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Être travailleur au Qatar, une sinécure ?

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Être travailleur au Qatar, une sinécure ?

Message par ano le Lun 22 Juin 2015 - 16:18

Question écrite de Marion Maréchal-Le Pen sur les conditions des travailleurs étrangers au Qatar?

Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre des Affaires étrangères et du développement international sur les conditions des travailleurs étrangers au Qatar, 22 juin 2015.

Ces derniers mois, de nombreux rapports et articles de presse font état d’un taux très élevé de mortalité chez les étrangers travaillant au Qatar. Depuis 2010, ce ne sont pas moins de 1 200 travailleurs immigrés Indiens et Népalais qui ont trouvé la mort sur le sol de la pétromonarchie du Golfe. La grande majorité des travailleurs arrivent d’Asie de l’Est, principalement des deux pays suscités, dont certains par l’intermédiaire de filières mafieuses.

La confédération syndicale internationale (CSI), qui a qualifié le Qatar d’Etat « esclavagiste », estime que 4 000 ouvriers pourraient décéder d’ici la Coupe du monde 2022. De nombreuses ONG abondent dans le sens de la CSI et tirent la sonnette d’alarme sur les épouvantables conditions d’accueil de la main d’œuvre étrangère. Les ouvriers participant à la construction des infrastructures pour la coupe du monde sont entassés dans des habitations vétustes sous une chaleur torride à l’origine de maladies et de cas de déshydratation. Aux conditions propres aux chantiers de la compétition internationale de football s’ajoute la kafala qui régit la vie des 1.2 millions travailleurs étrangers. Ce système octroie tout pouvoir aux employeurs qui peuvent aisément réduire l’étranger en otage économique. Ce dernier n’a pas de salaire minimum garanti, ne peut pas louer de logement, ni ouvrir un compte en banque, ni changer d’emploi ou repartir dans son pays sans l’autorisation de son patron.

Compte tenu de l’attachement de notre pays à la dignité des individus, elle voudrait savoir si le gouvernement entend faire connaitre au Qatar sa désapprobation officielle face à une situation qui s’apparente à de l’esclavage moderne. Elle demande également si l’Etat français entend remettre en question la participation de notre sélection nationale de football en cas de qualification à la coupe du monde 2022.
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Re: Être travailleur au Qatar, une sinécure ?

Message par ano le Jeu 6 Aoû 2015 - 10:18

Les palmes de sable de Dubaï
les échos, le 6 août 2015
Julien Damon / chroniqueur - professeur associé à sciences po.


Vendu comme un rêve pour milliardaires et touristes du monde entier, Dubaï est aussi dénoncé comme un cauchemar social et environnemental. Une utopie à deux faces matérialisée par une de ses réalisations les plus étonnantes : les îles artificielles en forme de palmes.

Capitale de l'un des sept émirats des Emirats arabes unis, Dubaï évoque la démesure urbaine et les superlatifs architecturaux. À la verticale, ses tours rappellent l'univers de « La guerre des étoiles ». A l'horizontale, vues des gratte-ciel ou sur photos satellites, ses emprises sur la mer dessinent notamment un gigantesque palmier destiné à augmenter à la fois la superficie de ses côtes, son attractivité et sa rentabilité.

De 60.000 habitants au début des années 1970 à près de 2,5 millions en 2015, la ville est connue pour le gigantisme de ses projets immobiliers. Elle accueille 20 millions de touristes, l'hôtel Burj-Al-Arab, le plus luxueux et le plus « étoilé » du monde, ainsi que le plus haut gratte-ciel construit à ce jour : le Burj Khalifa, qui culmine à 828 mètres. Dubaï, qui aspire à devenir à la fois la destination iconique du tourisme de luxe et un centre d'affaires au barycentre du monde, dispose également, au sein de l'un de ses centres commerciaux géants, d'une station de sports d'hiver en plein désert aride.

Le développement de cet ancien village de pêcheurs a rapidement atteint les sommets, du kitsch ou du nec plus ultra, du luxe qui fait rêver ou du turbo-capitalisme qui fait bondir. Le sociologue activiste américain Mike Davis (« Le Stade Dubaï du capitalisme », 2007) a su trouver des mots provocateurs pour nourrir sa vive critique, présentant les projets de Dubaï comme « la rencontre d'Albert Speer [l'architecte du IIIe Reich] et de Walt Disney sur les rivages de l'Arabie ».

100 millions de tonnes de sable

Dubaï est incontestablement un espace à deux vitesses. D'un côté, des riches venus de tous les continents, dans des résidences et équipements de standing. De l'autre côté, des ouvriers, venus d'Afrique et d'Asie, à la tâche sur des chantiers pharaoniques, dangereux et dispendieux. Au quotidien, dans une région géopolitiquement chahutée, Dubaï veut être vécue comme un cosmopolitisme apaisé des classes favorisées, où, sur une marina, la burqa côtoie le bikini.

C'est le promoteur immobilier Nakheel (du mot arabe pour « palmes ») qui est à la manoeuvre. Filiale du conglomérat Dubai World, la société d'investissement du gouvernement, l'entreprise a lancé, entre autres réalisations grandioses, l'aménagement de plusieurs archipels artificiels qui reconfigurent totalement le front de mer. La réalisation des Palm Islands produit l'une des images les plus connues de Dubaï : un réseau de branches autour d'une presqu'île en forme de palmier. L'extraction de 100 millions de tonnes de sable du fond du golfe Persique plutôt que du désert (car celui-ci est trop fin pour la construction) a permis d'augmenter l'offre foncière, et la longueur du littoral dans des endroits prisés et sécurisés. A vocation résidentielle et ludique, ces nouvelles terres de sable sont remplies de dizaines d'hôtels, de parcs à thème, de restaurants, de plages, de milliers de maisons et d'appartements, qui, dit-on, se sont arrachés.

Dans ce programme de créations insulaires, seule la première tranche, Palm Jumeirah, a été achevée. Ce palmier, avec un tronc et seize branches, sur 5 kilomètres de diamètre, peut abriter, dans des villas et établissements du plus grand luxe, jusqu'à 70.000 personnes et 1.500 yachts dans des ports de plaisance high-tech. L'ensemble est ceinturé par un croissant, tout aussi artificiel et peuplé de palaces, de plus de 10 kilomètres. Un métro automatique sur le tronc et un pont assurent les liaisons.

La déflagration de 2009, avec une crise touchant durement Dubaï en son coeur financier, a conduit à réorienter en partie le projet et à revoir le financement de Nakheel, mis à mal, notamment, par la production de Palm Jumeirah. Ayant réussi à restructurer son endettement, la société et son émirat propriétaire continuent à vendre les espaces et à étendre de nouveaux projets pour faire vivre, notamment, un aéroport appelé à devenir le plus grand du monde (avec sa valse de A380) et, un jour, le plus grand centre commercial de la planète. Palm Jumeirah aura coûté plus de 10 milliards d'euros et un grand nombre de vies perdues sur les chantiers titanesques et mal protégés. L'avenir dira si ce colossal palmier de sable s'enfoncera sous les eaux, croulera sous ses dettes ou sera érigé en merveille technologique de l'humanité. Dubaï, qui accueillera une exposition universelle en 2020, devra montrer si ses palmes artificielles incarnent un paradis terrestre, un désastre écologique ou un gouffre financier. En tout cas, au simple plan des réalisations humaines, la première vue coupe toujours le souffle. D'étonnement ou d'agacement.

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