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Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

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ano

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Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Mar 18 Juil 2017 - 10:06


Pour Elon Musk, l'intelligence artificielle pourrait menacer la civilisation

figaro, le 18 juillet 2017
(Source)


L'entrepreneur américain, qui a fondé Tesla, a alerté les politiques américains sur la nécessité de réguler l'intelligence artificielle.

L'intelligence artificielle pourrait-elle menacer l'homme? Lors d'une réunion de l'association des gouverneurs américains organisée ce week-end, Elon Musk, le fondateur de Tesla et de Space X, a plaidé pour des mesures de sécurité possible face à la menace potentielle de l'intelligence artificielle. Le chef d'entreprise réclame aux États américains des textes de loi qui permettraient de la réguler. « Je n'arrête pas de sonner l'alarme, mais jusqu'à ce que les gens voient vraiment des robots tuer des personnes, ils ne sauront pas comment réagir, tellement ça leur paraît irréel», a assuré Elon Musk. « Je travaille sur des formes très avancées d'intelligence artificielle, et je pense qu'on devrait tous s'inquiéter de ses progrès. »

Précautions nécessaires

Elon Musk ne craint pas la disparition des hommes mais de les voir « détrônés », par des machines, robots ou encore des logiciels. Selon lui, l'intelligence artificielle est désormais « le plus grand risque auquel notre civilisation sera confrontée ». Il prédit qu'il serait déjà « trop tard » pour sauver l'humanité si l'homme ne prend pas des mesures drastiques face à cette technologie puissante.

De son côté, Elon Musk travaille sur plusieurs projets qui permettraient à l'homme de contrôler l'intelligence artificielle, ou d'échapper à ses dérives. L'un de ses projets consiste en une interface homme machine, pour aider le cerveau humain à rester à niveau avec les robots. Avec l'aide d'implants cérébraux, qui seraient directement liés aux ordinateurs, les humains pourraient être en mesure d'améliorer leur fonction cérébrale, ou même, un jour télécharger leurs pensées ou la pensée des autres. Par ailleurs, Elon Musk a déjà dit que son désir de coloniser Mars est, en partie, « un plan de secours » si l'intelligence artificielle prend le dessus sur Terre.

D'autres chercheurs tels que Stephen Hawking ou Bill Gates suivent le même raisonnement que celui d'Elon Musk à propos de l'intelligence artificielle. Ils pensent que l'humanité peut bénéficier de cette forme d'intelligence, mais qu'il faudrait l'utiliser avec précautions. Selon ces trois grandes personnalités, l'intelligence artificielle peut être une innovation positive à condition qu'elle soit régulée.

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solimp

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par solimp le Mar 18 Juil 2017 - 13:31

Le film Terminator donne une idées des dérives possibles.


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dysneylandresort

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Message par dysneylandresort le Mer 19 Juil 2017 - 16:26

zolimps a écrit:Le film Terminator donne une idées des dérives possibles.


Bien la science fiction qui rejoint la réalité! Mais il faut avouer qu' à l heure actuelle c'est plutôt la triste réalité qui fait la une et que celle ci doit être considérée par des gens pragmatiques ayant du bon sens et de l honneur et pas des ,,,,dARMANIN!

hello hello hello
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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Mer 19 Juil 2017 - 17:51

@dysneylandresort a écrit:
zolimps a écrit:Le film Terminator donne une idées des dérives possibles.


Bien la science fiction qui rejoint la réalité! Mais il faut avouer qu' à l heure actuelle c'est plutôt la triste réalité qui fait la une et que celle ci doit être considérée par des gens pragmatiques ayant du bon sens  et de l honneur  et pas des ,,,,dARMANIN!

hello hello hello

Vous avez mis le doigt sur l'un des problèmes principaux.

La plupart des gens pensent que c'est un film ...
Pour eux, c'est abstrait, imaginaire, ...

En fait, c'est la réalité et c'est extrêmement grave !

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par solimp le Mer 19 Juil 2017 - 19:11

Les dérives de l'intelligence artificiel sera-t-elle pire que l'intelligence humaine, je ne pense pas.
Le film Terminator est l'extrême des dérives.

Pour atteindre la direction d'un pays il faut être intelligent.
Hollande est l'exception qui confirme la règle.

