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TSIPRAS, grand vainqueur des eurosceptiques.

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BERGERBEL

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TSIPRAS, grand vainqueur des eurosceptiques.

Message par BERGERBEL le Mar 27 Jan 2015 - 14:36

La victoire de Tsipras sera une bouffée d'oxygène pour tous les peuples si l'effet de domino est au rendez-vous. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. Qu'importe que Tsipras soit d'extrême-gauche ou pas. Ce qui importait, c'était de chasser du pouvoir les larbins de Bruxelles, et c'est chose faite. Tsipras ne pourra pas renoncer à tenir ses promesses car il serait mort politiquement. Et après la Grèce, il faut espérer que l'Espagne puis l'Italie vont aussi rejeter Bruxelles et toutes les normes austéritaires" et liberticides des oligarques de cette "dés-union" européenne.
Je vous encourage à lire l'intégralité de cet article de Jacques SAPIR, brillant analyste du chaos orchestré par l'UE depuis une trentaine d'années.

Le message d'espoir de SYRIZA
26 janvier 2015
Par Jacques Sapir
Syriza a donc vaincu et obtient 149 sièges. Alexis Tsipras, son charismatique dirigeant, est le grand triomphateur des élections de ce dimanche 25 janvier. Beaucoup de gens se sont réjouis, dont chez certains avec une impudeur outrancière. On a vu ainsi des dirigeants du PS français, n’est-ce pas MM. Cambadélis et Désir, qui il y a deux ans encore établissaient un véritable blocus à l’égard de Syriza voler au secours de la victoire. Il y a des gens « sans vergogne » comme l’on dit dans le midi de la France… Il est vrai que la défaite des « socialistes » grecs du PASOK est exemplaire (moins de 5% des suffrages) tout comme est clair la gifle donné à la droite libérale de la Nouvelle Démocratie (deux mensonges pour un seul titre). Mais, cette victoire ouvre surtout une nouvelle séquence politique pour la zone Euro.

A - Tsypras

Que fera Syriza ?

Le programme de Syriza n’est nullement révolutionnaire. Mais dans le contexte de la Grèce aujourd’hui il marque une véritable rupture. Dans le domaine social, il prévoit, une hausse du salaire minimum à 750 euros (contre moins de 600 actuellement), un 13e mois pour les retraites de moins de 700 euros et un relèvement du seuil annuel de revenus imposables pour les particuliers, abaissé à 5 000 euros, et qui s’établirait désormais à 12 000 euros. Le coût de cet ensemble de mesures est estimé par Syriza à un peu moins de 12 milliards d’euros. Mais, le point essentiel est que Syriza se déclare opposé à payer environ les deux tiers de la dette publique grecque. C’est là que le conflit potentiel avec les institutions européennes pourrait se concentrer. Car, les autorités européennes sont en fait plus sensibles à la question de la dette grecque qu’à celle de mesures macroéconomiques, mesures qui apparaissent largement inévitable.

Il est évident que la Grèce ne peut porter sa dette publique, qui ne cesse de s’accroître non pas en raison du déficit budgétaire (hors dette) mais du fait du poids des intérêts. Ceci est connu des économistes depuis la fin de 2009. Il convient donc d’annuler une large partie de cette dette, ce que de nombreux économistes disent. Mais, cette annulation va poser problème par rapport aux institutions européennes qui détiennent de fait (via la BCE, le Fond Européen de Stabilité Financière ou FESF et le Mécanisme Européen de Stabilité ou MES) une large partie de cette dette. Si la Grèce faisait défaut (ou répudiait tout ou partie de sa dette) cela imposerait une contribution financière aux contribuables de la zone Euro, sauf si la BCE acceptait de reprendre ces titre, et devenait dans les faits ce que l’on appelle une « bad bank » ou une structure chargée de porter des titres qui n’ont plus aucune valeur (ce que l’on appelle une « structure de défaisance »). Mais, une telle solution compromettrait gravement l’existence de la zone Euro. On comprend alors pourquoi les différents gouvernements, et les gouvernements allemand et français, sont contre une telle solution. Ils proposeront sans doute au gouvernement grec de surseoir aux paiements, tant du principal que des intérêts, pour une période pouvant aller de 5 ans à 20 ans. Mais le gouvernement grec n’a aucun intérêt à accepter ce « moratoire » pour une période de moins de trente ans.

