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Sortir de l’Euro

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Jupiter
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Sortir de l’Euro

Message par Jupiter le Mar 29 Avr 2014 - 9:12

Sortir de l’Euro
Par Jacques Sapir

Les élections européennes vont être l’occasion de faire le point sur le sentiment des peuples face à la construction de l’Union Européenne. On sait que cette opinion s’est fortement dégradée depuis 2009, ce que montrent nombre de sondages. Le problème est particulièrement aiguë en France où, pour la première fois, le nombre d’opinions défavorables à l’Union Européenne est majoritaire.

Il convient tout d’abord de rappeler que l’Union Européenne n’est pas l’Europe, quoi qu’elle puisse le prétendre. L’Europe est une réalité géographique, une réalité politique – même et y compris dans ses conflits – et, bien entendu, elle est une réalité culturelle. Cette réalité a existé bien avant que ne naissent les premiers projets d’union ou de fédération.

L’Union européenne n’est pas l’Europe…

L’Europe a existé, culturellement et d’une certaine manière politiquement, bien avant la Communauté Économique Européenne (ce que l’on appelait le « Marché Commun » et qui est l’ancêtre de l’UE) et bien entendu avant l’UE. L’UE a institutionnalisé des mécanismes de coopération, mais elle a aussi figé les relations entre les pays Européens qui en faisaient par et a déstabilisé largement ceux qui étaient à sa périphérie. L’UE, et la CEE avant elle, n’ont pas été des « forces de paix » à l’échelle du continent européen. Le prétendre, c’et oublier le rôle fondamental de la dissuasion nucléaire, assurée par des Etats (le couple URSS-Etats-Unis puis la Grande-Bretagne et la France). La dissuasion nucléaire, en rendant impossible une guerre majeure en Europe, et ceci en particulier dès que la dissuasion française est devenue effective (milieu des années 1960) a joué un rôle bien plus décisif que la CEE et l’UE dans le maintien de la paix. C’est à ce moment là que la réflexion militaire en Union soviétique commence à argumenter que toute guerre majeure débouchera sur une guerre nucléaire et que l’on ne peut pas gagner une guerre nucléaire[1]. De ce point de vue, la contribution de la CEE et de l’UE au maintien de la paix en Europe est plus que discutable. L’UE a été une cause de conflit, en précipitant hier la désintégration de l’ex-Yougoslavie et la guerre civile qui en a résulté. Il faut se souvenir que la cause essentielle de cette désintégration fut l’attraction de l’UE sur la Slovénie et la Croatie. La mise ne place d’un plan de stabilisation, dont les effets étaient perçus de manière inégale entre les Républiques de la Yougoslavie, a attisé l’opposition entre la Croatie et la Serbie. Mais, c’est bien la perspective d’une adhésion rapide à l’UE qui a convaincu les dirigeants slovènes et croates de faire sécession. Le même phénomène est aujourd’hui à l’œuvre en Ukraine.

Enfin, la politique économique menée par l’UE depuis 2009 (et même depuis en réalité 2000 dans la zone Euro) est la cause de la faible croissance européenne et de la montée astronomique du chômage en Grèce (plus de 28%) en Espagne, au Portugal, mais aussi en Italie et en France. Loin de protéger les populations, l’UE s’est trop ouverte et elle a favorisé la contagion de la crise financière de 2007-2008[2]. On peut comprendre, dans ces conditions, le ressentiment que de nombreux électeurs éprouvent, qu’il s’agisse de l’UE ou plus précisément de la zone Euro qui est elle directement en cause dans la stagnation économique et la crise que connaissent certains pays. C’est l’une des raisons du mécontentement anti-européen qui monte aujourd’hui dans divers pays. C’est pourquoi, les élections européennes de mai 2014 porteront entre autres sur la question de l’Euro. Cette question est en réalité posée depuis le début des années 2000[3], mais il est vrai qu’elle n’a pris la dimension d’un problème central que depuis la crise de la Grèce fin 2009[4].

Les avantages d’une dissolution de l’Euro

Une sortie de l’Euro, qu’elle résulte d’une dissolution coordonnée de la zone Euro ou d’une sortie « sèche », aurait de nombreux avantages pour les pays de l’Europe du Sud et en particulier pour la France. On a tenté d’en mesurer les effets dans un ouvrage publié en septembre 2013[5].

