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Entretien avec Florian Philippot

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gemini
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Entretien avec Florian Philippot

Message par gemini le Dim 12 Juil 2015 - 9:19


C'est la première fois où je vois un journaliste poser des questions sans tenter de déstabiliser ou agresser un dirigeant du Front.
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Re: Entretien avec Florian Philippot

Message par Invité le Dim 12 Juil 2015 - 10:46

Bonjour Gemini. Et bien non c'est pas la première fois qu'un journaliste se comporte comme ça car je crois bien que c'estr Florian qui s'est déjà fait interviewé par ce même Christophe Jakubyszyn et nous en avions parlé et encensé ce journaliste. Christophe Jakubyszyn est pour l'instant le seul à se comporter ainsi et c'est un plaisir que de voir ses interviews.
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Chevalier_du_Sommerlund

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Re: Entretien avec Florian Philippot

Message par Chevalier_du_Sommerlund le Dim 12 Juil 2015 - 10:57

C'est vrai qu'on a plus trop l'habitude de voir des journalistes simplement faire leur métier d'information, sans parti pris...
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ano

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Re: Entretien avec Florian Philippot

Message par ano le Mar 28 Juil 2015 - 19:53


Florian Philippot : « Jean-Marie Le Pen a mille fois mérité de perdre son titre »
les échos, le 28 juillet 2015

La cour d'appel de Versailles a donné raison à Jean-Marie Le Pen et a fait annuler le congrès postal organisé par sa fille pour l’évincer. Florian Philippot, le numéro deux du Front national prévient que « cette décision n’entrave pas la procédure disciplinaire toujours en cours à son encontre ».

La décision de la cour d’appel de Versailles donne raison à Jean-Marie Le Pen. Comment le Front national compte-t-il faire face à ce nouveau revers ?

Nous sommes toujours circonspects de voir la justice soutenir à bout de bras un Jean-Marie Le Pen qui par ses propos gravissimes a mille fois mérité de perdre son titre. Quoi qu’il en soit, cette décision n’annule pas la volonté des 30 000 adhérents qui se sont exprimés, elle n’en fait qu’en suspendre provisoirement les effets. Cette décision n’entrave pas la procédure disciplinaire toujours en cours à l’encontre de Jean-Marie Le Pen.

L’été est plus compliqué que prévu. Comment allez vous préparer les Régionales alors que Jean-Marie Le Pen semble décidé à faire valoir sa position au sein du parti, voire à présenter des listes dissidentes ?

La campagne des régionales ne sera pas influencée par les outrances de Jean-Marie Le Pen. Dès la rentrée Marine Le Pen entamera une grande tournée des régions laissées pour compte par la réforme territoriale. Après ses très graves provocations il était nécessaire d’écarter Jean-Marie Le Pen afin de rendre le FN plus rassembleur. Certains électeurs nous faisaient part de leur réticence à voter pour nous à cause de ses propos. Et même si cette décision implique quelques mois d’action, c’est préférable à des années de parasitage avec des propos sur les chambres à gaz ou Pétain.

Sauf qu’on entend parler ça et là de dissidence…

Ces personnes sont très peu nombreuses et sont surtout des aigries qui n’ont pas obtenu de places sur nos listes aux régionales... Il était nécessaire de renouveler les équipes et de faire venir de nouvelles personnes, notamment de gauche et de droite, pour montrer notre force de rassemblement. Et puis, il y a toujours eu des listes d’extrême droite. En 2010, il y en avait dans quasiment toutes les régions. Elles font généralement 1%.

Les résultats des départementales, lors desquelles vous n’avez finalement pas décroché de départements, ont-ils fait bouger les lignes économiques du parti, comme l’affirment certains de vos cadres ?

Les départementales représentent la plus grande victoire du FN. Nous avions très peu de sortants et pourtant nous avons fait notre meilleur score historique. C’est une confirmation de la ligne politique et économique de Marine Le Pen. Bien sûr, des groupes de travail apportent et élaborent des idées en permanence. C’est nécessaire pour s’adapter à une situation qui ne va cesser de s’aggraver d’ici à 2017. Mais les grandes lignes resteront les mêmes. La campagne de 2017 sera préparée bien en amont car nous avons plus de moyens, d’élus et de réseaux. Cela nous permettra de voir ce que les gens pensent de notre projet, de faire des arbitrages et de le faire connaître. Mais ces arbitrages, qui seront avant tout politiques, n’interviendront pas avant 2016.

Vous voulez ramener l’âge légal de la retraite à 60 ans et 40 annuités de cotisation Est-ce raisonnable ?

