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Noël

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Zabou18
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Noël

Message par Zabou18 le Mar 25 Déc 2012 - 9:07


25 décembre An 1


Noël et la naissance du Christ


Pour les chrétiens de toutes obédiences, la fête de Noël, le 25 décembre, commémore la naissance de Jésus-Christ, à l'origine du christianisme.

Depuis les travaux de Denys le Petit, au début du Moyen Âge, la tradition situe cette naissance en l'an 753 de la fondation de Rome, qui est devenu par convention l'An 1 de notre ère.....


Jésus, Dieu fait homme

Les chrétiens, qui ont intégré la tradition judaïque, cultivent la foi en un Dieu unique mais en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit (c'est le mystère de la Sainte Trinité). Ce Dieu se veut proche des hommes et leur manifeste son amour en leur envoyant son Fils afin de les éloigner du péché et les conduire à la vie éternelle.

Celui-ci «prend chair de la Vierge Marie et se fait homme» sous le nom de Jésus - ou Iéshoua (en hébreu, Dieu sauve). Ainsi manifeste-t-il sa proximité avec l'humanité...

Il supporte aussi de souffrir et de mourir sur la croix car, dit-il selon les Évangiles, «il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime». Mais, selon les disciples de Jésus, il est aussi ressuscité, manifestant par là sa divinité. La foi en sa résurrection est au coeur du christianisme.


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Nativité par Frederico Barocci (Urbino,1528-1612), peintre manièriste italien, précurseur du baroque
La naissance de Jésus selon les Évangiles

D'après l'Évangile de Matthieu, Jésus serait né de Marie, une jeune fille promise en mariage à Joseph, un homme de la descendance du roi David.

Marie, dont on peut penser qu'elle a 16 ou 17 ans, serait donc vierge lorsque l'ange Gabriel lui annonce qu'elle est enceinte et donnera le jour au Messie («oint du Seigneur» en hébreu) que les juifs attendent depuis des siècles. Le mot Messie se traduit par Christos en grec, la langue véhiculaire du bassin méditerranéen à cette époque, d'où le nom donné plus tard au fils de Marie, Jésus Christ, et à ses disciples, les chrétiens.

Joseph renonce à répudier sa promise après qu'un ange l'eut informé des intentions divines. D'après l'évangéliste Luc, la naissance de Jésus survient tandis que Marie et Joseph se rendent à Jérusalem pour se faire recenser conformément aux ordres de l'empereur romain, Auguste. Elle a lieu à Bethléem, un village à quelques kilomètres au sud de Jérusalem où le couple a trouvé à s'héberger. La tradition veut qu'il soit né dans une étable faute de place à l'auberge.

Les évangélistes évoquent la présence de bergers dans le voisinage, ce qui donne à penser que Jésus serait né à l'époque de l'agnelage, au mois d'avril. Ils évoquent aussi le cruel roi Hérode, protégé des Romains, ce qui situerait sa naissance en l'an 6 avant JC ! Aux dernières nouvelles, le moine Denys le Petit, à l'origine du calendrier adopté aujourd'hui dans le monde entier, se serait donc trompé dans ses calculs...

L'enfance de Jésus se déroule en Galilée, au nord de la Palestine, dans une ville peu connue du nom de Nazareth, où Joseph exerce le métier de charpentier. Il semblerait que Jésus ait eu de nombreux frères et soeurs plus jeunes, ce qui est admis par les protestants mais contesté par les catholiques. Le mot grec adelphos employé par les évangélistes pourrait en effet désigner aussi bien les frères que les cousins ou les proches du Christ.

Vers l'âge de trente ans, Jésus quitte sa famille et commence à prêcher sur les bords du lac Tibériade. D'humbles pêcheurs le rejoignent. Ils ne vont plus le quitter jusqu'à sa mort sur la croix, trois ans plus tard.

Fabienne Manière


Noël, une fête vagabonde

Aux premiers siècles de notre ère, les Grecs célébraient la venue de Jésus-Christ le 6 janvier, à l'occasion de l'Épiphanie (d'un mot grec qui désigne une apparition).

Ce jour-là, ils n'évoquaient pas sa naissance proprement dite mais plutôt son baptême dans les eaux du Jourdain par Jean-Baptiste ou encore le miracle des noces de Cana (l'eau transformée en vin), ou enfin la présentation du nouveau-né aux rois mages.

À Rome, en 354, le pape Libère reporte cette célébration au 25 décembre, en remplacement des Saturnales romaines et de la fête du soleil vainqueur (sol invictus) que les païens avaient coutume de consacrer au retour du soleil après le solstice d'hiver. C'est une manière de rappeler que Jésus est la «Lumière du monde».

Au Moyen Âge, la piété populaire centre la fête sur la naissance proprement dite de Jésus. Noël viendrait de natalis dies (en latin, «jour de la naissance») à moins qu'il ne soit une déformation d'Emmanuel. Ce nom rappelle l'oracle du prophète Isaïe : «Le Seigneur vous donnera un signe: la vierge enfantera un fils et l'appellera Emmanuel (en hébreu, Dieu avec nous)» (Évangile selon Matthieu).

Les chrétiens adoptent la coutume d'assister à une messe de Minuit, le soir du 24 décembre. Cette messe de Minuit était autrefois suivie d'une messe de l'Aurore et d'une messe du Jour, comme dans le conte d'Alphonse Daudet : Les trois messes basses. Ces messes, suivies d'un souper festif, rappelaient celles que le pape, évêque de Rome, célébrait au même moment dans trois églises de sa ville.

Se développent aussi au Moyen Âge les représentations vivantes de la crèche. Le mot désigne la mangeoire où reposait selon la tradition l'enfant Jésus, faute de lit mieux approprié. Ces représentations incluent un boeuf et un âne qui veillent sur le nouveau-né, ainsi que les parents et tous les personnages venus rendre hommage à l'enfant : bergers et paysans des environs, rois mages... Plus tard apparaissent les crèches à base de petits personnages en terre cuite.

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L'Adoration des bergers (Hugo Van Der Goes, 1477/1478,huile sur bois,253cm x 304cm,musée des Offices, Florence)

Au XVIe siècle, apparaît en Alsace la coutume d'un sapin décoré de pommes et de bougies, qui rappellent la vie (Eve et la pomme) et la «Lumière du monde» (Jésus). Une année que les pommes se firent rares, un verrier avisé eut l'idée de les remplacer par des boules de verre soufflé. Cette coutume se diffuse dans les pays germaniques et plus tard en Angleterre, par l'intermédiaire du prince Albert de Saxe-Coburg Gotha, époux de la reine Victoria. À Paris, le premier sapin de Noël est planté aux Tuileries par la princesse Hélène de Mecklembourg, belle-fille du roi Louis-Philippe 1er, en 1837.

Les Américains reprennent à la fin du XIXe siècle la tradition de Saint Nicolas, qui distribue des cadeaux aux enfants sages le jour de sa fête, le 6 décembre. Ils transforment le saint en un Père Noël très profane qui passe dans la nuit du 24 au 25 décembre. Noël a perdu depuis lors son caractère strictement religieux et la fête a pris un caractère universel.

Pour éviter de malsaines compromissions, l'Église catholique met désormais l'accent sur la commémoration de Pâques et de la résurrection plutôt que sur Noël et la Nativité.


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Re: Noël

Message par Zabou18 le Mar 25 Déc 2012 - 9:27

25 décembre 498


Baptême de Clovis à Reims




Clovis est baptisé à Reims avec 3000 guerriers francs le 25 décembre 498 (ou 496 selon certains historiens).

C'est le point de départ d'une irrésistible ascension qui va faire de Clovis et de ses successeurs les héritiers de l'empire romain d'Occident.

Fabienne Manière


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Jean Alaux (1785-1864): le baptême de Clovis (style troubadour), musée des Beaux-Arts de Reims, ancienne abbaye Saint-Denis

Barbares ariens et Gallo-romains catholiques

En adhérant par le baptême à la religion catholique, les Francs se distinguent des autres barbares qui occupent la partie occidentale de l'empire romain. Ceux-là sont pour la plupart fidèles à l'arianisme. Il s'agit d'une hérésie chrétienne très mal vue de la population gallo-romaine et des élites urbaines, massivement catholiques.

Grâce à leur baptême, les Francs obtiennent le soutien du clergé gallo-romain dans la compétition qui les oppose à leurs rivaux barbares pour la domination de la Gaule.

Des Francs aux origines obscures

Clovis, ou Khlodowig (dont on a fait en latin Ludovicus puis Louis, prénom de 19 rois de France), est le fils de Childéric, le chef d'une tribu établie dans la région de Tournai (Belgique actuelle) et de Basine (ou Bassine), une princesse originaire de Thuringe.

La tribu de Childéric appartient aux Francs Saliens, un peuple germain établi de part et d'autre du Rhin, fort d'environ 200.000 personnes. Un nombre incroyablement bas, si l'on songe au rôle qu'il allait jouer dans la Gaule romaine peuplée à l'époque d'environ huit millions d'habitants.

À partir de 457, Childéric réunit autour de lui tous les Francs Saliens. Il devient assez puissant pour que le dernier représentant de Rome en Gaule du nord, le «maître de la milice» Aegidius, lui confie la défense du territoire. Celui-ci a beaucoup souffert, quelques années plus tôt, du passage des terribles Huns. Il est maintenant menacé par les Wisigoths. Ces Germains occupent déjà le sud de la Gaule et ont établi leur capitale à Toulouse.

Les deux alliés repoussent les Wisigoths près d'Orléans. Childéric repousse également les pirates saxons qui tentent d'envahir la Gaule en remontant la Loire. Après la mort d'Aegidius en 464 et de son successeur, le comte Paul, en 468, Childéric devient l'homme le plus puissant de la Gaule du nord et son principal rempart face aux menaces extérieures.

Une relève bien assurée

Childéric meurt en 481 à Tournai (sa tombe et son trésor ont été découverts dans cette ville, près de l'église Saint-Brice, le 27 mai 1653).

Son fils Clovis est élu par les guerriers francs pour lui succéder. Il a seulement 15 ans. À peine élu, il complète la conquête de la Gaule mais il rencontre sur sa route Syagrius, fils d'Aegidius. Ce général, qui s'intitule «roi des Romains», maintient l'illusion d'une permanence de l'empire romain entre la Meuse et la Loire.

Le roi des Francs bat Syagrius en 486 et le fait égorger avant de s'installer dans sa résidence de Soissons. C'est, avec Reims, l'une des principales cités de ce qu'on appelle alors la Belgique seconde, la Belgique première s'ordonnant autour de Metz.

Clovis le païen découvre alors un milieu très romanisé et de religion catholique. Il est même subjugué par Remi, évêque de Reims, comme le montre l'anecdote du vase «de Soissons».

Un baptême politique

En 492, après une guerre contre les Burgondes et un traité avec leur roi Gondebaud, Clovis épouse Clotilde, nièce de celui-ci. Ce mariage lui vaut d'entrer dans le cercle restreint des grandes dynasties barbares d'Occident (Burgondes, Ostrogoths d'Italie, Wisigoths d'Aquitaine). Il le rapproche aussi du catholicisme dont Clotilde est une fervente représentante.

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Clovis à la bataille de Tolbiac, peinture allégorique de Pierre-Joseph Blanc (1881), au Panthéon, Paris

En 496, Clovis reçoit un appel à l'aide de son homologue, le roi des Francs rhénans. Celui-ci est menacé par les Alamans, une tribu germanique à laquelle nous avons emprunté le nom de l'Allemagne.

Le jeune roi accourt à son secours. Il veut prendre à revers les Alamans qui assiègent son allié dans la place forte de Tolbiac (en allemand, Zülpich), près de Cologne. Mais peu avant son arrivée, son allié fait reddition et les Alamans se retournent contre les nouveaux venus, inférieurs en nombre.