Tout d’abord, à travers une dépréciation du Franc retrouvé qui pourrait être de 20% à 30% (et tout concourt à penser qu’en réalité on sera autour de 20%) cela reconstituerait immédiatement la compétitivité des entreprises françaises, tant à l’export que sur le marché intérieur français. C’est le « choc de compétitivité » dont l’économie française et l’industrie en particulier ont besoin. Par rapport à cela le fameux « pacte de responsabilité » du gouvernement ne représente qu’une pichenette. Notons ici qu’une dévaluation de l’Euro, telle qu’elle est défendue par le Ministre de l’Économie M. Arnault Montebourg, n’aurait que des effets bien plus réduit. Elle ne jouerait que par rapport aux pays de la zone Dollar. C’est certes important, et le Ministère des Finances a calculé qu’une dépréciation de 10% entraînerait un gain de 1,2% à 1,8% de croissance du PIB. Ceci valide d’ailleurs les hypothèses de calcul qui ont été utilisées dans l’ouvrage paru en septembre[6]. Notons aussi que ces calculs donnent tort à tous ceux, et ils sont nombreux, qui prétendent que aujourd’hui la compétitivité n’est plus mesurée par le coût du produit.

Mais la France ne fait qu’environ 50% de son commerce international avec la zone Dollar. Le reste se fait avec la zone Euro, et concerne pour l’essentiel nos échanges avec l’Allemagne, mais aussi avec l’Italie et l’Espagne. C’est bien pourquoi une sortie de l’Euro serait bien plus avantageuse qu’une simple dépréciation de l’Euro. Les calculs qui ont été réalisés avec P. Murer et C. Durand montrent que dans une telle hypothèse, et en admettant que la dépréciation de la monnaie italienne et de la monnaie espagnole soit plus importante que celle du Franc, autrement dit en adoptant une hypothèse de dévaluations compétitives des divers autres pays de l’Europe du Sud, cela donnerait un coup de fouet impressionnant à l’économie française, entraînant une croissance – toute chose étant égale par ailleurs – de 15% à 22% sur une durée de 4 ans. Il faut ici signaler que non seulement l’industrie serait la grande bénéficiaire de cette dépréciation, mais que son effet bénéfique se ferait aussi sentir dans les services, soit dans les services associés à l’industrie soit dans des branches qui sont très sensibles à des mouvements de taux de change, comme le tourisme, l’hôtellerie et la restauration.

Un deuxième avantage induit serait une forte réduction du poids de la dette, sous l’effet des recettes fiscales engendrées par cette croissance. Il deviendrait possible d’alléger le fardeau de la fiscalité pesant sur les ménages et sur les entreprises. Dans les quatre années suivant la décision de sortir de l’Euro, nous verrions le poids de la dette publique passer de 93% du PIB à 80%-66% suivant les hypothèses. C’est bien plus que ce que l’on pourra jamais réaliser en restant dans l’Euro.

Un troisième avantage, et de mon point de vue c’est le plus important, serait de faire reculer massivement le chômage, et de créer en grande quantités des emplois dans l’industrie. Ici encore, nous avons estimé – sur la base des demandeurs d’emploi de catégorie A – que l’on aurait une création nette d’emploi de 1,5 à 2,2 millions en trois ans. Rapporté aux autres catégories utilisées par la DARES, le gain devrait être encore plus important car la croissance permettrait de pérenniser nombre d’emplois précaires. Si l’on considère le total des catégories A, B et D, le gain pourrait se monter de 2,5 millions à 3 millions d’emplois. Notons qu’un tel retour massif à une situation de plein emploi améliorerait immédiatement le financement des caisses d’assurance-chômage, mais aussi celles de l’assurance-vieillesse.

Les inconvénients potentiels d’une sortie de l’Euro

Une sortie de l’Euro et une forte dépréciation de la monnaie (le Franc) auraient aussi des inconvénients, qu’il ne faut cependant pas s’exagérer.

Tout d’abord, il y aurait une hausse des produits importés quand ils proviennent de pays par rapport auxquels le Franc se serait déprécié (Allemagne, pays de la zone Dollar). C’est d’ailleurs le but de toute dépréciation de la monnaie. Mais, cet inconvénient est fortement surestimé par des politiciens sans scrupules qui ne cherchent qu’à affoler la population pour défendre l’Euro. Ainsi, dans le cas des carburants, compte tenu du poids immense des taxes, une dépréciation de 20% du taux de change du Franc par rapport au taux actuel de l’Euro face au Dollar, ne provoquerait qu’une hausse de 6% du prix à la pompe. On voit que ceci est très raisonnable.