Avant de demander des sacrifices aux Français, en repoussant encore et toujours l’âge de la retraite ou en ne remboursant plus les médicaments, il faut faire les économies là où elles n’ont pas été faites : dans la mauvaise dépense publique. D’abord mettons un terme à l’immigration massive qui nous coûte des milliards. L’asile c’est 2 milliards par an, l’aide médicale d’Etat réservée aux clandestins c’est presque 1 milliard d’après la Cour des comptes. Attaquons-nous aussi à la fraude sociale, à l’Europe à qui nous donnons 21 milliards par an alors que nous n’en recevons que 13 dont la PAC ! Et très rapidement, nous allons devoir aussi payer la réforme territoriale qui va coûter chère. Le nombre d’élus n’a pas baissé et ils vont être payés plus cher car les régions seront un peu plus grandes. Il va falloir déménager les administrations et partager les institutions pour qu’il n’y ait pas trop de perdants, notamment dans ces régions qui vont perdre leur capitale et leur préfecture. Quel coût ! Une fois ces économies réalisées et le modèle économique revu pour relancer la croissance, il est largement faisable de demander aux Français 40 ans de cotisations avec un âge légal de départ à la retraite à 60 ans. C’est hypocrite de repousser l’âge de la retraite alors que les seniors sont mis au chômage à 53 ans. Cela paupérise les retraités !

Depuis la crise grecque, avez-vous changez de position sur l’Euro ?

Non, au contraire. Comme nous l’avions dit, en s’obstinant à rester dans la zone euro, Alexis Tsipras trahit son mandat. L’opinion publique en tire un enseignement important : l’euro, l’austérité et la dévaluation interne des salaires et retraites sont un seul et même bloc. Il n’y a pas « d’Euro gentil »... Puisqu’on ne peut pas jouer sur la monnaie, on dévalue les salaires, les retraites et les droits sociaux. De plus, nous avons tous pu observer le coût démocratique de l’euro : avec cette monnaie plus de démocratie possible. Pour le Front national, c’est une victoire idéologique énorme.

Dans votre programme sur la sortie de l’Euro, vous ne considérez pas réellement qu’une nation sorte seule. Pourtant vous avez poussé la Grèce dans cette direction.

Une sortie de l’Euro doit se faire de manière concertée, même si je suis persuadé que la Grèce se serait à terme remise positivement, même d’une sortie brutale. Une sortie négociée lui aurait permis de dévaluer sa monnaie pour favoriser le tourisme et pour relancer ses rares industries, notamment les chantiers navals. L’accord trouvé avec la Grèce sera un échec, et il coûtera très cher aux Français. Inspirons nous de ce qui marche : la monnaie nationale, comme dans 95% des pays. L’euro est une anomalie. Une anomalie cela se répare.

Quel est aujourd’hui le scénario de la sortie de l’euro que vous défendez ?

Si Marine Le Pen arrive au pouvoir en 2017, elle proposera un référendum sur l’Union européenne, comme David Cameron. Dans le même temps, la France usera de sa force de pression pour négocier le retour à sa souveraineté législative. Les lois françaises doivent être supérieures aux directives européennes. Ce qui était le cas, jusqu’en 1989. Nous remettrons en question Schengen afin de maîtriser l’immigration et la criminalité internationale. Puis enfin nous demanderons le retour de notre souveraineté monétaire et budgétaire, tout en mettant éventuellement en place, même transitoirement, une monnaie commune de compte, sorte d’écu, afin de faciliter les échanges internationaux. Si nous y parvenons, cela signifiera que nous serons de nouveau dans une Europe des nations. Une Europe qui a donné naissance à Ariane ou Airbus. Si ce n’est pas le cas, alors nous appellerons à en sortir, via une dissolution concertée. Si c’est impossible, nous organiserons un retour à la monnaie nationale avec une Banque de France nationalisée, un contrôle des capitaux provisoire qui permettra un redressement rapide de l’économie française et enfin la perspective d’un retour de la croissance et de l’emploi.

L’opinion n’est pas favorable à la sortie de l’euro. Ne craignez vous pas de rebuter un certain électorat, notamment chez les entrepreneurs ?

La sortie de l’euro est très majoritaire chez les sympathisants Fn et chez un tiers de l’ensemble des français. Il y a un vrai mouvement de fond malgré la propagande servie à longueur de journée. Les économistes très critiques vis à vis de l’Euro, comme les prix Nobel Paul Krugman ou Joseph Stiglitz, ne sont pas beaucoup entendus sur les plateaux comparés à ce que j’appelle les économistes de banque. De plus en plus, les fondements idéologiques de l’euro, encore très solides dans la population il y a deux ou trois ans, sont lézardés. Il suffit d’un coup pour qu’ils s’effondrent. Il y a encore quelques temps, le discours des défenseurs consistait à dire que l’euro protégeait les économies. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ils reconnaissent son échec mais affirment que le coût d’une sortie serait insurmontable, ce qui est l’inverse de la réalité. L’euro ne tient plus que par son idéologie, c’est un veau d’or. Le signe que c’est bientôt fini !

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