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kabout

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Message par kabout le Mar 26 Jan 2016 - 22:53

Idriss Sihamedi, fondateur de Baraka City, nouvel "ennemi de la République"


Invité dimanche sur Canal+ au côté de Najat Vallaud-Belkacem, le patron de l'ONG a suscité un malaise en refusant de condamner clairement l'Etat islamique. "L'Obs" l'a rencontré.


Najat Vallaud-Belkacem et Idriss Sihamedi, dimanche 24 janvier sur le plateau du Supplément. Capture

C’est une rencontre dont Najat Vallaud-Belkacem se serait volontiers passée. Dimanche midi, sur le plateau du Supplément, l’émission de Canal+, la ministre de l’Education est apparue très gênée quand Idriss Sihamedi, son voisin de table, a refusé de condamner clairement l’Etat islamique. Avec ses cheveux courts, ses lunettes et sa longue barbe, le patron de l’ONG Baraka City était venu plaider la cause de Moussa, numéro 3 de l’organisation, emprisonné depuis un mois au Bangladesh pour "activités suspectes". Mais après s’être vu demander plusieurs fois s’il condamnait ou non l’EI, Sihamedi a fini par lâcher ces mots étranges :
S’ils tuent des gens, s’ils brûlent des gens dans des cages. Je vais pas vous dire oui. S’ils tirent sur des femmes enceintes. Je vais pas vous dire 'non je condamne pas'. Donc je pense que oui. Mais je suis gêné de la question."
Silence. Flottement. Malaise. Invitée à réagir, la ministre s’est bornée à distinguer le cas de Moussa et l’association. Et s’est dite "mal à l’aise". Avant de retrouver ses mots quelques heures plus tard sur Facebook, dénonçant des propos qui "mettent en cause les principes fondamentaux de notre République".

Mardi, la polémique a gagné l'Assemblée. Najat Vallaud-Belkacem s'est vue reprochée de "n'avoir pas été à la hauteur" par le député de la Loire Yves Nicolin (Les Républicains). "Ma règle est simple : on ne débat pas contre les ennemis de la République, on les combat, et mon combat est total", a répondu la ministre.
En deux jours, Idriss Sihamedi est donc devenu le nouvel "ennemi de la République". Joint par "l'Obs", à aucun moment, il n’a souhaité revenir sur ses positions ou faire part d’un quelconque regret. Lundi, après avoir dénoncé "des coupes au montage", il s’apprêtait à publier une longue vidéo pour expliquer "sa vérité". Mais c’était avant que son compte Twitter soit temporairement fermé.

15  millions d'euros en trois ans

Agé de 31 ans, Idriss Sihamedi est connu pour être à la tête de Baraka City, cette ONG islamique controversée qui n’en finit plus de grossir. Fondée il y a cinq ans, elle n’emploie qu’une vingtaine de salariés. Mais compte aujourd’hui près de 650.000 fans sur Facebook. Elle affirme avoir récolté ces trois dernières années près de 16 millions d’euros. Baraka City n’a pourtant rien à voir avec une ONG classique.
Elle intervient en effet surtout auprès des populations musulmanes, en Afrique, où elle concentre les trois quarts de son activité, ainsi qu’en Palestine, en Syrie, au Bangladesh, mais aussi en Birmanie, dans des régions où habitent des minorités musulmanes.
Elle fait surtout l'objet de nombreux soupçons. Le 26 décembre dernier, ses locaux, situés à Courcouronnes, tout près d'Evry, ont été perquisitionnés. Dans le document délivré par la préfecture, ses membres sont présentés comme des "musulmans fondamentalistes" qui "effectuent régulièrement dans le cadre de leurs activités humanitaires des voyages en Syrie", et qui pourraient détenir dans leurs bureaux "armes" et "stupéfiants". La préfecture de l'Essonne n'a pas souhaité en dire davantage. L'association a dénoncé du "marketing politique" et rappelé qu'elle n'avait jamais fait l'objet de poursuites judiciaires. 
Mais il est clair que Sihamedi ne correspond pas vraiment au prototype du gentil humanitaire attaché au principe de neutralité. Sur internet, via ses comptes personnels, il fait de la politique et ne s'en cache pas. Il n’a aucune difficulté à condamner les persécutions dont sont victimes les Rohingyas en Asie du Sud-Est, les bombardements israéliens sur la bande de Gaza, les crimes de Bachar al-Assad ou les frappes de la coalition en Syrie et en Irak.
Il dispense également ses leçons de morale contre la "fornication" et défend la polygamie comme "une alternative contre l’adultère". Et il admet sans ciller qu’il ne serre pas la main aux femmes. Mais refuse de s’en expliquer. "La religion, c’est dans le cadre privé. Pourquoi je devrais l’exposer ?" interroge-t-il. Son épouse, parce qu’elle porte le niqab, est selon lui "assignée à résidence" par la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public. Ce qui ne l’empêche pas de s’ériger en défenseur des droits de l’homme et des libertés individuelles. Il refuse qu’on le qualifie de "salafiste" ou d’un autre " mot en iste". "Toutes ces catégories sont faites pour diviser", a-t-il balayé. A "l'Obs", qui l'a rencontré à Courcouronnes, il dit se considérer comme un simple musulman.