Le choc survient, croit-on, le 10 novembre 496. En situation périlleuse, Clovis aurait imploré le secours du Dieu de Clotilde et pris la résolution de se convertir en cas de victoire. À peine aurait-il fait ce voeu que le roi des Alamans était frappé à mort d'un coup de hache ! Cette légende a été inspirée plus tard au chroniqueur Grégoire de Tours par le souvenir de l'empereur Constantin au pont Milvius.

Nonobstant toute intervention divine, Clovis est poussé à se convertir par sa femme, pieuse catholique, ainsi que par l'évêque Remi et par Geneviève, une sainte femme auxquels les Parisiens sont reconnaissants de les avoir préservés des Huns.

Celle-ci lui fait part de l'animosité des Gallo-Romains catholiques à l'égard des Wisigoths ariens, au retour d'un pèlerinage à Tours, sur le tombeau de Saint Martin, en terre wisigothe, et lui montre tout l'intérêt de rallier la religion majoritaire du pays.

Mais lui-même hésite longtemps. Selon les croyances de son peuple, il bénéficie d'une ascendance divine dont atteste sa chevelure blonde qui n'a jamais connu le ciseau. Il se demande s'il n'a pas plus à perdre qu'à gagner en se convertissant.

Il passe enfin à l'acte deux ans plus tard, le jour de Noël. Avant tous ses guerriers, il plonge dans le baptistère, une immense piscine dont les archéologues ont retrouvé les restes sous l'actuelle cathédrale. L'évêque Remi lance au roi la formule célèbre : «Depona colla, Sigamber !», ce qui signifie : «Dépose tes colliers [les amulettes des païens], Sicambre [autre nom donné aux Francs]».

Pour le clergé catholique, qui craignait une victoire de l'hérésie arienne, la conversion de Clovis a un caractère providentiel. «Votre foi est notre victoire !» lui écrit Avit, évêque de Vienne, en pays burgonde... L'empereur de Constantinople, qui dirige en théorie tout l'empire romain depuis la déposition du dernier empereur d'Occident en 476, témoigne aussi de sa satisfaction en conférant au roi franc le titre symbolique de «Consul des Romains».

Et la Gaule devient franque

Le roi des Francs tire parti de sa conversion pour achever la conquête de la Gaule. Il doit affronter pour cela les Wisigoths qui occupent le sud de l'hexagone (l'Aquitaine) et une grande partie de l'Espagne. Leur capitale est Toulouse. Comme les autres barbares, à l'exception des Francs, les Wisigoths pratiquent l'arianisme. Aussi leur roi Alaric II a-t-il du mal à asseoir son autorité sur ses sujets gallo-romains.

L'habile roi des Ostrogoths Théodoric le Grand se méfie à juste titre des ambitions de Clovis. Il tente de coaliser contre lui les Wisigoths, les Burgondes et les Germains de Rhénanie. Mais le roi burgonde, l'avisé Gondebaud, préfère rester dans l'expectative.

Quant aux Germains de Rhénanie, ils se montrent indifférents à la menace franque (ce qui leur vaudra d'être soumis plus tard par les héritiers de Clovis). Comble de malchance, Théodoric est victime d'une attaque de revers par la flotte de l'empereur de Constantinople, alliée pour la circonstance à Clovis.

Les Francs en profitent pour attaquer les Wisigoths avec les encouragements de l'épiscopat catholique. Le choc a lieu à Vouillé, près de Poitiers, en 506 ou 507. Alaric II, en fuite, est rattrappé et tué par Clovis en personne si l'on en croit la chronique. Les villes d'Aquitaine tombent les unes après les autres aux mains des Francs et les Wisigoths n'ont d'autre alternative que de se replier en Espagne, au-delà des Pyrénées.

Clovis domine désormais toute la partie occidentale de l'ancien empire romain, entre l'embouchure du Rhin, qui reste aux mains des tribus frisonnes, et les Pyrénées, où sévissent les terribles Basques. Il décide de déplacer sa résidence à Paris.

L'ancienne Lutèce, qui a pris le nom des premiers habitants de la région, les Parisii, accède pour la première fois au statut de capitale. Et l'on ne désigne plus la région sous le nom de Gaule mais sous le nom de «Regnum Francorum» - ou royaume des Francs -, dont la postérité fera Francie puis France.


Les Francs triomphent

Le baptême de Clovis a facilité la fusion entre les Gallo-Romains et leurs vainqueurs, les Francs. Il a assuré la domination de ces derniers sur l'Occident romain.

Quand le roi franc meurt le 27 novembre 511, à 45 ans, il est inhumé à Paris, dans la basilique des Saints-Apôtres, auprès de Sainte Geneviève, sur l'emplacement de l'actuel Panthéon. Selon la coutume germanique, son empire est divisé entre ses quatre fils, Thierry, Childebert, Clodomir et Clotaire.

Les descendants de Clovis vont régner cahin-caha pendant trois siècles sous l'appellation de Mérovingiens (d'après Mérovée, aïeul légendaire de Clovis) avant de laisser la place à Charlemagne et aux Carolingiens.

La France et l'Allemagne émergeront à l'aube de l'An Mil sur les ruines du «Regnum Francorum» de Clovis et Charlemagne.


Les invasions barbares au Ve siècle après JC

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Dès le IIIe siècle après JC, les Romains se montrent impuissants à contenir l'invasion des Germains. Ces derniers sont eux-mêmes poussés en avant par les Huns. Mais ces derniers ne font qu'une apparition dans l'empire romain à l'agonie, tandis que s'y installent définitivement les envahisseurs germains, donnant souvent le nom de leur tribu à un pays ou une province : Alamans (Allemagne), Burgondes (Bourgogne), Francs (France), Lombards (Lombardie), Vandales (Andalousie)...


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Re: Noël

Message par Zabou18 le Mar 25 Déc 2012 - 9:43


25 décembre 800


Charlemagne sacré empereur





Le roi des Francs, Charles, fils de Pépin le Bref, est couronné à Rome par le pape Léon III à la Noël 800.

En remerciement des services rendus à la papauté, celui qui restera dans l'Histoire sous le nom de Charlemagne reçoit du souverain pontife le titre inédit d'«Empereur des Romains».

André Larané.

Une restauration longtemps attendue

Depuis plusieurs années, le pape quêtait la protection du roi des Francs face à ses ennemis proches, aussi bien les Lombards que ses adversaires de l'aristocratie romaine.

Charles, très pieux, ne se fait pas faute de répondre à ses avances. Par conviction autant que par intérêt politique, il se présente en toutes occasions en défenseur de l'Église et du Saint-Siège. Lorsque Léon III succède le 26 décembre 795 à Hadrien 1er, le roi lui adresse cette profession de foi : «A moi il appartient de défendre en tous lieux la sainte Église du Christ contre les païens et les infidèles, à vous, élevant les mains vers Dieu avec Moïse, d'aider par vos prières au succès de mes armes» !

Le pape est attaqué et blessé au cours d'une procession, en avril 799, par une faction romaine qui l'accuse d'«actes criminels et scélérats». Il se réfugie sans attendre auprès de Charles, à Paderborn (Saxe). Voilà Rome privée de pape et Constantinople privée d'empereur ! Le dernier titulaire a été déposé (et aveuglé) par sa propre mère, Irène, qui a pris sa place sur le trône.

Troublé par ce constat, Alcuin, principal conseiller de Charles, adresse à celui-ci une lettre qui se conclut par ces termes : «C'est maintenant sur toi seul que s'appuient les églises du Christ, de toi seul qu'elles attendent le salut : de toi vengeur des crimes, guide de ceux qui errent, consolateur des affligés, soutien des bons !» C'est une invitation à peine voilée à restaurer la dignité impériale.

Le roi fait reconduire le pape à Rome et s'y rend lui-même pour juger des accusations portées contre Léon III. Celui-ci, le 23 décembre 800, jure n'être coupable en rien. Toujours est-il qu'il ne peut plus rien refuser au roi et à son entourage. Aussi prépare-t-on sans attendre la cérémonie du sacre. Du jamais vu à Rome !

Cérémonie impromptue

La cérémonie se déroule dans la basilique Saint-Pierre, en présence d'une nombreuse délégation de Francs.

À l'imitation du patriarche de Constantinople couronnant l'empereur byzantin, le pape dépose un diadème sur la tête de Charles, le fait acclamer par la foule puis se prosterne à ses pieds.

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Le sacre de Charlemagne, miniature du XIVème siècle (Grandes chroniques de France, Bibliothèque royale, Bruxelles)

Par son sacre dans la Ville éternelle, Charles se démarque de son père, Pépin le Bref, sacré seulement à Saint-Denis.

Il se présente de façon symbolique en continuateur lointain de l'empire romain d'Occident... C'est ainsi qu'il arbore comme emblème l'aigle monocéphale (une seule tête tournée vers la gauche, l'Occident). Il rompt de la sorte avec la lignée de Clovis, qui a unifié trois siècles plus tôt les territoires francs des deux côtés du Rhin.

Notons toutefois que le Franc garde un goût amer de la cérémonie. C'est que le pape l'a couronné et proclamé empereur avant que l'assemblée de ses fidèles ne l'acclament, alors qu'à Byzance, l'acclamation populaire précède le couronnement. En d'autres termes, c'est au pape et non à son peuple que Charlemagne est redevable de son titre.

À la différence de l'ancien empire romain, où les sujets se reconnaissaient par la soumission à une même loi, ce qui fait l'unité du nouvel empire d'Occident est l'appartenance commune à la chrétienté occidentale, dirigée par le pape. L'empereur lui-même cultive ostensiblement la piété et se réfère volontiers à des rois bibliques tels que Salomon ou David.

À noter aussi que cet empire reste dominé par les Francs. On qualifie même le peuple franc d'«élu de Dieu», sans connotation raciste, sa supériorité militaire étant le fruit de sa piété.

Trois empires rivaux

Avec le sacre de Charles le Grand, le monde romain de l'Antiquité se trouve désormais partagé entre trois empires rivaux : l'empire byzantin (capitale : Constantinople), l'empire arabe (capitale : Bagdad) et l'empire carolingien (capitale : Aix-la-Chapelle).

Ce partage en trois zones culturelles distinctes et souvent ennemies va perdurer jusqu'à nous. En dépit des apparences, c'est un nouveau monde qui naît dans la douleur et succède à l'ancien empire méditerranéen de Rome.

Rome tirait sa prospérité des relations maritimes entre l'Occident et l'Orient et les royaumes barbares qui lui avaient succédé avaient prolongé cette tradition d'échanges.

L'empire de Charlemagne se recentre quant à lui sur les pays rhénans. Ses activités économiques se concentrent autour d'un axe vital constitué par les régions situées entre Rhin et Meuse, en liaison étroite avec l'Italie.


Commentaire : Charlemagne , père de l'Europe ?

Les clercs de la cour de Charles 1er prennent dès 773 l'habitude de désigner le roi des Francs du qualificatif latin de Carolus Magnus (en français, Charles le Grand, devenu «Charlemagne» dans la langue populaire, en allemand, Karl der Grosse)... Il s'agirait à vrai dire d'une abréviation de «Carolus, Magnus Rex» (Charles, le grand Roi) .

En France et en Allemagne, à la fin du Moyen Âge, les chroniqueurs tentent chacun de leur côté de «naturaliser» à leur profit l'empereur.

Ils enrichissent son hagiographie, évoquant même en termes poétiques et quelque peu curieux «l'empereur à la barbe fleurie».

En prêtant à l'empereur une barbe alors qu'il était vraisemblablement imberbe, ils veulent souligner son autorité virile. Quand au qualificatif de fleurie, il s'agit d'une mauvaise traduction de «flori», qui signifie blanc en vieux français.

