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Milosevic est disculpé par le TPI

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sakura FN

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Milosevic est disculpé par le TPI

Message par sakura FN le Ven 12 Aoû 2016 - 11:47

BHL nous aurait-il menti?

Oui, bien sûr ! C'est un collabo avec les arabes, bon à rien et profiteurs de toutes les situations. Il nous fait vomir !


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Au sujet de l’agression ignoble de l’OTAN et ses prostitués contre les Serbes, le colonel jacques Hogard dans son livre "l’Europe est morte à Pristina" explique entre autre, que les SAS Anglais encadraient des groupes de terroristes de l’UCK pour commettre des crimes contre des populations civiles en fuite! C’est particulièrement d’actualité sachant que aujourd’hui, ces mêmes SAS Anglais encadrent des groupes terroristes de l’Etat Islamique en Syrie pour commettre des crimes contre les populations civiles afin qu'elles se retournent contre leur dirigeant élu démocratiquement; c’est la façon des anglais de faire la guerre! Mais apparemment personne ne rouspète; tout le monde s’en branle, circulez y a rien à voir... Laissons aussi les lecteurs tirer leurs conclusions sur le procès de Nuremberg qui est dû à la même clique.

Un simple exemple pour voir que la pratique n'est pas nouvelles dans cette extrait de la Controverse de Sion du journaliste anglais Douglas Reed qui, en 1956, décrivait déjà la méthode de propagande du "méchant". Hier Nasser, Saddam Hussein, Kaddafi, aujourd'hui Poutine et Bachar el Assad! Mais pour quels intérêts? Ah oui, ceux des droits de l'homme bien entendu...

En l’espace d’une semaine, le président égyptien Nasser nationalisa le canal de Suez, et immédiatement l’air se chargea de rumeurs de guerre, comme en 1952-3 durant l’épisode des « docteurs juifs ». Dès ce moment, le président Nasser reçut le traitement du « méchant » ; c’est le signe sûr de l’imminence de la guerre. J’ai vu beaucoup de « méchants » fabriqués au cours de ma vie, et j’ai observé que cette propagande peut s’ouvrir et se fermer comme par un robinet, et infusée avec un effet toxique dans l’esprit du public.

Douglas Reed "la Controverse de Sion"

Milosevic est disculpé mais rien n’arrête la machine de guerre de l’OTAN

Dix ans après sa mort en prison

Par Neil Clark
Mondialisation.ca, 08 août 2016
rtnews.com 3 août 2016
Région : Europe
Thème: Désinformation médiatique, Guerre USA OTAN, Loi et Justice
Analyses: LES BALKANS

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Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) vient d’innocenter Slobodan Milosevic, l’ancien président défunt de Yougoslavie, des crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie. Cela prouve, une fois de plus, que nous ne devons pas seulement en prendre et en laisser dans les allégations de l’OTAN concernant ses « ennemis officiels », mais pratiquement tout laisser.

Pendant les vingt dernières années, les commentateurs néo-conservateurs et autres sommités « libérales interventionnistes » n’ont pas cessé de nous répéter que Milosevic (un dirigeant démocratiquement élu dans un pays où plus de 20 partis politiques fonctionnaient librement) était un dictateur diabolique génocidaire responsable de TOUTES les morts survenues dans les Balkans, dans les années 1990. Répétez après moi avec la voix d’un robot (tout en faisant des mouvements de bras saccadés) : l’agression génocidaire de Milosevic », « l’agression génocidaire de Milosevic ».

Mais le récit officiel, tout comme celui qu’on nous a servi, en 2003, -que l’Irak avait des armes de destruction massive qu’il pouvait déployer en 45 minutes -, était entièrement mensonger et avait été fabriqué pour justifier une opération de changement de régime que les élites occidentales voulaient faire depuis longtemps.

L’affirmation du TPIY, selon laquelle l’un des personnages les plus diabolisés de l’ère moderne était innocent des terribles crimes dont on l’accusait, aurait dû faire la Une des journaux à travers le monde entier. Mais ça n’a pas été le cas. Même le TPIY l’a enterrée, tout au fond de la page 2590 de son verdict sur le procès du chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, qui a été condamné en mars pour génocide (à Srebrenica), crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Il n’y a pas eu de conférence de presse ni d’annonce officielle concernant l’exonération de Milosevic. Il faut remercier le journaliste d’investigation Andy Wilcoxson qui nous l’a signalée.

Les choses étaient bien différentes quand le procès du soi-disant « boucher des Balkans », s’est ouvert en février 2002 ! A l’époque, il aurait fallu être enfermé dans une armoire pour ne pas être au courant de ce qui se passait.

La CNN a couvert de bout en bout ce qui a été décrit comme « le procès le plus important depuis Nuremberg. » Bien sûr, la culpabilité de Milosevic était un fait acquis. « Quand la peine serait prononcée, il disparaîtra dans cette cellule, et personne n’en entendra plus jamais parler », a déclaré l’avocate étasunienne Judith Armatta, de la Coalition pour la justice internationale, une organisation dont l’ancien ambassadeur des États-Unis en Yougoslavie, Warren Zimmerman, faisait partie en tant que membre consultatif du Conseil d’administration.