Top 12 des dirigeants les plus sanguinaires depuis 1945

Mao Zedong – 80 millions de morts

Staline – 30 millions de morts

Pol Pot – 2,5 millions de morts

Saddam Hussein – 2 millions de morts

Kim Il Sung – 1,6 million de morts

Mohammed Suharto - 1,5 million de morts

Yakubu Gowon – 1,1 million de morts

Mengistu Haile Mariam – 500.000 morts

Omar Hassan al-Bashir – 400.000 morts

Idi Amin Dada – 300.000 morts

Fidel Castro – 90.000 morts

Hafez al-Assad – 60.000 morts


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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Mer 19 Juil 2017 - 19:57


C'est justement ce que des gens comme Elon Musk, Bill Gates et bien d'autres essayent de faire comprendre aux différentes populations : si aucune mesure digne de ce nom n'est prise, le génocide de la « Malfaisance Synthétique » (Intelligence Artificielle) sera total et concernera plusieurs milliards d'être humain.

Les quantités précédentes de morts seront tellement ridicule qu’elles seront très vite oubliées …
Il faudrait peut-être arrêter d’avoir des comportements d’adolescent boutonneux et se comporter en adulte sur ce sujet !

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Mer 26 Juil 2017 - 20:09

Bisbille au sommet entre Mark Zuckerberg et Elon Musk, autour de l'IA

expansion, le 25 juillet 2017
(Source)


Les deux hommes se sont disputés au sujet de l'intelligence artificielle, par réseaux sociaux interposés.

Tout a commencé par une banale question. Lundi, lors de son habituel « ask me anything » (« demandez-moi n'importe quoi ») en direct, Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a été interrogé à propos de l'intelligence artificielle (IA). Sa réponse n'a pas vraiment plu à Elon Musk, le boss de Tesla et SpaceX, qui s'est empressé de le notifier sur Twitter.

Il faut dire que sur le sujet des IA, tout semble opposer les patrons de Facebook et Tesla. Le premier a ainsi rappelé lundi qu'il était globalement « optimiste » sur la question.
« Je pense que le fait que des gens s'opposent à leur développement en faisant valoir des scénarios de fin du monde, c'est vraiment quelque chose de négatif. À certains égards, je dirais même que c'est plutôt irresponsable [...] Dans les cinq ou dix prochaines années, les IA vont beaucoup améliorer notre vie. Se positionner contre elles, c'est réfuter l'idée d'avoir des voitures plus sûres sans accident, ou celle de pouvoir mieux diagnostiquer les gens lorsqu'ils tombent malades. »

« Sa connaissance du sujet est limitée »

Si Mark Zuckerberg n'a pas visé directement Elon Musk, la question qui lui était posée au départ le citait. Le PDG de Tesla semble en tout cas s'être senti de fait concerné, puisque sur Twitter, il a réagi à un article sur le sujet. « J'ai parlé de cela [l'IA] à Mark, a-t-il répliqué. Sa connaissance du sujet est limitée. »

Elon Musk, lui, n'a jamais caché ses craintes à propos des IA. Il y a une semaine, il appelait par exemple lors d'un discours devant les gouverneurs des États américains à les réguler de manière urgente (et préventive). Selon lui, il serait nécessaire de réagir avant qu'il ne soit « trop tard ». Comprendre, avant que « les entreprises, n'ayant pas de vision globale de l'IA, risquent de rendre des millions de travailleurs sans emploi. »

Pour rappel, Elon Musk, c'est aussi le fondateur de Neuralink, une entreprise qui cherche à intégrer de l'IA au corps humain, via le cerveau. D'après lui, ce serait dans ce cas un moyen de garder la main sur les intelligences artificielles. Elon Musk a également annoncé, sans donner plus de détails, un « film » à venir prochainement sur ce thème.

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Sam 29 Juil 2017 - 11:11


Comment faire dire ce que l'on veut à qui l'on veut grâce à l'intelligence artificielle

monde, 29 juillet 2017
(Source)



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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Mar 1 Aoû 2017 - 9:00


L’intelligence artificielle s’invite dans les salles de marché

echos, le 31 juillet 2017
(Source)


Après six mois d’essais en Europe, la banque américaine JPMorgan va utiliser un robot intelligent pour ses activités de « transactions » haute fréquence. Une première mondiale.