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Portrait imaginaire de Charlemagne par Albert Dürer (XVIème siècle)

Le mythe de Charlemagne, père de l'Europe, est revenu en vogue au XIXe siècle à l'initiative de Victor Hugo (La légende des siècles). Après la Seconde Guerre mondiale, les fondateurs de la Communauté européenne tentent de le relancer. Il est à noter que l'empire carolingien coïncide assez exactement avec les six pays signataires du traité de Rome : Allemagne, Belgique, France, Hollande, Italie et Luxembourg.

C'est le constat que fait l'historien Emmanuel Berl : «L'Europe carolingienne commence vers Brême. Elle suit l'Elbe, puis la Saale ; elle rejoint le Danube ; elle le descend jusqu'aux premiers contreforts des Carpathes ; elle suit les Alpes jusqu'à Venise, s'arrête au sud de Rome et longe ensuite la côte méditerranéenne jusqu'à Barcelone. Cette ligne a longtemps tracé, elle trace encore, une frontière culturelle. Au Nord et à l'Est, elle coïncide à peu près avec les limites de la catholicité ; sur la rive droite de l'Elbe et en Angleterre, le protestantisme a vaincu» .

Faut-il pour autant voir en Charlemagne le père de l'Europe ? Ce n'est pas l'avis du grand historien médiéviste Jacques Le Goff : «L'empire fondé par Charlemagne est d'abord un empire franc. Et c'est un véritable esprit patriotique qui le fonde. Charlemagne envisagea même, par exemple, de donner des noms francs aux mois du calendrier. Cet aspect est rarement mis en valeur par les historiens. Il est important de le souligner, parce que c'est le premier échec de toutes les tentatives de construire une Europe dominée par un peuple ou un empire. L'Europe de Charles Quint, celle de Napoléon et celle de Hitler, étaient en fait des anti-Europe, et il y a déjà quelque chose de ce dessein contraire à la véritable idée d'Europe dans la tentative de Charlemagne» .

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Re: Noël

Message par Zabou18 le Mar 25 Déc 2012 - 9:47

Et aussi....


25 décembre 1001 : Étienne 1er couronné roi de Hongrie


Le 25 décembre 1001, Étienne 1er est couronné roi de Hongrie par le pape Sylvestre II. Le peuple hongrois s'intègre à l'Europe quelques décennies à peine après son irruption dans la plaine du Danube.


25 décembre 1120 : Naufrage de la Blanche Nef


À la Noël 1120, un navire, la Blanche Nef, fait naufrage en sortant du port de Barfleur, en Normandie, du fait d'un pilote ivre. Parmi les victimes figurent les fils du roi Henri 1er «Beauclerc», ainsi surnommé parce qu'il avait fait des études, chose rare à l'époque parmi les chevaliers.

Henri 1er, fils cadet de Guillaume le Conquérant, était devenu roi d'Angleterre après avoir évincé Robert Courteheuse, son frère aîné, pendant qu'il était à la croisade !

Désespéré par la perte de ses fils, il désigne pour lui succéder sa fille Mathilde, épouse du comte d'Anjou Geoffroy le Bel.

À sa mort, le 1er décembre 1135, elle devient «dame des Anglais» (et non reine) mais son caractère autoritaire amène les barons à porter sur le trône son cousin Étienne de Blois. Il va s'ensuivre près de deux décennies de guerres civiles jusqu'au renoncement d'Étienne et au couronnement d'Henri II, fils de Mathilde...


25 décembre 1916 : Nivelle remplace Joffre à la tête des armées françaises


Le général Joseph Joffre, vainqueur de la première bataille de la Marne, voit son prestige écorné par les échecs sanglants de l'année 1915. Il est hissé à la dignité de maréchal de France, qui avait disparu à la chute de Napoléon III et est restaurée pour l'occasion.

Le même jour, le 25 décembre 1916, il est remplacé par le général Robert Nivelle comme commandant en chef des armées françaises. Ce dernier se disqualifiera avec l'offensive désastreuse du Chemin des Dames.


25 décembre 1920 : Congrès de Tours des socialistes français


Le 25 décembre 1920, les socialistes français tiennent leur 18e congrès à Tours.

À l'initiative de Marcel Cachin et Ludovic Frossard, 2/3 des congressistes quittent la SFIO (section française de l'Internationale Ouvrière) et fondent la section française de l'Internationale Communiste (SFIC), affiliée à la IIIe Internationale de Lénine. Ils acceptent ce faisant les 21 conditions de celui-ci. La SFIC deviendra plus tard le Parti communiste français (PCF).

L'année suivante, la CGT (Confédération Générale du Travail) opère à son tour une scission mais seule une minorité de militants rejoint le camp communiste, fondant la CGTU (CGT Unitaire).



C'est sa fête : Noël

Pour les chrétiens de toutes les obédiences, la fête de Noël commémore la naissance de Jésus, Fils de Dieu fait homme, à l'origine du christianisme.

La tradition fixe cet événement en l'an 753 de la fondation de Rome, qui est devenu par convention l'An 1 de notre ère...
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Mer 26 Déc 2012 - 7:34

Naissances

Félix Éboué

26 décembre 1884 à Cayenne, Guyane (France) - 17 mai 1944 à Le Caire (Égypte)


Petit-fils d'esclave, Félix Éboué devient administrateur colonial. Il est nommé gouverneur de la Guadeloupe par le gouvernement du Front populaire. C'est le premier Noir dans cette fonction.

En 1938, il se voit proposer le gouvernement du Tchad par le ministre des Colonies Georges Mandel.

Arrive la guerre. Le 16 juillet 1940, comme tous les gouverneurs coloniaux, Félix Éboué reçoit de Londres un télégramme du général de Gaulle lui demandant de rompre avec le gouvernement de Vichy et de rallier la France Libre. Il est le seul à annoncer son ralliement le 26 août 1940. Grâce à lui, le Tchad devient la première terre française «libre».

Félix Éboué contribue de la sorte à légitimer l'entreprise gaullienne en dépit des réticences de ses propres subordonnés et des officiers présents au Tchad. En dépit aussi de ce que ses fils sont prisonniers en Allemagne et sa fille en France, au pensionnat des demoiselles de la Légion d'Honneur, à la merci du gouvernement de Vichy.

Les autres colonies de l'Afrique Équatoriale Française (AEF) ne tardent pas à suivre son exemple, cependant que l'Indochine, occupée par les Japonais, Madagascar et l'Afrique Occidentale Française restent fidèles à Vichy.

De Gaulle tente le 23 septembre 1940 de débarquer à Dakar, capitale de l'AOF, mais il échoue assez piteusement. Nononstant cet échec, les combattants de la France libre peuvent entamer leur contre-offensive à partir du Tchad cependant que Félix Éboué devient gouverneur général de l'AEF.


Mao Zedong

26 décembre 1893 à Shaoshan (Hunon, Chine) - 9 septembre 1976 à Pékin (Chine)


Fils d'un riche paysan, Mao Zedong participe à la fondation discrète du Parti communiste chinois (PCC), en 1921, à Shanghai.

L'alliance de raison entre les communistes et le parti nationaliste Guomindang de Tchang Kaï-chek se clôt sur une rupture brutale. Mao doit fuir sa province du Hounan. C'est la Longue Marche qui le mène au Shaanxi au terme d'un périple de 12000 km. Désormais en sécurité et fort d'une autorité sans faille sur ses troupes, Mao introduit la révolution dans les campagnes par le partage des terres… et le massacre des mécontents.

Pour faire face aux Japonais qui ont envahi le pays, Mao se rapproche de Tchang Kaï-chek. Mais sitôt la Chine libérée, la guerre fratricide reprend. Elle se termine en 1949 par la fuite de Tchang Kaï-chek à Taiwan et la proclamation par Mao de la République populaire de Chine.

Surnommé le «Grand Timonier», Mao Zedong entraîne les Chinois dans des entreprises hasardeuses qui se soldent par des millions ou des dizaines de millions de morts : «campagne des Cent Fleurs», «Grand bond en avant», «révolution culturelle». Il se brouille aussi avec les Soviétiques. À sa mort, il laisse le pays exsangue mais, contre toute attente, son successeur, le réformiste Deng Xiaoping, le «Petit Timonier» (à peine plus de 1m 50 de taille !), va engager la Chine dans la voie d’un redressement aussi rapide que spectaculaire.



Décès

Babur chah

14 février 1483(Ferghana) - 26 décembre 1530 à Agra (Inde du Nord)


Par sa victoire de Panipat, Zahir el Din Mohammed Babur (on écrit aussi Baber ou Babour) est à l'origine de la dynastie moghole qui régna sur les Indes avant les Anglais.



Henrich Schliemann

6 janvier 1822 à Neubukow (Allemagne) - 26 décembre 1890 à Naples (Italie)


Illuminé par la lecture d'Homère, ce jeune fils d'un pasteur luthérien du Mecklembourg va consacrer sa vie et sa fortune à la découverte des vestiges de l'épopée antique : Troie ou Ilion (Hissarlik), Mycènes et le «trésor de Priam»,...
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Mer 26 Déc 2012 - 7:57

26 décembre 1801


Lord Elgin démonte le Parthénon


Le 26 décembre 1801 commence le démontage du Parthénon. Le responsable est un général et diplomate écossais de 35 ans, Thomas Bruce, septième comte d'Elgin.

Un premier navire, la frégate britannique Mentor, quitte le port grec du Pirée pour Londres avec à son bord de nombreux bas-reliefs enlevés au célèbre temple de l'Acropole...

On peut aujourd'hui contempler les «marbres Elgin», hélas mutilés et encagés, sous les voûtes sombres du British Museum... en attendant leur hypothétique retour dans l'écrin de verre du musée de l'Acropole, construit par Bernard Tschumi au pied de la colline sacrée et inauguré le 20 juin 2009.

Fabienne Manière.

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Marbres du British Museum, originaires du Parthénon d'Athènes


Le temple d'Athéna

Le Parthénon, construit sous le gouvernement de Périclès, doit son nom à la déesse éponyme d'Athènes, aussi qualifiée de déesse vierge («parthénos» en grec).

Pillé par l'empereur Justinien pour les besoins de la basilique Sainte-Sophie, le Parthénon est transformé en église vers 550 et en mosquée en 1456.

Malgré la destruction des Propylées, sans doute suite à un tremblement de terre, l'Acropole et le Parthénon conservent de beaux restes en 1674, comme l'attestent les croquis du marquis de Nointel, ambassadeur de Louis XIV auprès de la «Sublime Porte» (le palais du sultan). Ces croquis qui représentent en particulier les frontons et les métopes sont aujourd'hui visibles au Louvre. Ils témoignent admirablement de l'état des lieux avant l'explosion accidentelle de 1687.

Le 26 septembre 1687, tandis que le doge Francesco Morosini met le siège devant l'Acropole où sont réfugiés des Turcs, un obus vénitien tombe sur le Parthénon qui abrite un magasin de poudre. Tout le centre du temple s'effondre.

Le pire reste à venir avec le démontage des frises par lord Elgin en 1801.

Démontage

Lord Elgin est nommé ambassadeur auprès de la Sublime Porte en 1799, à un moment critique où Aubert-Dubayet, son homologue français, meurt sans successeur tandis que Bonaparte occupe Le Caire et menace Istamboul.

Le jeune diplomate, pétri de culture classique, s'inquiète de la menace qui plane sur le Parthénon d'Athènes, où sont toujours installés des soldats ottomans. Il tente mais en vain de convaincre le sultan de protéger le monument à titre préventif. N'y arrivant pas, il décide d'agir par lui-même en engageant sa fortune personnelle dans l'opération.

