propositions par l’Eurogroupe n’ont eu pour seul objectif que d’aboutir soit à la capitulation du gouvernement grec soit à sa démission. La déclaration de Martin Schulz, Président du Parlement européen le confirme[3]. Il est donc désormais bien établi que les institutions européennes n’ont eu de cesse que d’obtenir le départ d’un gouvernement démocratiquement élu. Ceci en dit long sur la notion de « démocratie » dont on se gargarise tant à Bruxelles qu’à Strasbourg.
Ces « institutions » ont donc mené une guerre sans relâche contre le gouvernement grec, n’hésitant devant aucune manœuvre pour le déstabiliser. On en a eu une confirmation avec les méthodes odieuses qui sont utilisées contre lui depuis qu’il a décidé de recourir au référendum.

L’Eurogroupe, qui est l’instance assurant le pilotage de l’Union Economique et Monétaire, que l’on appelle la « zone Euro » n’a pas hésité à violer les règles tacites de fonctionnement établies depuis maintenant des décennies que ce soit du temps du « Marché Commun » ou de celui de l’Union européenne.
En décidant de tenir une réunion dont le ministre Grec, M. Varoufakis, serait exclu, l’Eurogroupe, et en particulier son Président M. Dijssenbloem ne se sont pas seulement comportés de manière illégale, mais surtout de manière contraire aux principes qui sont censés être respectés entre les différents pays de l’UE. Il s’agit, ici encore, d’un abus de pouvoir inouï. Il n’a de parallèle que la décision de la Banque Centrale Européenne de couper les comptes Target2 (ou système électronique de transferts intra-zone) des entreprises grecques, organisant une pénurie artificielle de liquidités en Grèce, pénurie qui pèse de manière dramatique sur la situation de la population et qui compromet la tenue du référendum.
C’est la première fois que, dans l’Histoire, une Banque Centrale organise une crise financière au sein de la zone dont elle a la responsabilité, non par incompétence mais à dessein. A nouveau, nous sommes confrontés à un abus de pouvoir inouï. Cet abus de pouvoir signifie en réalité que, sans le dire, la BCE a exclu la Grèce de la zone Euro. Si tel n’était pas le cas, la BCE aurait dû continuer à respecter les comptes Target2 des entreprises. Cela signifie que tant l’Eurogroupe que la BCE ne respectent pas la souveraineté de la nation grecque.
Nous sommes revenus à la situation des années 1960 quand Leonid Brejnev affirmait la doctrine de « souveraineté limitée » des pays de l’Est vis-à-vis de l’Union soviétique. Ce qu’on fait l’Eurogroupe et la BCE est l’équivalent financier de l’intervention soviétique à Prague en août 1968. Nous sommes donc bien confronté à une tyrannie. Il faut en mesurer soigneusement toutes les conséquences.

On peut en déduire que l’Euro n’est pas une monnaie, ni même un projet économique, mais qu’il est un mode de gouvernement qui vise à imposer les règles du néo-libéralisme contre l’avis des peuples. Telle est la conclusion logique des dénis de démocratie que l’on a décrits et que le gouvernement grec, avec beaucoup de courage et un grand discernement, ont permis de dévoiler. Le maintien de l’Euro ne se justifie pas par des arguments économiques, mais essentiellement par la volonté politique de domination qui aujourd’hui s’incarne dans l’Allemagne, mais qui s’étend, que l’on parle ici de « collaboration » ou de « syndrome de Stockholm » n’a que peu d’importance, aux élites politiques de l’Espagne, de la France et de l’Italie.
De ce point de vue, l’absence de politique française, ou plus précisément la servilité compassionnelle dont elle fait preuve face à l’Allemagne sur la question de la Grèce est des plus instructives. On ne peut que s’indigner de la passivité du Ministre des Finances, M. Michel Sapin quand, le samedi 27 juin, M. Varoufakis a été exclu de la réunion de l’Eurogroupe. Mais reconnaissons que cette passivité est dans la logique de l’attitude française depuis le début. Rappelons ici qu’avant son élection M. Alexis Tsipras n’avait pas été reçu par les membres du gouvernement et du P « S »…

Ces comportements signifient la fin des illusions en ce qui concerne la possibilité d’aboutir à un « autre Euro » ou de « changer l’UE ». Il faut sur ce point être très clair. De nombreuses forces se sont bercées d’illusions sur ce point, que ce soit en Grèce, et c’est l’une des contradictions de Syriza, ou en France, avec l’attitude du PCF et du Parti de Gauche.
Toute bataille menée de l’intérieur du système est appelée à rencontrer des obstacles tellement formidables que l’on peut douter de son succès. James Galbraith, après beaucoup d’autres, a écrit que seul le vote « non » au référendum du 5 juillet pourrait encore sauver l’Euro[4]. Ce qui est sûr est que, paradoxalement, le « oui » va accélérer la fin de l’Euro en mettant au jour la nature réelle de la zone Euro. Le voile de la soi-disant « rationalité » économique désormais déchiré, réduit à un mécanisme de domination, l’Euro se révèle dans sa nature la plus odieuse[5].
Vouloir « changer » l’Euro n’est plus aujourd’hui une simple erreur ; cela devient au vu de l’action de la zone Euro envers la Grèce une stupidité criminelle. Il faudra d’urgence que les différents partis qui ont joué avec cette idée se mettent rapidement au clair sur cette question ou qu’ils assument de n’être que l’aile compassionnelle de la tyrannie européiste.