Le conflit entre la Grèce et les pays de la zone Euro apparaît inévitable. La volonté du gouvernement Grec de refuser le plan « d’aide » (qui porte mal son nom puisqu’une grande part des sommes – 77% - est allée aux banques européennes) ainsi que la tutelle de la « Troïka » (la BCE, le Fond Monétaire International et la Commission Européenne) constituent ici une position de principe pour Athènes. On voit mal Alexis Tsipras transiger sur cette question.

De la discorde chez l’adversaire.

Dans ce conflit, il est clair que l’ennemi (ici les pays de la zone Euro) est divisé. Les français veulent éviter un choc budgétaire (par la matérialisation des procédures fédérales sur le FESF et le MES) et seraient partisans de transformer la BCE en une structure de défaisance. L’Allemagne s’y oppose absolument. La France et l’Italie pourraient soutenir une certaine expansion de la politique budgétaire grecque, ce qui est une autre pomme de discorde avec l’Allemagne. Sur le fond, l’Allemagne, mais on l’oublie souvent, la Finlande et l’Autriche, campe sur la position qu’un accord ne peut être renégocié, même si des arrangements sont possibles sur les conditions de cet accord. En réalité, le problème dépasse la Grèce. Si cette dernière obtient de nouvelles conditions, cela validera la stratégie de Podemos en Espagne, parti nouvellement crée qui est en pleine ascension, mais aussi celle du Movimente 5 Stelle de Beppe Grillo, en Italie. C’est surtout cela qui effraie les dirigeants allemands.

La politique qui sera adoptée en définitive tiendra plus compte des effets induits par le succès de Syriza (sur l’Espagne et l’Italie) que des mesures concrètes qui pourraient être prises à Athènes. Or, si l’Allemagne (et ses alliés) veulent stopper la contagion, elle doit faire preuve de fermeté. Mais, cette fermeté peut justement précipiter la crise entre la Grèce et la zone Euro.

Le choix de Tsipras

Tout ceci se résume en réalité au choix d’Alexis Tsipras. Il peut décider d’aller à l’affrontement avec les institutions européennes, fort de sa légitimité, comme il peut décider de commencer dès à présent à transiger. Cette seconde hypothèse le condamne à mort politiquement. C’est pourquoi, en dépit des espoirs de nombre d’européistes, elle n’apparaît pas très réaliste. On a dit, dans ce blog, qu’une trahison de plus serait une trahison de trop. Alexis Tsipras le sait parfaitement. Il a choisi le lundi 26 de s’allier avec les « Grecs Indépendants », et non avec « To Potami », petit parti centriste né de la décomposition du PASOK. Les « Grecs Indépendants » sont un parti souverainiste de droite, correspondant peu ou prou aux positions exprimées en France par Nicolas Dupont-Aignan. Il a donc une majorité au Parlement grec et surtout il affiche un choix très clair d’une politique de fermeté dans ses relations futures avec les institutions européennes.

C’est un choix important. En acceptant de transiger sur des réformes sociétales pour mettre au premier plan la question de l’affrontement avec les institutions européennes, Alexis Tsipras montre quelles sont ses priorités, prouve son absence de sectarisme, et envoie un message clair aux peuples européens. La question fondamentale est donc bien celle de la souveraineté et cela conditionne les alliances qui peuvent être passées.

Ce message est un message d’espoir.

Un message digne d’émulation.
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Lothaire

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Re: TSIPRAS, grand vainqueur des eurosceptiques.