C'est ainsi qu'il obtient du sultan Sélim II un firman qui l'autorise à faire enlever les sculptures du fronton, les métopes de l'entablement et aussi la frise qui court sur le pourtour du temple du Parthénon. Les autorités locales d'Athènes s'opposent en vain à cette profanation.

En 1806, le démontage s'étend à une des caryatides de l'Erechtéion et à d'autres sculptures qui sont chargées sur l'Hydra. En 1817, les dernières pièces du butin font le voyage de Londres sur le Tagus et le Satellite. Beaucoup de ces pièces sont perdues au cours du laborieux transfert. Certains marbres se brisent lors de leur démontage et l'un des navires de transport fait même naufrage.

À Londres, lord Elgin obtient du gouvernement britannique qu'il lui rachète son trésor et les installe au British Museum. Il justifie son entreprise en soulignant que Turcs et Grecs étaient indifférents à la conservation du monument et que les marbres pourraient, à Londres, inspirer les artistes anglais. Il finira néanmoins ses jours dans l'affliction, trahi par son épouse et couvert de dettes. L'affaire suscitera des critiques acerbes jusqu'au Royaume-Uni et le poète Byron s'en fait l'écho.

Faut-il encore mentionner que le petit-fils du prédateur fut celui-là même qui ordonna le sac du Palais d'Été de Pékin en 1860, pour venger quelques cruautés commises par les Chinois ? Avec la pollution du ciel attique, l'Acropole vit peut-être aujourd'hui les plus pénibles moments d'une vie très agitée.


Le poète pleure sur les marbres volés

Dull is the eye that will not weep to see
Thy walls defaced, thy mouldering shrines removed
By British hands, which it had best behoved
To guard those relics ne'er to be restored.
Curst be the hour when from their isle they roved,
And once again thy hapless bosom gored,
And snatch'd thy shrinking gods to northern climes abhorred !


Aveugles sont les yeux qui ne versent pas de larmes en voyant tes objets sacrés pillés par de profanes mains anglaises
Qui ont encore blessé ton sein meurtri et ravi tes dieux,
Des dieux qui haïssent l'abominable climat nordique de l'Angleterre

George Gordon Byron, (Childe Harold, 1811)

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Re: Noël

Message par Zabou18 le Mer 26 Déc 2012 - 7:59

Et aussi....


26 décembre 1805 : Traité de Presbourg


Le 26 décembre 1805, à Presbourg (aujourd'hui Bratislava, capitale de la Slovaquie), l'empereur d'Autriche François 1er tire les conséquences de l'écrasement de son armée à Austerlitz.

Il signe avec Napoléon 1er un traité de paix par lequel il renonce à la Vénétie, tandis que la Bavière, alliée de Napoléon, lui enlève le Tyrol. Par un article secret, François 1er renonce à son titre d'empereur du Saint Empire romain germanique. Sa décision va être rendue officielle, dans l'indifférence générale sept mois plus tard.


26 décembre 1898 : Les Curie découvrent la radioactivité


Le 26 décembre 1898, Pierre Curie et sa femme Marie, née Sklodowska, annoncent devant l'Académie de Médecine qu'ils ont pu isoler le radium dans de la pechblende de Bohême. Ainsi est mise en évidence la radioactivité naturelle. Cette découverte vaut au couple le prix Nobel de physique en 1903.



C'est sa fête : Étienne

Étienne est l'un des sept premiers diacres choisis par les apôtres du Christ, à Jérusalem.

Il prêche avec ferveur, ce qui lui vaut d'être arrêté en 36 de notre ère et lapidé. Parmi les persécuteurs de ce premier martyr figure un certain Saul de Tarse, qui deviendra plus tard... saint Paul.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Jeu 27 Déc 2012 - 15:38

Naissance

Louis Pasteur

27 décembre 1822 à Dole, Jura - 28 septembre 1895 à Marnes-la-Coquette


Né à Dole (Jura), dans la famille d'un négociant aisé en tannerie, Louis Pasteur est sans doute le savant le plus populaire qu'ait connu l'humanité à ce jour. Étudiant les fermentations, il découvre qu'elles naissent dans des microorganismes. C'en est fini de la croyance en la génération spontanée ! Il invente en conséquence une technique de chauffage qui protège la bière et le lait contre les ferments ; c'est la «pasteurisation».

Il révèle l'existence des «microbes» en enquêtant sur la maladie des vers à soie dans la vallée du Rhône. Le corps médical et le public comprennent ainsi qu'il est possible, grâce à l'hygiène, de se protéger contre les maladies transmises par les microbes. Il s'ensuit une amélioration notable de l'espérance de vie partout dans le monde.

Ses succès valent à Pasteur fortune et considération. Mais le meilleur reste à venir. Le 6 juillet 1885, le savant reçoit dans son cabinet un petit berger alsacien, Joseph Meister, qui a été mordu par un chien enragé et exige des soins immédiats. Il prend le risque de lui inoculer un nouveau vaccin de son invention. Et à son grand soulagement, l'enfant sort guéri de l'épreuve.

Au sommet de la gloire, Pasteur en profite pour lancer une souscription en vue de fonder à Paris l'Institut qui portera son nom. C’est le premier institut de recherche scientifique au monde. Le savant le dirigera jusqu'à sa mort, en 1895, et y repose depuis lors.




Décès

Gustave Eiffel

15 décembre 1832 à Dijon - 27 décembre 1923 à Paris


Gustave Eiffel, diplômé de l'École centrale, se spécialisa dans la construction de ponts en acier (Garabit, 1882) mais sa notoriété lui vint de la Tour qui porte son nom, érigée sur le Champ de Mars, à Paris, à l'occasion du premier centenaire de la Révolution. L'ingénieur se compromit ensuite imprudemment dans le scandale financier du canal de Panama.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Jeu 27 Déc 2012 - 15:44


27 décembre 537


Inauguration de Sainte-Sophie





Le 27 décembre 537, l'empereur Justinien et son épouse Théodora inaugurent à Constantinople la basilique de la Sainte Sagesse (en grec Haghia Sophia). Le monument est plus communément appelé Sainte-Sophie en Occident.


Sainte Sagesse

Dédiée à la Sainte Sagesse, dont se réclament toutes les cultures et religions, la basilique n'a pas été débaptisée par les Turcs après leur prise de Constantinople. Transformée en mosquée puis en musée à l'avènement de la République turque, elle a conservé son nom grec : Haghia Sophia.

Deux siècles plus tôt, Constantin le Grand avait déplacé la capitale de l'empire romain sur le détroit qui sépare l'Europe de l'Asie. Il avait fait construire une première basilique au coeur de la ville, sur une éminence superbe située entre le chenal de la Corne d'Or et la mer de Marmara. Mais l'édifice avait été incendié une première fois en 404.

Justinien plus fort que Salomon !

Constantinople atteint son apogée sous le règne de Justinien. La ville compte un million d'habitants. Mais une violente sédition, la sédition Nika, provoque en 532 de sévères dommages sur plusieurs monuments et réduit en cendres la basilique Haghia Sophia.

Justinien lance sans attendre la reconstruction de la basilique.

Aucune limite n'est imposée aux architectes Anthémios de Tralles et Isidore de Milet.

Ils emploient 10.000 ouvriers à la construction et font le choix des matériaux les plus rares et les plus précieux.

Ils ne se gênent pas pour récupérer les marbres, les colonnes et les sculptures des temples d'Éphèse, d'Héliopolis, en Phénicie, d'Athènes, de Délos et même d'Égypte.

Le monument est construit suivant le plan rectangulaire des anciennes basiliques romaines et doté d'une coupole. Il est en briques avec un revêtement intérieur en plaques de marbre. L'esthétique extérieure laisse à désirer. Mais, avec une nef à plan carré de 90 mètres de côté où joue la lumière naturelle, l'intérieur donne aux fidèles l'impression d'être dans le vestibule du paradis.

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La Basilique Sainte-Sophie au Moyen-Âge

La principale innovation réside dans la coupole centrale. Elle culmine à 55 mètres de haut. Ses briques, sélectionnées avec soin, sont d'une extrême légèreté et portent l'inscription en grec : «C'est Dieu qui l'a fondée, Dieu lui portera secours» (deux précautions valent mieux qu'une).

L'achèvement des travaux donne lieu à de grandioses festivités pendant 14 jours. «Gloire à Dieu qui m'a jugé digne d'accomplir cet ouvrage,» lance l'empereur Justinien, et il ajoute avec orgueil, faisant allusion au roi des Hébreux qui construisit le Temple de Jérusalem : «Je t'ai surpassé, ô Salomon !»

Une descendance nombreuse

Malgré toutes les précautions initiales, la coupole s'effondre le 7 mai 558, au cours d'un tremblement de terre.

Elle est reconstruite par Isidore le Jeune. Sa résistance est améliorée par une gaine de maçonnerie extérieure et quatre piliers discrets. Son diamètre, réduit de 7 mètres par rapport au plan initial, conserve la dimension respectable de 31 mètres.

La basilique de la Sainte Sagesse va inspirer les architectes occidentaux au Moyen Âge.

Un siècle après la conquête de Constantinople par les Turcs et sa transformation en mosquée avec l'ajout de quatre minarets à ses angles, la basilique va aussi inspirer Sinan, le grand architecte du sultan Soliman le Magnifique.

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Sainte-Sophie, aujourd'hui.

Cet ancien janissaire d'origine grecque conçoit ses mosquées selon le même plan que Haghia Sophia : la Shehzade, la mosquée de Soliman - ou Süleymaniye - à Istamboul (Constantinople), et la mosquée de Sélim - ou Selimiye - à Edirne (Andrinople).

Camille Vignolle.


http://www.herodote.net/27_decembre_537-evenement-5371227.php
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Jeu 27 Déc 2012 - 15:46

Et aussi....


27 décembre 1831 : Darwin embarque sur le Beagle


Le 27 décembre 1831, Charles Darwin embarque sur le Beagle. Au cours d'un voyage de cinq ans autour du monde, le jeune savant accumule des observations et des notes qui vont nourrir sa réflexion pendant toute sa vie et lui permettront de préciser ses vues sur la sélection naturelle des espèces.


27 décembre 1979 : Les Soviétiques envahissent l'Afghanistan


Le 27 décembre 1979, les troupes soviétiques entrent en Afghanistan. Elles tombent dans un piège qui s'avérera fatal pour le régime de Moscou.



C'est sa fête : Jean l'Évangéliste

Jean, fils de Zébédée, frère de Jacques, ami de Pierre, Philippe et André, pêche avec eux sur le lac de Tibériade. Il est l'un des premiers à laisser tomber ses filets et suivre Jésus pour devenir « pêcheur d'hommes ». Il est le seul disciple présent au pied de la croix, au côté de Marie, la mère du Christ. Il est aussi l'un des premiers à reconnaître le Christ ressuscité. Dans ses écrits postérieurs, Jean se présente avec un certain orgueil comme « le disciple que Jésus aimait » et auquel celui-ci a confié sa mère avant de mourir sur la croix.

En exil sur l'île grecque de Patmos sur ordre de l'empereur Domitien, Jean écrit le quatrième Évangile (un aigle aurait alors prêté son dos à l'évangéliste et en souvenir de cette jolie légende, il est fréquent que le lutrin qui, dans les églises, supporte les textes sacrés, ait la forme d'un aigle !). Ayant plus tard recueilli la mère du Christ, Jean meurt à Éphèse à un âge avancé.

Jean est le saint patron des théologiens et des écrivains. Des fouilles ont permis d'identifier dans l'ancienne basilique ce que l'on croit être son tombeau.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Ven 28 Déc 2012 - 8:06

Naissances

François Fabre

28 décembre 1755 à Limoux - 5 avril 1794 à Paris


Le calendrier révolutionnaire et ses mots aux sonorités musicales sont l'oeuvre du poète François Fabre d'Églantine.

