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Comment le Front National veut en finir avec l'euro

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Jupiter
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Comment le Front National veut en finir avec l'euro

Message par Jupiter le Mer 7 Mai 2014 - 8:55

Comment le Front National veut en finir avec l'euro


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INTERVIEW A 3 semaines des élections européennes, Bernard Monot, conseiller spécial du FN en charge de la stratégie économique, détaille la façon dont son parti rétablirait le franc.
Le 26 avril, Challenges.fr publiait une interview de l'économiste Anne-Laure Delatte dans laquelle elle expliquait pourquoi sortir de l'euro et revenir au franc était un non-sens économique. Dans son viseur: les thèses de certains souverainistes classés à l'extrême-gauche comme Jacques Sapir, Emmanuel Todd ou Frédéric Lordon ainsi que le programme du Front National.

"Ils se trompent et nous trompent sur ce qui se passerait vraiment si on mettait fin à l'aventure de l'euro", explique-elle. Selon cette chercheuse au CNRS, la France entrerait rapidement dans une période de stagflation où l'inflation se conjugue avec une stagnation de la croissance car l'Etat, par le biais de la Banque de France, ferait fonctionner la planche à billets pour financer les dépenses publiques. Et le nouveau franc qui remplacerait l'euro risquerait à tout moment de faire l'objet d'attaques spéculatives. Par ailleurs "les gains de compétitivité que pourraient générer la dévaluation du franc seraient absorbés à la fois par l'inflation et les coûts d'emprunts", souligne Anne-Laure Delatte. Une situation dont il serait alors difficile de sortir, à l'image du Japon dans les années 1990.

Pour contrer ses arguments et défendre ses thèses, Bernard Monot a souhaité répondre aux questions de Challenges.fr. Economiste de formation et spécialiste des taux de change dans une grande institution financière publique, Bernard Monot est depuis 2006 conseiller spécial du parti frontiste chargé de la stratégie économique. Il est également tête de liste Front National/Rassemblement Bleu Marine pour les élections européennes de 2014 dans le Centre (regroupant pour cette élection les régions Auvergne, Limousin et Centre).

C'est la première fois que vous vous présentez à une élection. Pourquoi s'engager maintenant?
La classe politique qui nous dirige est incompétente en économie et ceux qui sont compétents, comme DSK, mettent leurs savoirs au service de l'oligarchie économique et financière. Pour moi, l'UMP et le PS sont les co-auteurs de cette crise car ce sont eux qui ont mis en place ce système. Ils poursuivent la même doctrine libérale depuis Georges Pompidou et la loi de 1973 qui oblige l'Etat à emprunter sur le marché privé. Curieusement, c'est à partir de cette date que la France a connu ses premiers déficits et a commencé à s'endetter. Par ailleurs, ils n'ont rien vu venir de la crise. Soit disant qu'elle était imprévisible…  mais moi, dès 2004-2005, je l'avais anticipé et j'en avais parlé à Jean-Marie Le Pen.
En septembre 2008, nous avions présenté un plan anti-crise qui a été balayé d'un revers de la main. Selon l'UMP et le PS, le FN n'a aucune compétence économique. Mais si on regarde leur bilan, il est mauvais: ils ont accumulé 2.000 milliards d'euros de dette dont 750 milliards à mettre au compte de Nicolas Sarkozy. Bruxelles vient de notifier un déficit de 85 milliards d'euros pour la France cette année, le chômage au sens large, avec l'Outre-mer, touche 6 millions de Français et le déficit de la balance commerciale a atteint 60 milliards en 2013. Avec le pacte de responsabilité et de solidarité et ses 50 milliards d'économies, l'UMP et le PS sont en train de saccager la France. Notre patrie est en danger. L'Europe est en train de sacrifier le peuple. Avec cette cure d'austérité, nous sommes en train de payer la facture du sauvetage de l'euro. En tant qu'expert, citoyen et père de famille, je suis très inquiet pour nos jeunes. Le marché du travail est bouché, le pays s'est appauvri et l'Union Européenne est un échec total. Malgré les milliards d'euros émis pour éviter une crise de liquidités, les banques restent insolvables. J'anticipe d'ici le 15 août 2015, une nouvelle crise systémique au niveau mondial. En me présentant, je veux éviter le retour en France de Germinal de Zola.