Il y a ensuite la dimension financière des conséquences d’une telle dépréciation. Regardons tout d’abord ce qu’il en est en ce qui concerne la dette publique. On sait que les Obligations émises par le Trésor public, quand elles sont émises depuis le territoire français, doivent être remboursées dans la monnaie ayant cours légal en France. C’est la seule obligation légale les concernant. Si cette monnaie n’est plus l’Euro mais le Franc, elles seront remboursées en Franc. Et, si le Franc s’est déprécié vis à vis de l’Euro les détenteurs étrangers d’obligations françaises prendront leurs pertes, tout comme un détenteur français de bonds du Trésor américain prend ses pertes quand le Dollar se déprécie fortement face à l’Euro. Cependant, il est clair que cela provoquera par la suite une hausse des taux d’intérêts (ce que l’on appelle dans le jargon financier une « prime de risque ») pour toute nouvelle émission. Mais, on peut parfaitement contourner ce problème. Il faudra réintroduire le mécanisme qui existait jusqu’au début des années 1980, et qui obligeait les banques françaises (ou toute banque souhaitant travailler en France) à avoir dans leur bilan un certain montant d’obligations du Trésor (mécanisme du plancher obligatoire des effets publics).

Pour les dettes mais aussi l’épargne des particuliers et des entreprises, comme cette épargne et ces dettes sont essentiellement détenues dans des banques françaises, il n’y aurait pas de changement. Il est ainsi criminel, comme le font certains politiciens tant de l’UMP que du PS, d’aller affirmer – en cherchant à affoler une nouvelle fois la population – qu’une dépréciation de 20% du Franc se traduirait par une perte de 20% de l’épargne. En réalité, et tous les économistes le savent, il n’y a de perte de valeur que dans la mesure où l’on achète, avec son épargne, des biens provenant de pays par rapport à la monnaie desquels le Franc s’est déprécié. Pour les achats réalisés en France, ou de produits (et de services) français, ce qui représente plus de 60% des transactions en volume, il n’y aurait aucun changement. De plus, certains pays ayant une monnaie se dépréciant plus que le Franc (l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce), l’épargne française verrait son pouvoir d’achat se réévaluer pour des opérations dans ces pays.

Le seul véritable inconvénient est une poussée d’inflation qui se fera sentir dans les 24 mois succédant à cette sortie de l’Euro et cette dépréciation du Franc. L’inflation induite par la dépréciation du France devrait être de 5% la première année et de 3% la seconde. Il faudra, pour y faire face, rétablir très probablement des mécanismes d’indexation des salaires et des pensions. Néanmoins, toute hausse de l’inflation, aura aussi pour effet de faire baisser mécaniquement les taux d’intérêts réels (par la différence entre le taux nominal et le taux d’inflation). Ceci pourrait avoir un effet très positif sur l’investissement des ménages et des entreprises. De plus, l’inflation efface mécaniquement une partie de la dette accumulée. Aussi, même la perspective de connaître à nouveau une période de relative inflation ne doit pas être vue comme uniquement un inconvénient, mais bien comme quelque chose qui pourrait être utile pour l’économie.

Il faut enfin ajouter que, bien entendu, des réformes sont nécessaires en France. Mais, tous les pays qui ont fait des réformes de profondeur l’ont fait APRÈS une forte dépréciation de la monnaie. Sortir de l’Euro, laisser le Franc se déprécier, cela peut être un premier pas décisif sur la voie des réformes.

Le risque politique d’une sortie de l’Euro

Le risque politique n’est pas à négliger, mais il convient de dire que le risque d’une séparation est d’autant plus facile à envisager qu’il est anticipé. C’est le paradoxe central d’une dissolution de la zone Euro. Personne ne veut, au niveau des gouvernements, l’envisager ouvertement. Pourtant, cette attitude est profondément autodestructrice. En effet, si cette dissolution pouvait se faire de manière coordonnée, le choc serait minime. Mais, le refus actuel des gouvernements à envisager cette solution ne laisse plus comme solution qu’une sortie de l’Euro par un ou deux pays (l’Italie et la France) entraînant à sa suite une désintégration générale de l’Euro qui pourrait prendre entre 6 mois et un an. Dans ces conditions, il est clair que les pays qui souffriront le plus seront ceux qui sortiront de l’Euro les derniers. Dans une telle situation, il y a en effet une prime au « premier sorti », qui bénéficie à plein de l’effet de dépréciation de sa monnaie. C’est d’ailleurs pour cette raison que dès qu’un pays important aura quitté l’Euro le mouvement de sortie deviendra rapidement irréversible. S’il s’agit de la France, l’Italie se verra obligé de nous imiter en quelques semaines. La sortie de la 2ème et de la 3ème économie de la zone Euro entraînera celle de l’Espagne (4ème économie), et en chapelet le Portugal, la Grèce, mais aussi la Belgique et les Pays-bas. Si l’Italie sort la première, la pression sur l’économie française deviendra telle que nous devrons nous aussi sortir dans les trois mois qui suivent. Quelle que soit l’origine, la chaîne des sorties successives sera activée et deviendra une réalité en moins de douze mois.