Tous ceux qui osaient contester la ligne de l’OTAN étaient aussitôt qualifié de « défenseur de Milosevic », ou pire encore, de « négationniste », par les « Gardiens de la Vérité de l’Empire ».

Mais au milieu de tout le bla bla bla et de tout le battage médiatique qui entourait le « procès du siècle », il est vite apparu que l’accusation avait de gros et même de très gros problèmes. Le Sunday Times a cité un expert juridique qui a affirmé que « 80% des déclarations préliminaires de l’accusation auraient été rejetées par un tribunal britannique comme étant de simples ouï-dire. » Et je crois que l’estimation de 80% était déjà très généreuse.

Le problème, c’est que ce procès était un simulacre de procès, un procès dans lequel la géopolitique était plus importante que les preuves réelles. Il faut se rappeler que l’acte d’accusation initial contre Milosevic concernant les soi-disant des crimes de guerre/génocide du Kosovo avait été publié en mai 1999, au plus haut de la campagne de bombardements de l’OTAN contre la Yougoslavie, et à un moment où la guerre ne se passait pas exactement comme l’auraient souhaité les États-Unis et leurs alliés.

L’acte d’accusation a été clairement rédigé pour mettre la pression sur Milosevic et correspondre aux exigences de l’OTAN.

Le problème pour l’OTAN était qu’au moment où le procès de Milosevic devait commencer, la narrative sur le Kosovo était déjà éventée. Les sinistres accusations des États-Unis et de leurs alliés concernant un génocide et des centaines de milliers de personnes assassinées, étaient fausses comme l’a montré le grand John Pilger ici. En septembre 2001, un tribunal de l’ONU a officiellement statué qu’il n’y avait pas eu de génocide au Kosovo.

Donc, pour renforcer leur cas contre Milosevic, qui prenait l’eau de toutes parts, les procureurs de La Haye ont dû apporter de nouvelles charges liées à la guerre en Bosnie, en accusant « Slobo » de faire partie d’une « conspiration criminelle collective » pour assassiner/nettoyer ethniquement les Croates et des musulmans de Bosnie pour mettre en place son projet de « Grande Serbie ».

Dans les procédures pénales normales, les preuves sont recueillies et ensuite, si elles sont jugées suffisantes, on engage des poursuites. Mais c’est le contraire qui est arrivé dans le cas de Milosevic : il a été inculpé pour des raisons politiques et la chasse aux preuves a suivi.

L’ironie est que l’ancien président yougoslave avait été précédemment loué par le président Clinton pour son rôle dans la négociation d’un accord de paix en Bosnie en 1995, qui avait été signé à Dayton, dans l’Ohio.

La vérité est que Milosevic n’était pas du tout un nationaliste serbe pur et dur mais un socialiste de toujours qui avait toujours voulu une Yougoslavie multi-raciale et multi-ethnique.

Son but, lorsqu’il était au pouvoir, n’a jamais été de construire une « Grande Serbie », mais d’essayer de garder unie la Yougoslavie fédérale, comme le TPIY vient de le reconnaître tardivement.

Non seulement Milosevic n’était pas responsable du nettoyage ethnique qui avait eu lieu en Bosnie, il l’avait même dénoncé. Le TPIY a noté « les critiques répétées de Milosevic et sa désapprobation des politiques menées par l’accusé (Karadzic) et par la direction des Serbes de Bosnie. » Milosevic, un homme qui avait en horreur toutes les formes de racisme, insistait sur le fait que toutes les ethnies devaient être protégées.

Mais pour punir Milosevic et pour prévenir les autres de ce qui leur arriverait s’ils osaient s’opposer aux Etats-Unis, l’histoire devait être ré-écrite. Le socialiste pro-Yougoslavie qui s’était opposé à la politique des dirigeants serbes de Bosnie devait être présenté, rétrospectivement, comme le méchant de la guerre de Bosnie et même blâmé pour tout le sang qui avait été versé dans les Balkans. Par contre, l’ambassadeur américain Warren Zimmerman déjà mentionné, dont l’intervention scélérate a fait capoter la solution diplomatique et a permis le déclenchement du conflit bosniaque, lui, n’a pas été le moins du monde inquiété.

Pendant la campagne « tout est de la faute de Slobo », les faits réels ont été tout simplement jetés par la fenêtre. Un article écrit, je ne vous raconte pas de blague, par un professeur d’études européennes de l’Université d’Oxford prétendait même que Milosevic était le leader de la Yougoslavie en 1991 (l’année où la Slovénie a fait sécession). En fait, c’était le Croate bosniaque, Ante Markovic, qui était le leader du pays à l’époque.