Vous avez souhaité réagir à l'interview d'Anne-Laure Delatte qui estimait que le retour au franc était une mauvaise idée. Que lui répondez-vous?
Tout d'abord, nous ne prônons pas un retour au franc mais le passage aux nouvelles monnaies nationales. Comme les autres monnaies en Europe, le nouveau franc sera, au moins au départ car il y aura ensuite une dévaluation, à parité avec l'euro. Un franc vaudra un euro. La sortie de l'euro sera décidée par référendum par l'ensemble des Français. Mais avant d'en arriver là, nous essayerons d'abord de changer le mandat de la BCE en réunissant un sommet de l'euro-zone. Aujourd'hui, la Banque Centrale Européenne a comme unique cible la stabilité de l'euro et le maintien de l'inflation à l'intérieur de la zone euro autour de 2%. Nous voulons que la BCE puisse prioritairement soutenir l'emploi et l'économie réelle en lui permettant de déprécier voire de dévaluer l'euro comme le font déjà les banques centrales des Etats-Unis, du Japon ou encore de la Chine. En somme, comme 95% des pays du monde, nous voulons que la BCE dispose de toutes les armes possibles pour piloter sa politique monétaire. Déprécier une monnaie est générateur de croissance et ce, sans casse sociale, contrairement à la dévaluation interne qui consiste à geler les salaires et réduire les aides sociales. Dans notre modèle, nous avons imagé la fourchette haute d'une dépréciation de 25%. Cela signifie que d'un seul coup les entreprises gagnent 25% de compétitivité. Notre balance commerciale deviendrait alors excédentaire. A titre de comparaison, le CICE et le pacte de responsabilité devraient améliorer de 4% au mieux la compétitivité des entreprises selon nos calculs.

On entrerait ainsi dans une "guerre des monnaies" avec les Etats-Unis, le Japon… Est-ce que cela  resterait efficace alors que tout le monde mène la même politique monétaire?
Nous sommes déjà dans une guerre des monnaies et nous en subissons actuellement les représailles car nous n'y participons pas. On serait les seuls à ne pas s'y mettre? Si l'on regarde le cours de l'euro par rapport au dollar, ce n'est pas l'euro qui est fort mais plutôt le dollar qui est faible. La Fed avec sa politique laisse le dollar se déprécier. L'euro a quand même pris 54% par rapport au dollar depuis 2001. Et curieusement, notre balance commerciale n'est plus excédentaire depuis 2002.

Mais si l'on regarde au niveau de la zone euro, la balance commerciale est largement excédentaire…
Oui, grâce à l'Allemagne. Mais ce n'est pas étonnant car les Allemands ont mené une politique de dévaluation interne en passant la TVA de 16 à 19% et en augmentant très peu les salaires. Finalement, on voit que ce n'est pas la paix dans l'Union Européenne mais plutôt la guerre économique.

Ne doit-on pas arrêter de penser "France" pour penser "Europe" et aller, au contraire, vers une union fiscale et budgétaire qui permettrait plus de solidarité et un système de péréquation entre les différents pays de l'UE?
Je ne comprends pas cette logique qui veut que l'on aille vers plus de fédéralisme car le fédéralisme n'a pas marché. C'est une solution suicidaire. L'UE impose de façon totalitaire ses conditions aux citoyens européens. Je ne veux pas y aller. Il faut plutôt revenir vers un modèle économique qui a fait ses preuves pendant les Trente glorieuses et qui est le patriotisme économique intelligent.

Comment écartez-vous le risque d'inflation si la Banque de France fait marcher la planche à billets pour déprécier la valeur de sa monnaie?
Nous avons calculé qu'en deçà de 5% de croissance de la masse monétaire par an, on ne génère pas d'inflation structurelle. Car il n'est pas question de laisser filer l'inflation. Nous voulons juste être un peu plus flexibles mais nous continuerons à la maîtriser pour qu'elle soit inférieure à 4,5%. Nous proposons donc de créer 100 milliards de nouveaux francs par an dont 90 milliards qui iraient au remboursement de la dette et des intérêts et 10 milliards à la ré-industrialisation de la France. Pour nous, il n'est pas question de faire défaut sur la dette. Nous tenons à respecter la signature de la France car nous sommes un Etat de droit. Notre modèle de patriotisme économique est donc non seulement de retrouver l'indépendance de la France mais aussi de rassurer les marchés financiers.

Anne-Laure Delatte ainsi que d'autres économistes et politiques avancent qu'une dépréciation du franc provoquerait un renchérissement du coût des emprunts. Qu'en pensez-vous?
C'est de l'incompétence. Le risque financier est toujours supporté par les créanciers, jamais pas les débiteurs. La dépréciation monétaire n'aura que peu d'impact sur la dette publique d'après Jacques Sapir. En effet, selon lui, 97% de la dette française est émise dans des contrats d'emprunt de droit français qui stipulent que la dette sera remboursée dans la monnaie ayant cours dans le pays. Cela s'appelle la "lex monetae".  Dans le cadre du programme économique du FN, nous avons chiffré qu'une dépréciation de 25% du franc engendrerait en 2014 environ 15 milliards d'euros d'augmentation de la dette publique.