La dissolution de la Zone Euro, ou des sorties de certains pays, ont bien été étudiées dans de nombreux pays : Allemagne, France, Italie, Espagne et Pays-Bas. Dans les études officielles, que ce soit celles qui ont été réalisées par les Banques Centrales, ou par les Ministères des Finances, et dont j’ai pu avoir connaissance, le bilan d’une telle sortie est globalement positif. Il est même très positif pour la France et l’Italie, et c’est ce qui inquiète les partisans d’une défense absolue de l’Euro. Toutes ces études mettent en avant le caractère positif d’une dépréciation du taux de change. L’obstacle se situe donc au niveau politique. Des études « privées » ont aussi été réalisées, et mon centre de recherches y a contribué[7]. Certaines de ces études ont été faites dans le but de discréditer une sortie de l’euro, et elles font état de résultats aberrants. Ainsi, l’Institut Montaigne envisage une chute importante du PIB sans donner d’indication sur le pourquoi ni le comment du calcul. Cela jette un grand doute sur certaines de ces études. On peut penser que les chercheurs supposent un effondrement du commerce à l’intérieur de la zone Euro. Mais, le retour aux monnaies nationales – qui est d’ailleurs largement anticipé dans nombre de banques et d’entreprises – ne compromettra nullement ce commerce, tout comme le passage à la monnaie unique n’a pas produit le surcroît de commerce et de croissance que certains prédisaient.

En ce qui concerne la fraction de la dette publique détenue par des « non-résidents », toutes les personnes interrogées, qu’elles appartiennent à des administrations ou à des banques privées, reconnaissent que le principe de la « Lex Monetae », soit le fait que la dette d’un pays, si elle émise dans ce pays doit être remboursée dans la monnaie du pays, que cette monnaie s’appelle l’Euro ou un autre nom (Franc, Lire Italienne, Pesetas espagnole…) s’appliquera. Il n’y aura pas d’espace pour des procès en droit international.

Reste alors un argument souvent évoqué : quel serait le poids d’un pays comme la France dans la « mondialisation » si nous sortions de l’Euro. Mais, cette mondialisation n’empêche pas la Corée du Sud (44 millions d’habitants) ou même Taiwan, de bien fonctionner. En Europe, la Suède et la Grande-Bretagne ne se portent pas plus mal de n’être pas dans la zone Euro. En fait, ceux qui tiennent ce discours sont les héritiers indirects du régime de Vichy, en ceci qu’ils ne font pas confiance en notre pays, en ses valeurs et en ses capacités. Il faut avoir confiance dans les points forts de la France, qui sont nombreux. Il est de plus important de préserver notre modèle social, qui fait désormais partie de notre culture politique ce que reconnaît le préambule de notre Constitution ce que l’on a trop tendance à oublier. De ce point de vue, la pratique du Conseil Constitutionnel a été honteuse dans l’accommodation à des règles étrangères.

Dire cela ce n’est nullement refuser de coopérer avec les autres pays d’Europe. Dire cela ce n’est nullement refuser de coopérer avec des pays européens qui ne font pas partie de l’UE comme la Russie qui est à la fois en Europe et en Asie. Dire cela, ce n’est nullement refuser de coopérer avec les pays d’Afrique. Aujourd’hui, l’Union Européenne fait obstacle à une vision plus large de nos coopérations. Où est l’UE quand la France s’engage au Mali ? Par contre, la Russie est à nos côtés, et ce sont des avions russes qui assurent une bonne part de la logistique de nos opérations extérieures. Il faut en tirer les leçons, aussi déplaisantes qu’elles puissent être pour certains.

La posture de l’État-Nation est, par ailleurs, et il faut le rappeler sans cesse et sans faiblir, la seule à garantir la démocratie, car il ne saurait y avoir de démocratie sans souveraineté ni légitimité. Ici encore, qu’il s’agisse de raisons conjoncturelles, et ce sont des raisons importantes, ou de raisons de principe, il est clair que la France doit s’attacher à retrouver sa souveraineté.