Né à Limoux, dans les Corbières, le 28 août 1755, et baptisé sous le nom de François Fabre, il ajoute «d'Églantine» à son nom en souvenir d'une églantine d'argent qu'il aurait remportée dans sa jeunesse à l'occasion d'un concours de poésie organisé par l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse.

Joli garçon mais paresseux, instable et vaniteux, il acquiert un petit succès avec l'immortel «tube» : «Il pleut, il pleut, bergère...».

Sous la Révolution, il se lie avec Danton et Marat. Par ses écrits incendiaires, il porte une responsabilité dans le déclenchement des massacres des 2 et 3 septembre 1792.

Député à la Convention, il assure le secrétariat de Danton au ministère de la Justice. Participant à l'entreprise de déchristianisation, c'est dans ce cadre qu'il compose le calendrier des Français.

D'une vénalité extrême, il ne tarde pas à être attaqué par Robespierre qui va se servir de lui pour faire tomber Danton. Il est guillotiné avec celui-ci et Camille Desmoulins le 5 avril 1794.



Thomas Woodrow Wilson

28 décembre 1856 à Staunton (Virginie, États-Unis) - 3 février 1924 à Washington (États-Unis)


Idéaliste et énergique, Thomas Woodrow Wilson (démocrate) vainc le candidat républicain aux élections de novembre 1912. À la Maison Blanche, sur le thème New Freedom (Nouvelle Liberté), il engage des réformes sociales hardies et promulgue une loi antitrust. Il est réélu en 1916 en promettant de maintenir le pays à l'écart de la Grande Guerre qui ravage l'Europe. Mais il rompt sa promesse dès le 6 avril 1917 en déclarant la guerre à l'Allemagne. Il va dès lors prendre une part très grande àla conclusion du conflit (European War pour les Américains) et aux négociations de paix.

Frappé de paralysie le 2 octobre 1919, il sera hélas incapable de convaincre ses concitoyens de ratifier le traité de Versailles et d'entrer à la Société des Nations.



Décès

Arthur de Richemont

24 août 1393 à Suscinio (Bretagne) - 28 décembre 1458 à Nantes (Bretagne)


Richemont est sans doute la plus méconnue des personnalités qui ont entouré le roi Charles VII et contribué au redressement de la France après le désastre d'Azincourt.

En qualité de connétable ou chef des armées, il a forgé la première armée permanente d'Europe et mis en place les conditions d'un sursaut militaire. Politique avisé, il a très tôt compris la nécessité de réconcilier le duc de Bourgogne et le roi de France pour chasser les Anglais du royaume.

Pourtant, la postérité ne lui a pas accordé la place d'honneur dont a bénéficié à la génération précédente Du Guesclin, un autre Breton qui fut le connétable du roi Charles V le Sage, grand-père de Charles VII.

Sans doute la principale raison tient-elle à son naturel rude, triste et peu engageant. Richemont, qui avait au surplus vingt ans de plus que le roi, était mal aimé de celui-ci. L'autre raison tient sans doute à ce que la postérité a dévalorisé son rôle au profit d'une héroïne autrement plus romanesque, Jeanne d'Arc...



François de Sales

21 août 1567 à Sales - 28 décembre 1622 à Lyon


Fêté le 24 janvier, François de Sales naît en Savoie, au château de Sales, en 1567, dans une famille aisée. Promis à une brillante carrière d'avocat, il s'en détourne pour être ordonné prêtre en 1593, en pleine guerre religieuse entre catholiques et protestants.

Reconnu comme l'un des plus ardents prédicateurs de la Contre-Réforme catholique, il inspire le renouveau religieux de l'abbaye de Port-Royal. Il est l'un des mystiques les plus marquants du XVIIe siècle, le «Siècle des Saints» (qui est aussi le siècle du libertinage !).

L'Introduction à la vie dévote de François de Sales est l'un des premiers chef-d'oeuvre de la langue française. Docteur de l'Église depuis 1877. Saint patron des journalistes et des écrivains.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Ven 28 Déc 2012 - 8:21


28 décembre 1043


Robert de Turlande fonde l'abbaye de La Chaise-Dieu



Le 28 décembre 1043, Robert de Turlande prend possession d'une clairière dans les forêts d'Auvergne. Il fonde à cet endroit l'une des plus belles abbayes qui soient, la Chaise-Dieu.

Près de mille ans plus tard, l'abbaye trône majestueusement sur le haut plateau du Livradois, partagé entre de maigres pâtures et de grandes forêts à 1080 mètres d'altitude, cerné au nord par la Sénouire et au sud par la Borne, là où l'Auvergne côtoie le Velay et le Forez. Parfois effrayante mais le plus souvent fascinante, installée au milieu du bourg, elle ne laisse personne indifférent. L'église abbatiale conserve, c'est assez rare pour le souligner, une grande partie de son décor et de son mobilier malgré les déprédations importantes causées par les guerres de religions et la Révolution.

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Vue générale de la Chaise-Dieu


Une abbaye bénie du pape

Robert de Turlande, cadet d'une grande famille d'Auvergne est né en 1001. Peu disposé au métier des armes, il est placé chez les chanoines de Brioude alors chargés de garder le tombeau de Saint Julien et devient lui même chanoine en 1026 puis prêtre. Insatisfait de la vie qu'il mène, il part pour Rome, puis poursuit son voyage pour étudier la règle de Saint Benoît au mont Cassin. De retour en Auvergne, avec quelques compagnons, il prend possession d'une clairière près d'une chapelle ruinée dans les forêts du Livradois le 28 décembre 1043. Un premier monastère voit le jour en 1050 et prend le nom de Casa Dei (La Maison de Dieu). Ce monastère acquiert rapidement une renommée dans toute l'Auvergne. L'abbaye comptera jusqu'à trois cents moines. Robert et Rencon demandent une approbation royale et pontificale, qu'ils obtiennent en 1052.

À la mort de son fondateur en 1067, l'abbaye est déjà célèbre et dotée de riches possessions concédées par de riches et puissantes familles d'Auvergne. À l'annonce de son décès, les pèlerins affluent à l'abbaye pour vénérer sa dépouille. Très vite célébré comme un saint, il est canonisé par le pape Alexandre II en 1070. On célèbre depuis lors sa fête le 24 avril.

Le 18 août 1095, le Pape Urbain II consacre solennellement l'église abbatiale. L'abbaye prend part aux préparatifs de la première croisade prêchée par Urbain II à Clermont où il nomme Adhémar du Monteil, évêque du Puy, Légat apostolique pour conduire les troupes en terre Sainte. L'abbaye consent des prêts aux chevaliers ce qui lui permet d'augmenter son patrimoine. Elle joue un rôle de banquier comme d'autres monastères à cette époque.

Le 7 mai 1342, Pierre Roger de Beaufort est élu pape sous le nom de Clément VI. Il avait été reçu en 1302, à l'âge de 10 ans, à l'abbaye de la Chaise-Dieu. En 1323 il obtient la Licence et la Maîtrise de théologie. Plusieurs fois évêque à Arras, Sens, Rouen, il est nommé cardinal en 1339. Pape à Avignon, il n'oublie pas son abbaye et lui accorde plusieurs bulles de privilèges.

L'abbaye devient «nullius diocesis». Elle est non seulement exemptée de tout impôt mais elle reçoit l'exterritorialité. Le roi de France et l'évêque de Clermont n'ont plus aucun droit ou pouvoir sur l'abbaye. Dès 1107, le pape Pascal II avait confirmé que l'abbaye ne dépendait que du Siège apostolique et que ce privilège s'étendait à toutes ses dépendances. En 1144, Lucius II renouvelait cette protection pontificale, qualifiant l'abbaye de «miroir de la perfection monastique».

Clément VI décide en 1344 de faire reconstruire l'abbatiale. L'architecte Hugues Morel, languedocien d'origine, est désigné comme principal Maître d'oeuvre. Il sera secondé dans sa tâche par Pierre Falciat et Pierre de Cébazat. À grand renfort d'ouvriers, on démolit partiellement l'église romane, car il fallait conserver un lieu de culte. Un édifice important comme le laisse entrevoir la comptabilité de l'époque. Le terrain en forte pente dut être nivelé pour recevoir les fondations de l'abbatiale. Les travaux sont rapidement achevés. L'ancienne église gênant la fin des travaux, il est décidé de la détruire définitivement en janvier 1347.

Toute la région participe à la tâche. Les ouvriers et artistes, qui se déplacent de chantier en chantier ignorent les frontières. Le latin ou lingua franca, la langue commune de ces hommes, véhicule non seulement les outils mais aussi le savoir mathématique et géométrique. Les chiffres, tels que pi ou le nombre d'or, sont indispensables à l'édification de constructions religieuses.

Jean de Chandorat, alors abbé, quitte l'abbaye pour administrer l'évêché du Puy, à la demande de Clément VI. Attaché à son abbaye, Jean reviendra une première fois en 1352 pour procéder à la translation des reliques de Saint Robert puis une seconde fois en 1353 pour accompagner la dépouille de Clément VI qui avait souhaité que son tombeau soit placé au coeur de l'abbatiale. Il décèdera en 1356 et sera inhumé dans l'abbaye. La charge d'abbé reste vacante pendant cinq mois et sera confiée à Pierre d'Aigrefeuille.

Les travaux se poursuivent. En 1350, l'église abbatiale est en partie achevée et il ne lui manque que la façade. Pierre d'Aigrefeuille est remplacé par Étienne Mallet. Nommé, à son tour, évêque d'Elne en Roussillon, Étienne Mallet cède la charge à Etienne d'Aigrefeuille, frère du précédent, qui devient abbé. La plupart des constructions en chantier s'achèvent mais il reste la décoration intérieure. Clément VI fait appel à Matteo Giovanetti de Viterbe, son peintre favori, et lui commande huit tableaux. Pour les fresques, Matteo gagne la Chaise-Dieu en 1351 et réalise La vie de Saint Robert, aujourd'hui disparue. La translation des reliques de Saint Robert sous le maître-autel de l'abbatiale semble indiquer la fin des travaux, en 1352.

Clément VI décède le 6 décembre 1352 en Avignon avec le regret de n'avoir pu refaire l'unité de l'Église autour du Saint-Siège romain. Après un long voyage, sa dépouille est déposée dans le choeur de l'église abbatiale, le 8 avril 1353, par l'abbé Renaud de Montclar.

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Gisant de Clément VI à l'abbaye de la Chaise-Dieu

Heures sombres de l'abbaye

Le pape Clément VI avait donné aux abbés et aux confesseurs nommés par lui le droit d'absoudre de tous les péchés. Aussi l'abbaye devient-elle un important centre de pèlerinage durant tout le Moyen Âge et le restera jusqu'à la Révolution. Les travaux de construction de la tour clémentine commencés vers 1355, à l'initiative de Jean de Chandorat qui donna 12.000 florins, s'arrêtent faute d'argent. Il décède en 1378 après avoir lutté, lui aussi sans succès, pour ramener le Saint Siège à Rome.

Les travaux ne seront définitivement achevés que l'année suivante. Puissante tour carrée, d'aspect militaire, entourée de mâchicoulis et percée d'archères, la tour Clémentine sert essentiellement de tour de défense passive. Elle sera utilisée au fil du temps comme donjon, grenier, salle du trésor pour les reliques, ou comme sacristie.

A la fin du XIVème siècle l'abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu compte encore trois cents prieurés dans l'ensemble de ses dépendances. Mais son rayonnement tant en France qu'en Europe tend à décliner. Les guerres et les calamités de toutes sortes ne l'ont pas épargnée et ont contribué à la perte de certaines de ses dépendances les plus lointaines d'Italie et d'Espagne.