Comme de bien entendu, Milosevic a été comparé à Hitler. « C’était comme si on voyait l’arrogant démon Adolf Hitler en pleine action », a écrit le rédacteur en chef de News of the World, lorsque Milosevic a eu la témérité de se défendre devant le Cour. « On avait des flashs glaçants du monstre nazi de la Seconde Guerre mondiale quand le tyran serbe déchu haranguait la Cour. »

Pour être certains que les lecteurs comprenaient bien que Milosevic = Hitler, les News of the World ont illustré leur diatribe avec une photo d’Hitler, « le boucher de Berlin », devant un camp de concentration, et une photo de Milosevic « Le boucher de Belgrade », en surimpression sur un camp de concentration en Bosnie. Avec lequel, en fait, il n’avait rien à voir.

Au grand soulagement de l’accusation, Milosevic est mort subitement dans sa cellule en mars 2006.

Etant donné ce que nous avions vu au procès jusqu’à ce moment-là, il était tout à fait inconcevable qu’il soit jugé coupable. Une longue liste de témoins « irréfutables » s’étaient révélé des pétards mouillés les uns après les autres.

Comme je l’ai mentionné dans un article antérieur :

Il s’est avéré que le témoin principal, Ratomir Tanic, était à la solde des forces de sécurité occidentales, tandis que le chef de la police secrète ex-yougoslave Rade Markovic, l’homme qui allait enfin cracher le morceau sur Milosevic et révéler comment son ancien maître avait ordonné l’expulsion des minorités ethniques Albanais du Kosovo, a fait finalement tout le contraire et a déclaré qu’il avait menti sous la torture et que sa déclaration écrite avait été falsifiée par l’accusation.

En outre, comme je l’ai noté ici, l’ancien chef de la sécurité de l’armée yougoslave, le général Geza Farkas (un Hongrois ethnique), a déclaré que tous les soldats yougoslaves au Kosovo avaient reçu un document leur expliquant le droit international humanitaire, et qu’ils avaient reçu l’ordre de désobéir aux ordres qui le violaient. Farkas a également déclaré que Milosevic avait ordonné qu’aucun groupe paramilitaire ne soit autorisé à opérer au Kosovo.

Lorsque Milosevic est mort, ses accusateurs ont affirmé qu’il « avait trahi la justice ». Mais en fait, comme le TPIY l’a maintenant confirmé, c’est la justice qui a trahi Milosevic.

Pendant qu’il se défendait contre des accusations à caractère politique à La Haye, les États-Unis et leurs alliés ont lancé leur brutale agression illégale contre l’Irak, une guerre qui a fait près d’un million de morts. L’an dernier, un rapport de Body Count a révélé qu’au moins 1,3 million de personnes avaient perdu la vie du fait de la « guerre contre le terrorisme » menée par les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

Ces chiffres nous aident à remettre le Kosovo en perspective. Même si on pense que Milosevic et le gouvernement yougoslave étaient responsables d’une partie des morts là-bas, en 1999, (dans une guerre que l’Occident avait clairement voulue et provoquée), il n’y a aucune, mais alors aucune comparaison possible avec la mort et la destruction causées par les pays qui ont été les plus déterminés à mettre le président de Yougoslavie dans le box des accusés. Comme John Pilger l’a noté en 2008, le bombardement de la Yougoslavie a été un « véritable avant-goût des bains de sang d’Afghanistan et d’Irak. »

Depuis, nous avons également eu la destruction par l’OTAN de la Libye, le pays qui avait le niveau de vie les plus élevés de toute l’Afrique, et le soutien de violents « rebelles » pour obtenir un « changement de régime » en Syrie.

Il ne faut pas être Sherlock Holmes pour voir se dessiner ici un schéma répétitif.

Avant de lancer une guerre ou une « intervention humanitaire » contre un État donné, les Etats-Unis accusent son leader et son gouvernement de toutes sortes de choses épouvantables. Ces accusations sont relayées par les médias qui les répètent ad nauseam, pour qu’à force les gens se mettent à les croire.

Plus tard, il apparaît que les accusations étaient soit entièrement fausses (comme celles des armes de destruction massive en Irak), soit non corroborées, soit fort exagérées. Mais les médias sont passés à autre chose : révéler aux lecteurs la fausseté des accusations portées contre « l’Hitler » précédent ne les intéresse plus, ils sont tout entier occupés à vilipender le « nouvel Hitler », tout aussi « agressif et génocidaire » que le précédent. En 1999, c’était Milosevic ; maintenant c’est Assad et Poutine.

Et vous l’avez deviné, cher lecteur, ce sont, bien sûr, les personnes qui défendent la guerre en Irak et les autres interventions militaires occidentales sanglantes basées sur des mensonges, des affirmations non corroborées ou de fortes exagérations, qui se répandent en accusations tous azimut la fois d’après, exactement les mêmes personnes.

Comme le dit ce vieil adage plein de sagesse : Quand vous montrez quelqu’un du doigt, trois doigts se retournent vers vous*.

Neil Clark



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