De la solidarité entre les pays européens

C’est un véritable problème, mais il est très mal posé. Tout d’abord reconnaissons qu’avec une budget de l’UE égal à 1,26% du PIB, et dont une large partie est dévorée par la bureaucratie bruxelloise, cette solidarité ne peut être financière. On l’a vu avec le cas de la Grèce et de l’Espagne. L’aide n’a pas été fournie aux populations, mais aux créditeurs des banques et de l’État, soit avant tout aux banques françaises et allemandes. Il faut dire et redire ici que l’on a fait payer aux populations de ces deux pays le soutien à nos banques. Ni plus ni moins.

De plus, sans doute exige-t-on trop de la solidarité de peuples qui ne se connaissent que peu et mal. La solution du fédéralisme intégral doit être rejetée en raison de la charge financière qu’un tel fédéralisme ferait porter sur certains pays, comme l’Allemagne en particulier. Il n’est pas réaliste de penser que les Allemands pourraient contribuer à hauteur de 8% à 12% de leur PIB pendant plusieurs années aux budgets des pays du Sud de l’Europe. Cette solidarité doit donc être déplacée sur le terrain du politique et doit pouvoir s’incarner dans des projets, tant industriels que scientifiques, menés dans des cadres bi ou multilatéraux. Tel fut, il faut s’en souvenir, l’origine d’Airbus et d’Ariane.

L’Euro est condamné

Aujourd’hui, nous avons la possibilité de dire que la monnaie unique est condamnée, tant pour des raisons conjoncturelles (le poids de l’austérité qu’elle impose aux peuples du Sud de l’Europe) que pour des raisons principielles. Ce fut folie que de faire la monnaie unique sans réaliser au préalable l’Europe sociale et fiscale. Ce fut folie en effet que de faire une monnaie unique entre des pays dont les structures, tant économiques que sociales et démographiques étaient aussi différentes et divergentes. Ce fut folie que de faire une monnaie unique entre des pays qui, en conséquence, avaient des taux de gains de productivité très différents et des inflations structurelles (ainsi qu’un rapport entre l’inflation et la croissance) aussi différent. L’Euro a été réalisé pour des raisons politiques. On a cru qu’en imposant un premier élément d’Europe fédérale, alors que les populations en refusaient le principe, on arriverait, par petits bouts, à construire subrepticement cette Europe fédérale. On a vu le désastre auquel cette politique du fédéralisme furtif a conduit. Les dirigeants, et M. Jacques Delors en premier, ont cru que l’économie se plierait à la politique. Mais, les faits sont tétus. Quand on les méprise, ils se vengent. La divergence macroéconomique entre les pays de la zone Euro était évidente dès 2006. J’avais tiré la sonnette d’alarme à cette époque[8]. Elle est devenue insupportable avec la crise financière et ses conséquences. Avant que la crise de l’Euro n’emporte tout, il serait plus sage de dissoudre l’Euro et de commencer à voir entre quels pays il serait possible d’organiser une convergence tant sociale que fiscale, qui pourrait permettre de reconstruire, dans un délai qui reste à préciser, un instrument monétaire commun.

On nos dira alors qu’il faut « changer l’Europe ». Vieille antienne devenue une véritable scie. Mais, c’est un discours que l’on tient depuis plus de vingt ans et qui n’a aucun effet, pour des raisons qui sont d’ailleurs simples à expliquer. Pour changer l’Union Européenne, il faudrait que les 27 autres pays se convertissent à nos valeurs, et à notre situation. Tache impossible et même tache malsaine, car la différence peut être source d’enrichissement. Mais alors, il faut trouver des solutions permettant à ces différences de s’exprimer sans que nous ayons à en payer les frais. Cela impose des changements institutionnels substantiels. Ce n’est pas « changer l’Europe » qu’il faut, mais bien « Changer d’Europe », et pour cela ne pas hésiter à détruire ce qui est un obstacle, comme l’Euro.
Tel est le point capital qui doit guider notre vote lors de ces élections européennes.

Jacques Sapir

[1] Les Voroshilov Lectures le confirment, à partir de 1971-72.
[2] Sapir J., « From Financial Crisis to Turning Point. How the US ‘Subprime Crisis’ turned into a worldwide One and Will Change the World Economy » in Internationale Politik und Gesellschaft, n°1/2009, pp. 27-44.
[3] Sapir J., « La Crise de l’Euro : erreurs et impasses de l’Européisme » in Perspectives Républicaines, n°2, Juin 2006, pp. 69-84.
[4] Sapir J., « Is the Eurozone doomed to fail », pp. 23-27, in Making Sense of Europe’s Turmoil, CSE, Bruxelles, 2012.
[5] Sapir J., Les scénarii de dissolution de l’Euro, (avec P. Murer et C. Durand) Fondation ResPublica, Paris, septembre 2013.
[6] Sapir J., Les scénarii de dissolution de l’Euro, (avec P. Murer et C. Durand), op.cit..
[7] Voir Sapir J., Les scénarii de dissolution de l’Euro, (avec P. Murer et C. Durand), op.cit..
[8] Voir mon article « La Crise de l’Euro : erreurs et impasses de l’Européisme » in Perspectives Républicaines, n°2, Juin 2006, pp. 69-84.


