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Toxicomanie : les jeunes d'outre-mer bien moins touchés que ceux de métropole

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WhiteBrotherHood

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Toxicomanie : les jeunes d'outre-mer bien moins touchés que ceux de métropole

Message par WhiteBrotherHood le Jeu 9 Oct 2014 - 13:37

Si le cannabis a autant de jeunes amateurs que dans l'Hexagone, la première rencontre avec le tabac et l'alcool arrive plus tard dans les DOM.
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En Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion, les jeunes de 17 ans ont moins recours à des substances psychoactives qu'en France métropolitaine. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui s'est appuyée sur les résultats de trois enquêtes menées en 2005, 2008 et 2011. L'analyse des usages montre de grandes similitudes en termes de niveau et d'évolution des usages entre la Guadeloupe et la Martinique, alors que ceux observés à La Réunion semblent plus élevés et se rapprochent de ceux observés dans l'Hexagone.

En raison de leur localisation géographique particulière (la route des trafics provenant d'Amérique centrale ou latine qui facilite l'accès à des drogues illicites relativement "bon marché"), de la production locale de rhum et de bière ainsi que de "situations scolaires, économiques et familiales moins favorables", selon les propres termes du texte publié dans la lettre de l'OFDT, on pourrait croire que les jeunes vivant sur ces trois îles seraient des consommateurs réguliers de substances toxiques. Eh bien non. Mais il existe des différences selon les produits.

Moins de fumeurs réguliers


Concernant le tabac, les adolescents de ces trois DOM fument moins que ceux de la métropole : la prévalence de l'usage quotidien, très proche en Martinique (13 %) et en Guadeloupe (14 %) est deux fois et demie plus faible qu'en métropole (31,5 %). En revanche, 24 % des jeunes Réunionnais fument tous les jours. D'autre part, les ivresses alcooliques sont bien plus rares que dans l'Hexagone. En 2011, ce type de comportements atteint 2 % en Guadeloupe et en Martinique et 5 % à La Réunion, contre 10,5 % en métropole. L'alcoolisation ponctuelle importante (au moins cinq unités d'alcool en une seule occasion au cours du mois écoulé) est également inférieure.

Pour le cannabis, le pourcentage de consommateurs réguliers ou quotidiens dans les DOM était "pratiquement identique" en 2011 à celui observé chez les métropolitains (5 % en Guadeloupe et Martinique, 7 % à La Réunion contre 6,5 % en métropole en 2011). En revanche, le risque d'usage problématique de cette plante est plus élevé dans les DOM. Au total, près de 9 % de l'ensemble des jeunes de 17 ans vivant dans les DOM sont classés comme consommateurs à risque, contre 6 % des adolescents de la métropole.

Un contrôle parental plus strict ?


Pour les autres substances psychoactives (amphétamines et champignons hallucinogènes, cocaïne, crack, ecstasy, héroïne, LSD, poppers, produits à inhaler, GHB ou kétamine), la consommation des jeunes des trois DOM était deux fois moins importante qu'en métropole en 2011 (6 % en Guadeloupe, 3 % pour la Martinique, 7 % pour La Réunion contre 13,2 %). Et l'usage de crack, qui s'est beaucoup développé chez les adultes martiniquais et guadeloupéens dans les années 1990, est resté très marginal chez les jeunes.

Selon les auteurs de l'étude, cette moindre consommation pourrait être "liée à un contexte environnemental (famille, religion et image des forces de l'ordre) favorisant un contrôle parental et sociétal plus fort auprès des jeunes, et notamment concernant la consommation de produits psychoactifs".

>> SOURCE <<

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