Le recrutement dans l'ordre bénédictin est de plus en plus difficile et la ferveur chrétienne, en ces temps troublés, a fait place au doute. A la fin de l'année 1377, les moines de l'abbaye élisent André Ayraud à leur tête. Mais le mécontentement prend place au sein de la communauté. Comme l'abbaye enregistre déjà des baisses importantes de ses revenus, André fait mettre en ordre tous les statuts et traités anciens pour les insérer dans un seul parchemin, le Domino.

En 1383, l'Anglais est en Velay et en Auvergne. Quand le pays n'est pas étouffé par la guerre, il est saigné par les exactions répétées du Duc de Berry. En 1390, un seul constat, l'Auvergne et le Velay sont ruinés. André Ayraud fonde des aumônes et fait donner du pain à tous les pauvres. Pour mettre l'abbaye à l'abri, il fait renforcer les murs d'enceinte, les munit de fortins et de fossés. Il meurt en 1420 avec la réputation d'un «grand homme de bien».

L'abbaye possède toujours nombre de dépendances, abbayes, monastères de moniales et prieurés mais toutes ne sont pas d'égale importance. Souvent peu peuplées, mal entretenues et mal gérées, leur prospérité est en déclin. Les guerres ou les révoltes qui entraînent le pillages et les épidémies de toutes sortes, achèvent d'affaiblir l'abbaye mère. Malgré toutes ces difficultés, une grande partie de la population du village de la Chaise-Dieu travaille pour l'abbaye. Enfants ou vieillards, religieux ou laïcs, tout le monde participe aux diverses tâches nécessaires à l'entretien et à la vie du monastère. La région, en cette fin de Moyen Âge, retrouve un peu de quiétude.

L'élection du successeur d'André Ayraud est quelque peu houleuse. Malgré de multiples protestations, le pape Martin V confirme l'élection de Hugues de Chauvigny. En 1426, celui-ci prend des mesures contre un incendie qui ravage durant trois jours le village de la Chaise-Dieu. Hugues règnera sur l'abbaye durant 45 années.

La fresque célèbre de la Danse macabre pourrait avoir été réalisée pendant son abbatiat, inspirée par les horreurs de l'époque. Mais, peu actif, il ne peut endiguer le déclin de l'abbaye et en août 1465, résigne en faveur de Renaud, son neveu. Renaud de Chauvigny de Blot, infirmier de l'abbaye était un personnage en vue, conseiller du roi, baron de Blot et sénéchal d'Auvergne. Pas plus actif dans son abbatiat que son oncle, il ne reste pas ou peu dans les mémoires. Il décède le 9 mai 1491.

Le dernier abbé régulier, élu librement par la communauté, sera Jacques de Saint-Nectaire. Jacques passe pour un abbé artiste et se distingue par un vrai goût des arts. Il fait venir des ouvriers, de France et de Flandre, pour remettre en état le réfectoire, le cloître, les bâtiments conventuels, la salle capitulaire et l'infirmerie. Il fait aussi refaire la toiture de l'abbatiale endommagée par la foudre en 1497. On lui doit peut-être les stalles de chêne sculptées, encore visibles dans le choeur de l'abbatiale. Il est aussi le commanditaire des draps imagés (tapisseries) du choeur qui représentent des scènes de l'Ancien Testament, réalisées entre 1516 et 1518.

Le concordat de Bologne entre le pape Léon X et François Ier place l'abbaye au même rang que les autres églises de France, dans la main du roi. Jacques de Saint-Nectaire meurt le 24 octobre 1518. Désormais, l'abbé de la Chaise-Dieu est nommé par le roi. Une nouvelle ère commence pour l'abbaye, qui sera bien différente des précédentes. Plusieurs abbés commendataires se succèdent sans toutefois laisser un souvenir impérissable. La plupart d'entre eux ne résident pas à l'abbaye. Quelques-uns sont restés célèbres dans l'histoire, mais pour d'autres raisons : Armand Du Plessis, duc de Richelieu, Jules Mazarin, Armand de Rohan Soubise ou Louis René-Edouard de Rohan Guémené connu comme le protagoniste de l'Affaire du collier de la Reine et dernier abbé de la Chaise-Dieu.

La Révolution met un terme à la présence de moines bénédictins et vend une partie des bâtiments comme biens nationaux. Seule l'église abbatiale conserve son statut de lieu de culte et devient église paroissiale. Depuis quelques années, la communauté Saint Jean s'est installée à la Chaise-Dieu, assurant une présence religieuse et apostolique sur ces hauts plateaux du Livradois.

Patrick Rossi.


http://www.herodote.net/28_decembre_1043-evenement-10431228.php
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Ven 28 Déc 2012 - 8:28


28 décembre 1895


Première séance publique du 7e Art


La première séance publique de cinéma a lieu le samedi 28 décembre 1895, dans le sous-sol du Grand Café du boulevard des Capucines, à Paris.

Les frères Lumière, inventeurs du cinématographe, ont présenté leur invention à un cénacle de scientifiques quelques mois plus tôt, le 22 mars 1895. Cette fois, ils s'adressent au grand public mais ils ignorent que dans la salle se tient un magicien... Georges Méliès. Il sera le véritable fondateur du «7e Art»

Fabienne Manière.

Le public découvre le cinéma

Louis et Auguste Lumière ont d'abord songé à louer une salle au musée Grévin ou aux Folies-Bergères. Mais les propriétaires de ces sites leur ont fermé la porte au nez. C'est finalement dans le Salon Indien du Grand Café qu'ils se replient.

La presse, conviée à la représentation, en est totalement absente. Les journalistes ont bien mieux à faire un samedi soir que sorte que le spectacle ne fera l'objet d'aucun écho dans les journaux des jours suivants.

35 badauds en tout et pour tout se laissent attirer par l'affiche du «Cinématographe Lumière». Pour un franc, ils assistent à la représentation de plusieurs sketches, à commencer par La sortie des ouvrières de l'usine Lumière, L'arroseur arrosé et L'arrivée d'un train en gare de La Ciotat.

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Affiche de la première séance publique de cinéma

L'effet est saisissant. Le bouche à oreille amène des centaines de personnes à faire la queue devant le Grand Café, où s'enchaînent les représentations...

À noter que deux ans plus tard, c'est dans une salle de cinématographe que se produira le mémorable et dramatique incendie du Bazar de la Charité. La réputation du cinéma en est momentanément affectée, du moins en France.

Méliès, fondateur du 7ème Art

Le prestidigitateur Georges Méliès (33 ans) figure parmi les spectateurs de la première séance publique, est un passionné de magie. Il se porte acquéreur de l'appareil des frères Lumière. À ce qu'il raconte, Auguste refuse de le vendre, lui disant : «Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n'a aucun avenir commercial».

Les deux inventeurs, toutefois, savourent le succès populaire de leur invention. Quelques mois plus tard, ils ouvrent à Paris une salle dédiée exclusivement à la projection de petits films (les «vues» ). Ils forment également des opérateurs qui se portent acquéreurs de leurs appareils et, en quelques mois, diffusent le cinéma dans le monde entier.

Le magicien Méliès, quant à lui, entrevoit la dimension artistique du cinéma et va lui donner ses lettres de noblesses. Il en est le véritable fondateur.


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Re: Noël

Message par Zabou18 le Ven 28 Déc 2012 - 8:37

Et aussi....


28 décembre 1956 : Et Dieu créa... Bardot


L'année 1956 se termine « en beauté » par la sortie le 28 décembre d'un film sulfureux mettant en scène Brigitte Bardot et Jean-Louis Trintignant. Ce film, Et Dieu créa la femme, propulse l'actrice au rang de star internationale, icône de la féminité et de la libération des mœurs.

Réalisé par Roger Vadim, le film est un succès mondial. De New York à Tokyo, les spectateurs se pressent pour découvrir le film où rayonne la beauté de la jeune actrice française (22 ans). Par ses scènes osées, le film choque toutefois une partie de l'opinion conservatrice, certaines ligues chrétiennes allant même jusqu'à juger le film satanique. Plus de 50 ans après, le film reste un grand classique du cinéma français même si son côté sulfureux n'a plus le même impact.



C'est leur fête : Saints Innocents

Ce jour commémore un événement que racontent les Évangiles. Le roi Hérode, ayant eu connaissance qu'un nouveau-né de Bethléem allait lui ravir sa royauté, aurait ordonné de massacrer tous les nouveaux-nés mâles de la ville.

Jésus, fort heureusement, avait déjà été emmené au loin, en Égypte, ainsi que sa mère Marie, par Joseph, l'époux de celle-ci. On peut en ce jour songer aussi à tous les enfants victimes de la guerre et de la méchanceté des hommes.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Sam 29 Déc 2012 - 8:07

Naissances

Mme de Pompadour

29 décembre 1721 à Paris - 15 avril 1764 à Versailles


Jeanne Antoinette Poisson, fille d'un conducteur de vivres, reçoit une excellente éducation. Devenue en 1745 la maîtresse du roi Louis XV, elle est élevée au rang de marquise de Pompadour. Usée par la vie de cour, elle doit s'effacer au profit d'autres favorites dès 1751 mais reste la confidente du roi, bénéficiant de largesses comme le château de Pompadour, en Corrèze, et l'hôtel d'Évreux, à Paris, plus connu aujourd'hui sous le nom de... palais de l'Élysée.

Elle use de son influence en faveur du ministère Choiseul et on lui attribue le «renversement des alliances» au cours de la Guerre de Sept ans. Mais ses origines roturières lui valent la haine des courtisans qui répandent à son propos des chansons satiriques, les «poissonnades». On lui prête le mot : «Après nous le déluge !», le soir de la bataille de Rossbach. Mécène et femme de goût, la marquise fait aménager à Paris la place Louis XV (la Concorde) en style néo-antique. Elle protège aussi les Encyclopédistes et les «philosophes» qui contestent l'absolutisme royal, y compris Voltaire qui lui doit son fauteuil d'académicien.



William Gladstone

29 décembre 1809 à Liverpool (Angleterre) - 19 mai 1898 à Hawarden (Flinshire, Angleterre)


William Gladstone anime le parti whig (libéral) sous le règne de Victoria. D'une grande rigueur religieuse, il plaide pour l'émancipation des catholiques et des israélites...



Décès

Louis David

30 août 1748 à Paris - 29 décembre 1825 à Bruxelles (Belgique)


Le peintre Louis David, fidèle à l'école classique et au goût du XVIIIe siècle pour l'Antiquité, illustre la Révolution française à travers quelques belles peintures épiques. Député à la Convention nationale, ami de Robespierre, il vote la mort du roi. Il sévit aussi au sein du sinistre comité de sûreté générale, qui traque les suspects et les défère devant le Tribunal révolutionnaire. Il peint l'assassinat de Marat et fait transférer la dépouille de ce dernier au Panthéon.

Bien plus tard, il se rallie à Bonaparte et peint le sacre de celui-ci à Notre-Dame. À la chute de l'Empire, refusant par avance une grâce royale, il s'exile à Bruxelles.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Sam 29 Déc 2012 - 8:14


29 décembre 1170


Meurtre dans la cathédrale de Cantorbéry


Le 29 décembre 1170, l'archevêque Thomas Becket (52 ans) est assassiné dans sa cathédrale de Cantorbéry pendant qu'il célèbre les vêpres. C'est l'épilogue d'une amitié entre le prêtre et le roi Henri II qui s'est transformée en haine. Une tragédie de théâtre appliquée à l'Histoire !

André Larané.

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Le meurtre de Thomas Becket dans la cathédrale de Cantorbéry (miniature du Xvème siècle)

Un homme de principes

Fils d'un marchand de Rouen, Thomas Becket conjugue tous les talents : beauté, intelligence, adresse. Après des études à Paris, il entre au service de Théobald, archevêque de Cantorbéry et primat d'Angleterre. Celui-ci lui confie la charge d'archidiacre.