http://russeurope.hypotheses.org/2192


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Re: Sortir de l’Euro

Message par gemini le Mar 29 Avr 2014 - 12:08

Oui, abandonner cette monnaie redonnera un nouveau souffle à l'économie française.
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Re: Sortir de l’Euro

Message par CoqGaulois le Mar 29 Avr 2014 - 13:52

Nous sommes bien d'accord, l'Euro est pour nous une ruine programmée mais là encore aucun débat ni en France ni en Europe ne remet en cause le système européen, cette élection est une mascarade où nous sommes les seuls à remettre en cause le système et à débattre des sujets de fond.
L'Union Européenne est une dictature qui méprise les peuples et sous couvert d'une pseudo démocratie tente de faire cautionner ses actes.
Il faut dire STOP car quand une politique est catastrophique on ne parle pas d'y faire juste des petites retouches, or du point de vue politique et du point de vue économique l'UE est un échec total.
Le bilan est sans appel seuls les marchés financiers qui ont inventé cette Europe sont gagnants, nous avons enrichi assez de monde il est temps de travailler pour nous et de récolter le fruit de nos efforts.
Seul le FN parle de notre avenir et des perspectives qui s'offrent à nous les autres restent sur des rails qui vont droit dans un mur.


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Re: Sortir de l’Euro

Message par Jupiter le Mar 29 Avr 2014 - 18:47

La peur, le dernier rempart contre l' Euro ? Démontage des idées reçues sur un retour au Franc.

Devant l' évidence que l' Euro n' a tenu aucune de ses promesses, les partisans de la monnaie unique se retranchent dans une rhétorique basée sur l' ignorance et la crainte.
Désormais, ils affirment de manière péremptoire qu' une sortie de l’euro engendrerait un cataclysme économique, une envolée du chômage et la ruine des épargnants.
La peur se dresse donc comme le dernier rempart contre une dissolution de ce désastre monétaire. C' est pourquoi le moment est venu de tordre le coup à toutes les idées reçues sur un retour au Franc.

La peur, le dernier rempart contre l' Euro ? Démontage des idées reçues sur un retour au Franc.  

1/ La dette française étant libellée en Euro, le retour à un franc dévalué alourdirait le poids de l' endettement.
FAUX : 97 % de la dette française a été émise en contrat de droit français. En vertu d' une clause de droit international appelée Lex Monetae, ces dettes seront ré-libellées et remboursées dans la monnaie ayant cours légal dans le pays. Aujourd' hui l' Euro, demain le Franc.

Les 3 % résiduels de l' endettement ne seront pas ré-libellés en Franc car le Trésor a émis une partie de la dette depuis Londres, Francfort ou New York.

La peur, le dernier rempart contre l' Euro ? Démontage des idées reçues sur un retour au Franc.  

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2/ Les prix de l' essence vont flamber.
FAUX : Prenons par exemple le Sans Plomb 95. Le coût réel de l' essence ne représente qu' environ 30 % du prix à la pompe. 70 % du prix est composé majoritairement de taxes ( 56 % ).  Supposons un franc dévalué de 25 %. La dévaluation portera que sur les 30 %, qui vont alors monter d' un quart. Le prix total augmentera donc seulement de 7,5 % et non de 25 %.  Augmentation qui pourra être très largement compensée par une baisse des taxes.

La peur, le dernier rempart contre l' Euro ? Démontage des idées reçues sur un retour au Franc.  

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3/ Représentant moins de 1% de la population mondiale, la France a besoin de l' Europe pour rivaliser avec la Chine et les USA
FAUX : Ce sont plutôt les petits pays qui caracolent en tête des statistques de croissance et de santé financière. Citons en quelques un : la Suisse, la Norvège, la Suède, la Finlande, Singapour, Hong Kong, le Canada ( 35 milions d' hab ), l' Australie ( 23 millions d' hab ), Monaco.

Les plus  gros pays ( en terme de population ) ne sont pas les plus prospères. Big ne s' accorde pas avec beautiful dans une économie moderne.