"Misérabilisme"

"C’est un businessman salafisé. Mais ce n’est pas un théoricien comme l’imam de Brest. Ses atermoiements sur l’EI ne forment pas une position doctrinale", explique Bernard Godard, ex-fonctionnaire au ministère de l’Intérieur et auteur de "La Question musulmane en France" (Fayard). "Son conservatisme religieux peut choquer l’opinion", observe de son côté Samir Amghar, auteur du ""Salafisme d’aujourd’hui" (Michalon) et chercheur à l’université libre de Bruxelles. Avant de tempérer. "Il a une posture décomplexée, mais il respecte la loi. D’une certaine manière, on peut le voir comme un héritier des Lumières", ose même le chercheur qui l’a rencontré au salon musulman du Bourget.
C’est avant tout un produit de la culture française." 
Né le 19 novembre 1984 à Paris, dans le 14e arrondissement, Idriss Sihamedi a grandi à Soisy-sous-Montmorency, dans le Val-d’Oise. Sa mère, avec qui il vivait, n’est pas une fervente pratiquante. Il découvre le Coran à l’âge de 13 ans. Adolescent, c’est un "breaker acharné" qui danse des après-midi entiers sur le bitume. "Comme je suis très très très ambiteux, je pensais partir aux Etats-Unis. Puis j’ai compris que j’avais mieux à faire que de nettoyer le sol avec mon dos de 18 à 22 heures." A 17 ans, il délaisse la danse et laisse pousser ses premiers poils de barbe. Puis quitte le lycée pro où il s’ennuie ferme et décide d’apprendre la communication "en autodidacte". Il s’installe un temps en Arabie Saoudite. Mais déchante très vite.
Je voulais voir si ce pays correspondait à mon islam. Mais je ne pouvais pas aller et venir librement. Il fallait des autorisations pour tout."
Il n’y reste que quelques mois. De retour en France, il monte sa propre boîte de communication à l’âge de 25 ans. Mais l'affaire capote et c’est encore sa mère qui complète les fins de mois. "J’ai quitté l’école sans rien et aujourd’hui, je m’improvise monteur et réalisateur. Avec le recul, on peut dire que le Coran a eu un effet bénéfique sur moi."
Baraka City voit le jour en 2010. Son succès doit beaucoup à sa page Facebook. Depuis cinq ans, l’association ne cesse d’y publier des photos d’enfants affamés victimes de la guerre accompagnées d’une injonction à donner de l’argent et d’un lien vers la plateforme Paypal. Lors de chaque mission, Sihamedi et les autres membres de l'organisation se filment au contact des "nécessiteux". "Du misérabilisme", résume Bernard Godard, pour qui Sihamedi est "avant tout un petit entrepreneur qui a fait commerce dans le religieux."
Avec un succès tel que l'ONG Baraka City est aujourd'hui reconnue par des figures de la communauté musulmane. Parmi ses frères, Idriss Sihamedi peut en effet compter sur le politologue Nabil Ennasri, un ardent défenseur du Qatar ou sur Marwan Muhammad, l'ex-porte-parole du Collectif contre l’Islamophobie en France. Mais aussi sur des personnalités controversées comme l’islamologue Tariq Ramadan ou l’imam salafiste du Bourget Nader Abou Anas, réputé pour ses prêches rétrogrades. Pour les élus de la République en revanche, Sihamedi n'est plus fréquentable.
Rémy Dodet  (l'OBS)



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