Les erreurs stratégiques de Syriza pèsent alors lourd, même si la manière dont la négociation a été menée est digne d’éloge. Il convient de s’inspirer du combat mené mais de ne pas en répéter les erreurs.
Ne s’étant jamais mis au clair sur cette question, le gouvernement grec n’a pu apporter au coup d’Etat financier organisé par Bruxelles qu’une réponse bien incomplète. A partir du moment où la clôture des comptes Target2 des entreprises grecques était constatée il devait réquisitionner la Banque Centrale de Grèce pour que le pays ne se trouve pas à court de liquidité, ou émettre des certificats de paiement (garantis par le Ministère des finances).
On rétorquera que cela aurait été interprété par l’Eurogroupe comme une rupture définitive. Mais l’action de la BCE était bien l’équivalent de cette rupture. Il n’est aujourd’hui pas dit que le « oui » l’emporte. Mais, s’il devait l’emporter, ce serait bien parce que le gouvernement grec n’a pas voulu aller jusqu’au bout de la logique dans sa lutte pour la démocratie.

Les leçons que l’on doit tirer de ce qui se passe actuellement en Grèce, que ce soit en France ou ailleurs, sont extrêmement importantes. Un gouvernement qui entrerait en conflit avec l’Eurogroupe et avec l’UE sait désormais à quoi s’attendre. Les risques de déstabilisation de la société sont immenses dès lors que l’arme financière est utilisée sans restriction par la BCE.
Devant ces risques, du moins en France, nous avons une procédure d’exception qui est prévue par la constitution : c’est l’article 16. Le précédent de la Grèce montre que les pressions financières peuvent empêcher un fonctionnement normal des institutions. Le pouvoir exécutif serait alors en droit d’user de l’article 16 pour gouverner par décret dans la période de crise et pour répliquer, du tac au tac, aux actions venant de Bruxelles et de Francfort.

* * *

[1] Voir Stiglitz J, « Europe’s attack on Greek democracy », le 29 juin 2015, http://www.project-syndicate.org/commentary/greece-referendum-troika-eurozone-by-joseph-e–stiglitz-2015-06

[2] Voir The Guardian du 2 juillet, http://www.theguardian.com/business/2015/jul/02/imf-greece-needs-extra-50bn-euros?CMP=share_btn_tw

[3] « Un gouvernement de technocrates pour en finir avec l’ère Syriza », déclaration de Martin Schulz, 2 juillet 2015, http://fr.sputniknews.com/international/20150702/1016824871.html

[4] Galbraith J., « Greece: Only the ‘No’ Can Save the Euro », 1er juillet 2015, http://www.prospect.org/article/greece-only-no-can-save-euro

[5] Lordon F., La Malfaçon, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2014

http://russeurope.hypotheses.org/4043


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Solaris

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Re: Le début de la fin pour la GRECE!

Message par Solaris le Sam 04 Juil 2015, 14:01

Jupiter a écrit:
Stiglitz est encore plus dur : “Les dirigeants européens révèlent enfin la vraie nature du conflit concernant la dette grecque ; il est question de pouvoir et de démocratie, bien plus que d’argent et d’économie”. L’euro “n’a jamais été un projet très démocratique”, assène-t-il. “Le modèle économique qui soutient la zone euro est fondé sur des relations de pouvoir qui désavantagent les travailleurs.”

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est “l’antithèse de la démocratie : nombre de dirigeants européens veulent simplement en finir avec le gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras.”

Je suis entièrement d'accord avec cette analyse.

maryse51

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Re: Le début de la fin pour la GRECE!

Message par maryse51 le Sam 04 Juil 2015, 23:26

Quand je pense que Nichos Aliagas appelle les Grecs à voter " oui ", lui qui gagne très bien sa vie en France, il n'a pas honte non plus !! Lamentables, ces animateurs ou artistes qui essaient d’influencer !
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kabout

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Re: Le début de la fin pour la GRECE!

Message par kabout le Ven 06 Mai 2016, 20:25

Grèce : Vers une nouvelle crise économique et sociale ?
 

La Grèce contre l’Europe, la guerre reprend. Les créanciers du pays réclament le vote, dimanche 8 mai à Athènes, de nouvelles mesures d’austérité. C’est la condition absolue pour qu’ils versent à la Grèce, 24 heures plus tard, une nouvelle aide de 5 milliards d’euros.




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