4/ Un retour au Franc diminuerait le pouvoir d' achat des Français et annéantirait l' économie française
FAUX : La dévaluation d' une monnaie se ressent uniquement sur les services et les produits importés depuis les zones monétaires plus fortes. ( Dollars, Deutsch Mark etc.. ). Or la part des produits issus de l' importation réprésente à peine 15 % dans la consommation des ménages.


PART DES IMPORTATIONS DANS LA CONSOMMATION TOTALE DES MÉNAGES
PAR DÉCILE DE REVENU EN UNITÉ DE CONSOMMATION (EN %)
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Mieux encore, comme le Franc se situe au point d' équilibre de l' ensemble des parités des monnaies européennes, sa dépréciation n' excéderait pas les 10 % par rapport à l' Euro. C' est surtout le Deustch Mark et le Florin qui se réévalueraient de + 20 %. L' Italie, l' Espagne et la Grèce dévalueraient respectivement de 20%, 30 %,50 %. ( les biens de ces pays seront relativement moins chers )

Quant aux entreprises exportatrices, une dévaluation apportera une véritable bouffée d' oxygène. Elles redeviendront compétitives et pourront reconquérir les parts de marché perdues à cause d' une surévaluation de l' Euro.
Ensuite, la charge des intérêts de la dette ( première dépense de l' Etat ), pèsera également moins sur l' économie.
Enfin, la réduction des importations, accompagnée d' une baisse de la pression fiscale, solicitera l' initiative entrepreunarial, favorisera la relocalisation de certaines entreprises et l' arrivée de nouveaux capitaux.

La conjugaison de ces évènements relancera l' économie et la création d' emplois productifs.

En résumé, je viens d' expliquer le rôle salvateur de la dévaluation du taux de change extérieur dans les sorties de crise des balances des paiements. ( que je détaillerai mieux dans un article centré sur la monnaie unique )

Toutefois, pour qu' une dévalutation soit réellement effective, à l' instar du Canada ou de la Suède,  une politique de libéralisation de l' économie doit être mise en oeuvre. C' est-à-dire la réduction de la taille de l' Etat dans l' économie.  Actuellement, l' hyperthrophie étatique consomme 57 % du PIB ( dont 46 % sont des prélèvements obligatoires ) et demeure le principal problème de la France.
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5/ L' Euro nous protège contre les crises financières et les " attaques " spéculatives des marchés.
FAUX :  D' abord la crise des " subprimes " prouve le contraire.

Pire encore, l' Euro a engendré un nouveau produit financier hautement spéculatif ; l' Euro-OAT-future ( FOAT ).  C' est un contrat à termesur les obligations émises par l’État français.( créé en 2012 par Eurex, le compartiment des dérivés de la Bourse allemande )

Vendre un FOAT revient à parier sur la dévalorisation de la dette française. Si un nombre important d' acteurs du marché cherchait à vendre ces contrats à terme et que les sommes engagées venaient à être importantes, la conséquence directe serait une baisse du cours des obligations de l’Etat français. Ce qui provoquerait un décollage immédiat des taux d’intérêts de la dette souveraine dont on a constaté les bienfaits dans l' Euro-Sud, en particulier  en Grèce.

En outre, l’ effet de levierpeut amplifier ce phénomène de spéculation.

Alors certes, on ne peut plus spéculer sur les anciennes monnaies, mais on spécule sur les dettes souverainnes. Au lieu de résoudre le " problème ", l' Euro le déplace en l' aggravant.
Attention, je précise que je ne m' oppose pas contre l' élaboration de ce genre de produit financier. J' expose juste le " mauvais " coté. Les produits dérivés résultent de la complexité du monde de la Finance. Cela relève d' un autre débat.

Angel Xp

http://angelxp.over-blog.com/2014/04/la-peur-le-dernier-rempart-contre-l-euro-pour-en-finir-avec-l-intox-sur-une-sortie-de-l-euro.html


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Re: Sortir de l’Euro

Message par Invité le Mar 29 Avr 2014 - 21:05


L'euro va finir tout seul de sa belle mort, c'est inévitable, et ce sera un mal pour un bien...
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sakura FN

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Re: Sortir de l’Euro

Message par sakura FN le Dim 11 Mai 2014 - 12:51

L'Allemagne n'a plus besoin de la zone euro...
Elle lui coute cher et , de ce fait , l'Allemagne songe à sortir de l'euro...
Le " toutou à sa mémère " va-t-il suivre...?

http://www.atlantico.fr/decryptage/allemands-ont-encore-besoin-et-zone-euro-week-end-angela-merkel-francois-hollande-bernard-maris-1060111.html
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dysneylandresort