Thomas Becket devient le chancelier et l'ami du roi Henri II Plantagenêt dès l'avènement de celui-ci sur le trône d'Angleterre. Il se montre administrateur efficace et bon courtisan. Il partage les plaisirs du roi, part avec lui faire la guerre en Aquitaine et ne se prive pas de taxer les abbayes pour couvrir les besoins de la cour.

Lorsque meurt Théobald en 1162, Henri II croit habile de confier l'archevêché de Cantorbéry à son ami. Il espère avoir de la sorte un interlocuteur complaisant à la tête du clergé anglais. Mal lui en prend. Thomas Becket change très vite de manière et prend sa nouvelle tâche à coeur. Il abandonne sa charge de chancelier et, dès le synode de Westminster, en octobre 1163, s'oppose publiquement à son ancien ami qui veut lever des taxes sur les terres d'Église et soumettre les ecclésiastiques à sa juridiction.

Le roi promulgue à cet effet les Constitutions de Clarendon. Celles-ci placent l'Église anglaise sous l'autorité du trône. On peut lire par exemple : «Les clercs, lorsqu'ils auront été convoqués devant un tribunal du roi, devront se rendre à son tribunal et aussi au tribunal ecclésiastique.
Et si un clerc a été convaincu ou s'il a avoué, l'Eglise n'a plus le droit de le protéger.
Les archevêques, les évêques et toutes les personnes dans le royaume qui sont vassaux directs du roi tiennent leurs possessions du seigneur roi en baronie et doivent en rendre compte aux fonctionnaires et aux officiers du roi...
Et si l'archevêque ne rend pas bonne justice, l'appel doit venir en dernier ressort au roi et il ne doit pas aller plus loin sans l'autorisation du seigneur roi.»


Thomas Becket accepte dans un premier temps les Constitutions puis se rétracte à la demande du pape Alexandre III.

Sommé de comparaître devant une assemblée de barons, l'archevêque prend la poudre d'escampette. Il traverse la Manche et se réfugie à l'abbaye de Saint-Colombe, à Sens, sous la protection du roi de France et du pape. Son séjour sur le Continent se prolonge pendant six ans.

Enfin, sur la foi d'une promesse de réconciliation d'Henri II, qui le rencontre à Fréteval, en France, il consent à revenir en Angleterre.

Mais les querelles reprennent de plus belle. Un jour, comme l'archevêque a excommunié tous les évêques qui ont pris le parti du roi, celui-ci s'écrie : «Eh ! quoi, parmi tous ces lâches que je nourris, aucun n'est donc capable de me venger de ce misérable clerc !» Quatre chevaliers ne se le font pas dire deux fois et courent à la cathédrale faire ce qu'ils croient être leur devoir.

Repentance

Devant le scandale national et international que soulève le crime, Henri II abroge les Constitutions de Clarendon et fait amende honorable. Il se rend devant la châsse de l'archevêque, à Cantorbéry, et y passe un jour et une nuit en prière. Puis, devant les 70 moines du chapitre de la cathédrale, il se dépouille de ses vêtements et se fait fouetter. Il reçoit enfin l'absolution. Comme, le même jour, ses troupes triomphent des Écossais, ses sujets estiment que Dieu l'a effectivement absous.

La châsse du saint archevêque martyr vaut à Cantorbéry de devenir pendant un temps une destination de pèlerinage aussi prisée que Compostelle. Deux auteurs modernes ont rendu vie à cette histoire. Il s'agit de Thomas Eliot (Meurtre dans la cathédrale) et Jean Anouilh (Becket).
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Sam 29 Déc 2012 - 8:18

Et aussi....


29 décembre 1835 : Traité de New Echota


Le 29 décembre 1835, une poignée de chefs de la Nation cherokee, parmi lesquels Major Ridge et son neveu Stand Watie, signent avec le gouvernement des États-Unis le traité de New Echota. Par ce traité proposé par le président Andrew Jackson, les Indiens acceptent de renoncer à leurs terres ancestrales de Georgie et de Caroline du Nord, en échange d'argent et de nouvelles terres à l'ouest du Missisipi, en Oklahoma. C'est une réserve qualifiée de « Territoire indien ».
Mais le texte est rejeté par la très grande majorité des Cherokees et scinde la communauté en deux factions rivales qui vont s'opposer violemment jusqu'au milieu des années 1840.

2.000 Cherokees seulement se rendent volontairement sur leurs nouvelles terres et il faut l'intervention des forces fédérales, aidées de la milice de Georgie, en 1838, pour faire appliquer les clauses du traité et transférer les autres Indiens. 4.000 périssent lors de cet exode forcé et un millier s'échappent en se cachant dans les montagnes. Cet épisode dramatique de l'histoire cherokee est connu sous le nom de « Trail of Tears » (le Chemin des Larmes). Les signataires du traité sont assassinés en juin 1839 par des vengeurs, à l'exception de Stand Watie qui, averti, a pu s'enfuir à temps et deviendra un riche propriétaire d'esclaves et un brillant général de l'armée confédérée sudiste pendant la guerre de Sécession.


29 décembre 1845 : Les États-Unis annexent le Texas


Le 29 décembre 1845, les États-Unis annexent officiellement le Texas. Après s'être détachée du Mexique, la république du Texas demande et obtient son admission au sein de la Fédération américaine.


29 décembre 1890 : Massacre de Wounded Knee


Le 29 décembre 1890, à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud, le massacre de 300 Indiens Sioux met un point final aux guerres indiennes.



C'est sa fête: Thomas Becket

L'Église catholique n'a pas manqué de canoniser la victime de Henri II après son assassinat. Son tombeau, à Cantorbéry, est devenu un lieu de pèlerinage très couru jusqu'à ce que le roi Henri VIII le fasse détruire, après sa rupture avec la papauté.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Dim 30 Déc 2012 - 9:11

Naissance

Rudyard Kipling

30 décembre 1865 à Bombay (Indes britanniques) - 18 janvier 1936 à Londres (Angleterre)


Né à Bombay (Inde), Joseph Rudyard Kipling (prix Nobel de Littérature 1907) acquiert la célébrité avec des romans destinés à la jeunesse : The Jungle Book (Le livre de la Jungle, 1895) et Captains Courageous (Capitaines courageux, 1897).

Mais c'est en qualité de chantre malheureux de l'impérialisme qu'il gagnera sa place dans l'Histoire...



Décès

José Floridablanca

21 octobre 1728 à Murcie (Espagne) - 30 décembre 1808 à Séville (Espagne)


Successivement membre du Conseil de Castille, ambassadeur à Rome puis Premier ministre du roi Charles III, José Moñino y Redondo, comte de Floridablanca (on écrit aussi Florida Blanca), est le principal représentant en Espagne du «despotisme éclairé», en vogue à la fin du XVIIIe siècle dans les principaux royaumes d'Europe continentale...



Romain Rolland

29 janvier 1866 à Clamecy (Nièvre, France) - 30 décembre 1944 à Vézelay (Yonne, France)


Pendant la Grande Guerre, l'écrivain Romain Rolland se retire en Suisse. Dans Au-dessus de la mêlée, il plaide pour la paix et la sauvegarde de la culture occidentale, ce qui lui vaut le reproche de trahir son pays. Prix Nobel 1916.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Dim 30 Déc 2012 - 9:14

30 décembre 1922


Baptême de l'URSS


Le 30 décembre 1922, cinq ans après le coup d'État des bolcheviques (la Révolution d'Octobre), la Russie change son nom pour celui d'URSS.

Il s'agit d'une fédération qui regroupe la Russie proprement dite, l'Ukraine, la Biélorussie et la Transcaucasie. Au fil des décennies, elle en viendra à compter quinze Républiques à l'autonomie très formelle.

L'avènement de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, un nom sans référence géographique, veut témoigner de la vocation du marxisme-léninisme à s'étendre à toute l'humanité et à abolir les vieilles nations. Le nom donné à ses habitants est Soviétique (du mot russe Soviet qui désigne une assemblée ou un conseil révolutionnaire).

Tandis que Lénine, le fondateur du régime communiste, disparaît peu à peu de la scène politique, ses héritiers putatifs se disputent sur l'opportunité de privilégier ou non la révolution mondiale. Finalement Staline, partisan de consolider avant tout la révolution en URSS, l'emporte sur son principal rival, Trotski.

Ces débats ne sont plus de saison. L'URSS est morte avant son soixante-neuvième anniversaire, laissant la place à une évanescente CEI (Communauté des États indépendants), et les anciennes nations d'Europe orientale, bien que très affaiblies par les drames des dernières décennies, tentent tant bien que mal de retrouver leur place.

André Larané.


De Gaulle visionnaire

La mort prématurée de l’URSS en 1991 et le retour d'une Russie nostalgique de son passé tsariste ont pris de court la plupart des commentateurs... mais donné raison post-mortem au général de Gaulle.

En homme d’État pétri de culture historique, Charles de Gaulle ne parlait jamais en petit comité de l’URSS mais toujours de la Russie car il considérait son retour comme inéluctable.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Dim 30 Déc 2012 - 9:18

Et aussi....


30 décembre 1905 : La Veuve Joyeuse triomphe à Vienne


Le 30 décembre 1905, La Veuve Joyeuse triomphe à Vienne. Le compositeur austro-hongrois Franz Lehar renouvelle l'opérette. Dans le même temps, la ville impériale voit le triomphe de l'Art nouveau ou Jugendstil, inventé par les artistes de la Sécession.


30 décembre 1911 : Proclamation de la République en Chine


Le 30 décembre 1911, Sun Yat-Sen proclame la République de Chine. Il devient le premier président du gouvernement provisoire installé à Nankin.

Les républicains dénoncent la légitimité du gouvernement impérial de Pékin. Celui-ci, affaibli par les séditions et les humiliations que lui ont fait subir les puissances occidentales, ne tardera pas à disparaître.


30 décembre 1916 : Assassinat de Raspoutine


Le 30 décembre 1916 (selon le calendrier grégorien actuel), le moine Gregori Iefimovitch (44 ans), plus connu sous le surnom de Raspoutine (« débauché » en russe), est empoisonné et achevé de deux coups de revolver. Encore vivant, il est jeté dans la Neva glacée par ses assassins.

Raspoutine, que l'on présente à tort comme un moine, est un guérisseur illettré et mystique originaire de Tioumen, en Sibérie. Il s'acquiert dès 1906 à la cour du tsar une réputation de thaumaturge grâce aux soins qu'il prodigue au tsarévitch Alexis, le jeune prince héritier, atteint d'hémophilie.

Protégé par l'impératrice Alexandra Fedorovna, qui le considère comme un envoyé de Dieu, il profite de son immunité de fait pour placer ses protégés à des places de haut rang. Il se signale aussi par des orgies avec les femmes de la haute société, ce qui le fait haïr du peuple et des nobles.

Malgré ses défauts, Raspoutine est assez lucide pour tenter de dissuader le tsar Nicolas II d'entrer en guerre contre l'Autriche et l'Allemagne en 1914. Son pacifisme lui vaut d'être soupçonné d'être à la solde de l'Allemagne ennemie. Son assassinat par le prince Youssoupov et le grand-duc Dimitri Pavlovitch n'arrête pas la course à l'abîme de la Russie impériale.


C'est sa fête : Roger

Roger aurait été au Moyen Âge évêque de Cannes, une ville des Pouilles, au sud de l'Italie, celle-là même où Hannibal triompha des Romains.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Lun 31 Déc 2012 - 7:55

Naissances

Pierre de Villeneuve

31 décembre 1763 à Valensole - 22 avril 1806 à Rennes


Pierre Charles Jean-Baptiste Sylvestre de Villeneuve s’engage à 15 ans dans la Marine royale et participe à la guerre d’Indépendance américaine.