Message par Lothaire le Mer 28 Jan 2015 - 0:43

A mon avis le fait que Tsipras s'allie avec un parti de droite souverainiste est vraiment bon signe, c'est en tout cas le signe qu'il veut tenir ses promesses.
Il sait bien que s'il les tient, le clash avec l'UE est inéluctable. Si l'UE menace un jour la Grèce en lui donnant le choix entre tenir ses promesses ou rester dans l'UE, Tsipras pourra choisir la première solution, sans que sa coalition ne se fissure. Bien au contraire, elle se soudera encore plus!
S'il s'était allié avec un parti centriste, à la moindre menace de la part de l'UE, ce parti allié aurait tout de suite fait machine arrière, de peur que la Grèce sorte de l'Europe.
Donc oui, Jacques Sapir a raison, c'est un message fort à l'UE, ça veut dire: " J'ai été élu pour mettre en oeuvre un programme, je le tiendrai, je ne cèderai pas aux menaces ni au chantage ! "
Plutôt de bon augure donc...
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BERGERBEL

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Re: TSIPRAS, grand vainqueur des eurosceptiques.

Message par BERGERBEL le Mer 28 Jan 2015 - 9:04

Lothaire a écrit:A mon avis le fait que Tsipras s'allie avec un parti de droite souverainiste est vraiment bon signe, c'est en tout cas le signe qu'il veut tenir ses promesses.
Il sait bien que s'il les tient, le clash avec l'UE est inéluctable. Si l'UE menace un jour la Grèce en lui donnant le choix entre tenir ses promesses ou rester dans l'UE, Tsipras pourra choisir la première solution, sans que sa coalition ne se fissure. Bien au contraire, elle se soudera encore plus!
S'il s'était allié avec un parti centriste, à la moindre menace de la part de l'UE, ce parti allié aurait tout de suite fait machine arrière, de peur que la Grèce sorte de l'Europe.
Donc oui, Jacques Sapir a raison, c'est un message fort à l'UE, ça veut dire: " J'ai été élu pour mettre en oeuvre un programme, je le tiendrai, je ne cèderai pas aux menaces ni au chantage ! "
Plutôt de bon augure donc...

Tout à fait d'accord avec vous Lothaire. Et le choix des ministres n'est pas anodin....Yaris Varoufakis aux finances ! un économiste réputé aux finances. Ça relève de la gageure. On va enfin voir ce qu'est capable de faire un économiste au charbon ! Ils savent donner des conseils et sont les prédicateurs des catastrophes économiques...toujours après les dégats. On va enfin pouvoir apprécier un authentique économiste aux manettes et voir si ses théories sur l'euro et la fin de l'austérité  sont intelligemment élaborées. Avec Panos Kammenos à la Défense...c'est aussi une déclaration de "guerre" à la Turquie et à la soi-disant " Macédoine " ! Quatre grands ministères pour se consacrer à l'économie et les finances. Manifestement, Tsipras met en oeuvre son plan. Et quand l'Allemagne (Merkel ou l'un de ses sbires) osera exiger de Tsipras le remboursement de la dette de la Grèce, j'espère qu'il saura lui balancer un bourre-pif sympathique pour lui rappeler que la Grèce en 1953 a dû, contrainte et forcée et pour plaire aux Américains comme toujours, effacer les dettes de guerre des nazis. Après tout, les nazis étaient allemands. Il ne faut pas l'oublier. Et j'espère que Tsipras va faire des " petits " en Europe, histoire de pourrir la vie à l'U.E., à l'Allemagne, à l'Angleterre et aux Yankees.
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Froan Vamed

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Re: TSIPRAS, grand vainqueur des eurosceptiques.

Message par Froan Vamed le Mer 28 Jan 2015 - 18:31

Oui, l'ennui est qu'ils ne veuillent pas sortir de cette prison...
Enfin, comme vous dites, qui vivra verra. Very Happy

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Re: TSIPRAS, grand vainqueur des eurosceptiques.

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