De fait, les banques pourraient perdre beaucoup d'argent avec la dépréciation du franc. Cela pourrait les mettre en difficulté, voir les amener à faire faillite…
Et alors? Elles nous ont bien piqués mille milliards d'euros lorsqu'il a fallu les sauver au plus fort de la crise. L'Etat a renfloué les 5 plus grandes banques françaises à hauteur de 40 milliards d'euros effectivement décaissés et de 320 milliards en garantie. Ce n'est que justice.

Donc on laisse les grandes banques faire faillite?
Admettons que le Crédit Agricole fasse faillite. Il faudrait alors nommer un administrateur judiciaire pour qu'il purge son passif. Ensuite, l'Etat stratège que nous appelons de nos vœux rachètera à sa valeur vénale la banque. On pourra ainsi séparer l'activité banque de dépôts de l'activité banque d'affaires et ainsi éviter la prise de contrôle par la BCE et sauver l'épargne des Français.

Il s'agirait donc d'une nationalisation?
Oui ou alors d'un système de banque mutualiste. Je veux que les Français possèdent leur système bancaire pour avoir un contrôle dessus.

En quoi le retour à une souveraineté monétaire permettrait à la France de reprendre le pas sur les marchés financiers?
Car nous allons protéger nos frontières. Nous voulons instaurer un contrôle des capitaux ainsi qu'un contrôle des biens, des services et des personnes. Il n'est pas question de verrouiller mais de contrôler les flux. Je veux que le peuple français soit libre et qu'il ne soit pas sous la tutelle de l'UE comme l'Espagne et l'Italie le sont déjà. Ils sont soumis à l'esclavage de la dette. Notre objectif est d'éviter la casse sociale. Nous sommes contre le traité transatlantique qui permettrait de libéraliser les derniers secteurs encore protégés des américains. Nous voulons nous dégager du lobby des marchés financiers et du lobby des multinationales. Concrètement, je veux que l'emploi aille d'abord aux français. Tous les produits étrangers qui arrivent en France et qui concurrencent une entreprise nationale se verront appliquer des droits de douane.

Il faudra que les entreprises étrangères s'implantent en France pour pouvoir vendre sur le territoire?
Oui. Par exemple, il n'y aura aucun problème avec la Yaris de Toyota qui est fabriquée dans le Nord de la France. L'unique condition est d'employer des Français. D'autres pays le font déjà comme le Canada. Là-bas, aucune voiture n'est vendue si elle n'est pas construite dans le pays.

Vous prévoyez zéro déficit en 5 ans. Comment y parvenez-vous?
Principalement par des économies sur le sauvetage de l'euro monnaie unique. C'est à peu près  17 milliards d'euros par an. Nous pouvons aussi compter sur 5 à 7 milliards par an de recettes liées aux droits de douane. Nous prévoyons aussi 10 milliards d'économies par an en luttant contre la fraude sociale et 16 milliards par an d'économies en luttant contre l'immigration.

Si la France et les autres pays européens retrouvaient leur souveraineté monétaire, que deviendrait les institutions européennes?
L'euro resterait comme monnaie commune. Elle serait similaire à l'Ecu entre 1999 et 2001. Mais a priori, la BCE, le Parlement et la Commission Européenne n'auraient plus de sens, ni de légitimité.

Il y aurait donc clairement un repli sur soi…
Non, avec le patriotisme intelligent basé sur le principe de La Havane, c'est à dire ni excédent ni déficit commercial à long terme, nous voulons continuer la coopération entre les pays européens, un peu comme à l'époque de la création d'Airbus et du Concorde.

Vous êtes donc favorable à un rapprochement entre Alstom et l'allemand Siemens?
Non, je veux un Etat stratège qui mette tout en œuvre pour qu'Alstom, qui est une entreprise stratégique, reste française par un rachat par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Je suis pour une coopération avec d'autres Etats mais pas une prise de contrôle capitalistique.

http://www.challenges.fr/economie/20140506.CHA3433/comment-le-front-national-veut-en-finir-avec-l-euro.html


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Re: Comment le Front National veut en finir avec l'euro

Message par gemini le Mer 7 Mai 2014 - 9:02

Un discours bien construit avec des arguments, cela nous change de la soupe servie par nos adversaires.


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