D’origine noble, il gravit assez vite les échelons. Quand survient la Révolution, il reste fidèle à la France.

Le 1er août 1798, l’amiral Nelson anéantit la flotte française au mouillage en rade d’Aboukir, pendant la campagne d’Égypte du général Bonaparte. Dans la nuit parviennent à s’échapper trois vaisseaux emmenés par le contre-amiral de Villeneuve, qui y gagne une réputation de marin chanceux.

Six ans plus tard, l’empereur Napoléon nomme Villeneuve à la tête de la nouvelle flotte française en tablant sur sa volonté de prendre sa revanche, contre les avis nombreux de ceux qui estiment que Villeneuve ne surmontera jamais l’infériorité psychologique née de sa fuite devant Nelson.

La pusillanimité de Villeneuve apparaît bientôt. Après avoir effectué l’aller-retour aux Antilles prescrit par Napoléon pour tromper la flotte anglaise embusquée dans le détroit de la Manche, il renonce à cingler vers l’Angleterre et se réfugie en août 1805 dans le port espagnol de Cadix.

Apprenant que Napoléon lui a envoyé un successeur, Villeneuve se décide à sortir pour affronter la flotte anglaise au large du cap Trafalgar. La bataille s’achève sur le plus grand désastre naval qu’ait connu la France.

L’amiral est fait prisonnier par les Anglais qui essaieront d’en tirer rançon. Napoléon refusera tout net de racheter Villeneuve et les Anglais, dégoûtés, finiront par le relâcher en 1806. Il se suicidera dans un hôtel de Rennes, plutôt que d’aller jusqu’à Paris affronter la colère de l’Empereur.

Michel Psellos


Guy Mollet

31 décembre 1905 à Flers (Orne) - 3 octobre 1975 à Paris


Professeur d'anglais et militant socialiste, Guy Mollet devient maire d'Arras à la Libération de la France, en 1945, puis accède à la tête de la SFIO (section française de l'Internationale Ouvrière).

Il joue un rôle charnière dans les coalitions ministérielles de la IVe République jusqu'à la formation d'un Front républicain avec le parti radical-socialiste de Pierre Mendès France et Edgar Faure. Cette fragile coalition lui permet d'accéder à la présidence du Conseil (la direction de l'exécutif) le 31 janvier 1956.

Il accorde une pleine indépendance au Maroc le 2 mars 1956 et à la Tunisie le 20 mars 1956 mais en dépit de cela, son ministère s'englue dans la guerre d'Algérie.

Il renonce à imposer le général Catroux comme résident à Alger après la «journée des tomates», intensifie les «opérations de pacification», ne peut empêcher les services secrets d'arraisonner l'avion de Ben Bella et s'engage avec les Anglais dans la déraisonnable expédition de Suez. Décontenancé par la vague terroriste à Alger, il donne les pleins pouvoirs au général Massu pour rétablir l'ordre, même au prix de la torture.

C'est aussi sous son ministère qu'est signé le traité de Rome à l'origine de l'Union européenne. Quand Guy Mollet abandonne la présidence du Conseil le 21 mai 1957, il laisse un parti passablement déboussolé. La SFIO ne se remettra jamais de ses compromissions et il appartiendra à François Mitterrand de lui redonner vie au congrès d'Épinay, en 1971, sous le nom de Parti socialiste.


Décès

Gustave Courbet

10 juin 1819 à Ornans (Doubs, France) - 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz (Suisse)


Bourgeois voltairien et anticlérical, convaincu de son génie («Je peins comme un Dieu», dit-il), Gustave Courbet cultive une technique de peinture conventionnelle mais se veut révolutionnaire et provocateur par le choix des sujets, ce qui lui vaut d'être désigné comme le chef de file de l'école réaliste sous Napoléon III, aux côtés de Daumier et Millet...



Léon Gambetta

2 avril 1838 à Cahors - 31 décembre 1882 à Ville-d'Avray


Né à Cahors, Léon Gambetta s'illustre pendant le siège de Paris par l'armée prussienne en 1870 en quittant la ville en ballon pour organiser la résistance à Tours.

Dans les années suivantes, bien que d'un tempérament fougueux, il témoigne d'une certaine tempérance dans la pratique politique au point d'être qualifié d'«opportuniste» par le polémiste Rochefort. Ce mot désignera, sans consonance péjorative, le courant républicain réformiste des années 1870, par opposition aux radicaux représentés par Jules Ferry.

À son initiative, les députés attribuent au président Adolphe Thiers le titre de «Libérateur du territoire» en raison de ses négociations fructueuses avec l'occupant allemand.

A l'automne 1881, il accède enfin à la Présidence du Conseil mais n'y reste que trois mois. Il tombe le 30 janvier 1882 sur un projet de loi instaurant le scrutin de liste (proportionnelle).

Borgne, Gambetta se fait toujours représenter ou photographier de profil. En 1882, dans sa villa de Ville-d'Avray, Gambetta se blesse au bras suite au maniement malencontreux d'un revolver (peut-être au cours d'une dispute avec sa maîtresse Léonie Léon). Mal soigné et souffrant qui plus est du diabète, il se plaint sur ces entrefaites de maux au ventre. Les médecins diagnostiquent une péritonite aigüe (alors appelée «colique du Miserere»). Ils n'osent pas l'opérer car on ne maîtrise pas encore l'opération de l'appendicite. C'est ainsi que meurt prématurément le 31 décembre 1882 cet illustre représentant de la IIIe République.

Après des obsèques nationales et civiles, sa dépouille est transférée en train au cimetière de Nice et repose depuis 1920 au Panthéon de Paris.
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Zabou18
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Lun 31 Déc 2012 - 8:03

31 décembre 406


Les Barbares en armes franchissent le Rhin


Le 31 décembre 406, de nombreuses bandes de barbares franchissent le Rhin. Ils profitent de ce que le fleuve, cet hiver-là, est gelé pour le traverser à pied. C'est la plus importante vague d'immigration qu'ait connue l'empire romain depuis ses origines.

Jean-François Zilbermann.

Une intégration difficile

Jusqu'à cette date, la pénétration des barbares dans le vieil empire romain s'est faite de façon surtout pacifique, des immigrants se faisant embaucher comme légionnaires ou comme travailleurs agricoles pour combler les vides causés par la diminution des naissances.

Des incursions armées se produisent en Gaule à différentes périodes, notamment dans les années 250-260 et 271, pendant que Rome est paralysée par une crise dynastique.

Sur ordre de l'empereur Aurélien, les Romains évacuent en 275 les champs Décumates, la région d'entre le Rhin et le Danube, pour raccourcir leurs lignes de défense. La Dacie (la Roumanie actuelle) est abandonnée aux Goths.

En 376, la situation s'aggrave. Les Wisigoths, poussés par les Huns qui arrivent des steppes de l'Asie, franchissent le Danube et demandent à l'empereur Valens le droit de s'installer dans l'empire comme «fédérés» (en quelque sorte alliés). L'empereur ne peut faire autrement que d'accepter. Il leur offre la Mésie (la Serbie actuelle) et, lui-même étant arien, les encourage à se convertir à cette forme de christianisme. Mauvaise idée : cela va rendre plus difficile le ralliement des Barbares à l'empire, majoritairement catholique.

De toute façon, les Barbares s'étant soulevés pour protester contre les exactions des fonctionnaires romains, Valens est tué en les affrontant à Andrinople le 9 août 378.

Une invasion en masse

En 406, lorsque les Germains franchissent le Rhin et pénètrent en armes dans l'empire romain, ils ne rencontrent plus guère de résistance.

L'empire a été divisé dix ans plus tôt entre les deux fils de Théodose 1er. Sur l'Occident (capitale : Ravenne) règne Honorius et sur l'Orient (capitale : Constantinople) Arcadius. Avant de mourir, Théodose a confié la tutelle des jeunes empereurs au général Stilicon, fils d'un officier vandale rallié à Rome ! Celui-ci maintient tant bien que mal l'ordre dans l'empire mais il sera assassiné sur ordre d'Honorius le 23 août 408...

Les provinces, au nombre d'une centaine, échappent peu ou prou à l'autorité centrale. Le pouvoir est partagé au niveau local entre les généraux (chefs militaires), les vicaires (représentants de l'empereur) et les évêques (chefs religieux).

Les nouveaux-venus vont s'installer là où ils peuvent et feront souche. On évalue leur nombre à 400.000 environ, dont 100.000 guerriers. Parmi eux un quart de Francs Ripuaires, presque autant de Vandales et de Burgondes, des Alains etc.

L'empire romain d'Occident dans lequel ils pénètrent compte pas moins de 25 millions d'âmes mais il n'est défendu que par une poignée de soldats professionnels guère motivés : 136.000 limitanei ou soldats des frontières, en grande majorité des Germains mal dégrossis, et 113.000 comitatenses ou soldats de l'intérieur, encore moins combatifs que les précédents.

Malgré la disproportion des effectifs, les envahisseurs n'ont donc pas de peine à s'enfoncer jusqu'aux extrémités de l'empire et à s'y établir des principautés. De la Gaule, une partie d'entre eux, les Vandales, passent en Espagne et atteignent même le territoire de l'actuelle Tunisie.


Les invasions barbares au Ve siècle après JC

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Dès le IIIe siècle après JC, les Romains se montrent impuissants à contenir l'invasion des Germains. Ces derniers sont eux-mêmes poussés en avant par les Huns. Mais ces derniers ne font qu'une apparition dans l'empire romain à l'agonie, tandis que s'y installent définitivement les envahisseurs germains, donnant souvent le nom de leur tribu à un pays ou une province : Alamans (Allemagne), Burgondes (Bourgogne), Francs (France), Lombards (Lombardie), Vandales (Andalousie)...
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Lun 31 Déc 2012 - 8:06

Et aussi....


31 décembre 192 : Assassinat de Commode

Le 31 décembre 192, l'empereur romain Commode (31 ans), réputé pour sa violence et son caractère fantasque, est assassiné par sa maîtresse Marcia. Celle-ci tente de l'empoisonner mais comme l'empereur arrive à vomir le poison, elle se résout à le faire étrangler ! Commode est l'antihéros du film Gladiator de Ridley Scott.


31 décembre 1959 : Loi Debré sur l'enseignement privé


Le 31 décembre 1959 est promulguée en France, sous la présidence du général de Gaulle, la loi sur l'enseignement privé, dite loi Debré (du nom du premier ministre Michel Debré).

On lui doit la distinction actuelle entre établissements hors-contrat, établissements sous contrat simple (l'État rémunère les maîtres), établissements sous contrat d'association (l'État participe aussi aux dépenses de fonctionnement et les familles ont en charge les liens avec le culte), établissements privés intégrés à l'enseignement public (écoles d'entreprise).



C'est sa fête : Sylvestre

Ce prêtre romain devint pape au temps de l'empereur Constantin le Grand, à l'ombre duquel il pontifia sans éclat particulier. Ses délégués participèrent au concile de Nicée qui vit la condamnation de l'arianisme.
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Re: Noël

Message par Zabou18 le Lun 31 Déc 2012 - 8:09

Et voilà, c'est le dernier jour de l'année! Very Happy

Dès demain, un nouveau sujet "Ce jour là..." sera ouvert, celui-ci passera en archive.

Bon réveillon aux lecteurs et lectrices. joie joie joie
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Re: Noël

Message par aliénord'aquitaine le Lun 31 Déc 2012 - 19:50

Merci Zabou pour tout ce temps passé à nous faire plaisir !! joie Ce fut un réel plaisir de lire cette rubrique passionnante tout au long de l'année 2012 ! joie J'attends celle de l'année prochaine avec beaucoup d'impatience !! joie

En attendant, je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et une merveilleuse année 2013 !!

bisou bisou

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Re: Noël

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