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Re: Sortir de l’Euro

Message par dysneylandresort le Dim 11 Mai 2014 - 17:15

Cependant, je ne suis pas d' accord avec vous en ce qui concerne l' apport de seulement 15% de produits étrangers en France faisant de ce fait une belle part aux produits français qui n'augmenteront pas pour le citoyen français!
D' abord qu'est ce qu'un produit français?
Même si vous parlez de la fameuse baguette, elle coûte en farine qui même issue du blé français nécessite des produits pétroliers étrangers, des produits insecticides étrangers, des machines agricoles étrangères, l' alignement de son cours sur celui de Chicago, vous voyez que pour un produit aussi simple que la baguette, il y rentre beaucoup de composants étrangers! Donc inévitable hausse interne des produits de bases produits en France car nécessitant des composantes étrangères!
Je ne parle pas de l'automobile ni d'autres produits de base qui ont aussi des composant d'origine étrangère!
Je ne suis pas pour l'euro, vous me connaissez sur le forum, mais je pense que ce n'est pas aussi simple!
Une bonne révision des traités avec notamment la suppression du vote unanime des 27 à une question, remplacé par une majorité pondérée en fonction des Etats permettrait de faire une politique plus favorable à une économie saine pour tout le monde!
La suppression de Schengen, la suppression des directives décidées par des non élus, le rapprochement des charges sociales et des salaires, l'interdiction du dumping social et de la délocalisation pour utiliser une main d' oeuvre à faible coût, celui ci étant compensé par une taxe de réévaluation jusqu'à un salaire moyen à définir, seraient le moyen de donner de l' efficacité économique à l' Europe!
Le prêt de la BCE directement aux états sans passer par des banques privées devrait pouvoir être mis en place!
Ce qu'il faut , c'est taper du poing sur la table à Bruxelles et montrer qu'on existe quitte à provoque un beau remue ménage et la politique de la chaise vide! De Gaulle savait le faire quand çà n' allait pas !


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CoqGaulois

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Re: Sortir de l’Euro

Message par CoqGaulois le Lun 12 Mai 2014 - 23:14

@dysneylandresort a écrit:Cependant, je ne suis pas d' accord avec vous en ce qui concerne l' apport de seulement 15% de produits étrangers en France faisant de ce fait une belle part aux produits français qui n'augmenteront pas pour le citoyen français!
D' abord qu'est ce qu'un produit français?
Même si vous parlez de la fameuse baguette, elle coûte en farine qui même issue du blé français nécessite des produits pétroliers étrangers, des produits insecticides étrangers, des machines agricoles étrangères, l' alignement de son cours sur celui de Chicago, vous voyez que pour un produit aussi simple que la baguette, il y rentre beaucoup de composants étrangers! Donc inévitable hausse interne des produits de bases produits en France car nécessitant des composantes étrangères!
Je ne parle pas de l'automobile ni d'autres produits de base qui ont aussi des composant d'origine étrangère!
Je ne suis pas pour l'euro, vous me connaissez sur le forum, mais je pense que ce n'est pas aussi simple!
Une bonne révision des traités avec notamment la suppression du vote unanime des 27 à une question, remplacé par une majorité pondérée en fonction des Etats permettrait de faire une politique plus favorable à une économie saine pour tout le monde!
La suppression de Schengen, la suppression des directives décidées par des non élus, le rapprochement des charges sociales et des salaires, l'interdiction du dumping social et de la délocalisation pour utiliser une main d' oeuvre à faible coût, celui ci étant compensé par une taxe de réévaluation jusqu'à un salaire moyen à définir, seraient le moyen de donner de l' efficacité économique à l' Europe!
Le prêt de la BCE directement aux états sans passer par des banques privées devrait pouvoir être mis en place!
Ce qu'il faut , c'est taper du poing sur la table à Bruxelles et montrer qu'on existe quitte à provoque un beau remue ménage et la politique de la chaise vide! De Gaulle savait le faire quand çà n' allait pas !



Désolé de te le dire mais tu plonge dans le délire utopique de l'UMPS, si tu analyses la situation économiques de la France tu émets tellement de critiques vis à vis de l'Euro que tu finis par te rendre compte qu'il ne reste rien pour justifier de le garder. Tu te lances dans une thèse appuyé sur des arguments diamétralement opposés, on ne réforme pas un système au mieux stérile quand il n'est pas néfaste, on en change radicalement c'est plus simple et mille fois plus efficace.
Mais c'était courageux et bien joué de vouloir te faire l'avocat du diable.


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" Je préfère échouer pour une cause qui finira par triompher que de triompher pour une cause qui finira par échouer ! "
"Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu." (Bertolt Brecht)
 


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