« Retour vers le futur » pour JPMorgan. Après plusieurs mois de tests, la célèbre banque d'affaires américaine a annoncé ce lundi qu'elle utiliserait bientôt un robot doté d'intelligence artificielle pour toutes ses activités de « transactions » hautes fréquence (THF).

Les ingénieurs de la première banque au monde en nombre d'actifs sous gestion, qui vient de conclure le meilleur trimestre de son histoire, ont testé un programme inédit d'intelligence artificiel pendant six mois. Et les résultats de ces travaux ont été à la hauteur de leurs attentes, et même plus : le robot s'est révélé systématiquement plus efficace que les humains et les robots actuels.

Une intelligence nommée LOXM

JP Morgan a commencé les tests en Europe. Depuis le premier trimestre, la banque dirigée par Jamie Dimon évalue les capacités et le potentiel de son programme baptisé LOXM pour les opérations de « transactions » les plus pointues, celles qui nécessitent des millions de calculs en seulement quelques nanosecondes.

L'avantage de ce robot, qui va être déployé aux Etats-Unis et en Asie d'ici la fin de l'année, est qu'il n'agit pas seulement de manière automatique, comme les autres robots du marché. LOXM apprend en même temps qu'il exécute les ordres, à l'achat ou à la vente. « L'intelligence artificielle est capable de faire des calculs sur une échelle beaucoup plus grande et plus efficace », a confirmé au Financial Times, David Fellah, membre de l'équipe européenne de recherche de JPMorgan.

LOXM tient compte des informations et de l'historique des marchés pour réaliser le meilleur arbitrage possible. Pour parvenir à ce résultat, le robot intelligent a été développé à l'aide d'une méthode d'apprentissage de millions de scénarii. Le robot a accès aux données et aux transactions de JPMorgan en permanence, ce qui lui permet d'étoffer le nombre de scénarii.

Réduction des coûts

Si ce projet est inédit, JPMorgan n'est pas pour autant la première banque à recourir aux robots pour ces activités de marché. Plusieurs avant elle, comme UBS ou Goldman Sachs, ont commencé à remplacer une partie de leurs « opérateurs » par des machines pour faire des économies et limiter les tâches récurrentes.

Depuis 2016, les « opérateurs » de la banque helvète sont aidés par un programme d'intelligence artificielle, mais plus modeste. L'objectif du robot est d'épauler les « opérateurs » dans l'allocation des fonds et la mise en place de stratégies d'investissement, ce qui a permis, selon UBS, de faire gagner à chacun d'eux 45 minutes par jour.

De son côté, Goldman Sachs a récemment défrayé la chronique, alors que la quasi-totalité de ses « opérateurs » ont été remplacés par des machines et des centaines d'informaticiens, capables de gérer beaucoup plus d'opérations. Depuis 2000, le « service actions » de la banque d'investissements est passé de 600 à 2 traders...

Sauf qu'à la différence de JPMorgan, les robots de Goldman Sachs et la plupart de ceux utilisés par UBS, ne sont utilisés que pour des opérations programmées. Avec LOXM, JPMorgan donne un peu plus de place à l'intelligence artificielle dans son activité. Et ce n'est que le début. La banque envisage déjà d'apprendre à LOXM à connaître le comportement de ses clients pour leur proposer des investissements... personnalisés.

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Lun 21 Aoû 2017 - 23:01


Les géants de la tech s'opposent aux robots tueurs

figaro, le 21 août 2017
(Source)


Ils se sentent tenus de « tirer le signal d'alarme ». Cent seize responsables d'entreprises de robotique et spécialistes de l'intelligence artificielle ont écrit une lettre ouverte aux Nations unies afin de mettre en garde contre les dangers des armes autonomes et «robots tueurs», que leurs avancées technologiques permettent de développer.
Ils redoutent ainsi « des conflits armés à une échelle jamais vue auparavant et à des vitesses difficiles à concevoir ... ».

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Mar 29 Aoû 2017 - 14:26


Ce que nous devons redouter de l’intelligence artificielle au service des « robots-tueurs »

atlantico, le 29 août 2017
(Source)


La réalité serait-elle sur le point de rattraper la fiction ? Le PDG de Tesla, Elon Musk, a prévenu des dangers imminents de l'intelligence artificielle et souhaite que des mesures soient prises au plus vite par les Nations-Unies.

Associé à plus de 100 experts de l’intelligence artificielle, Elon Musk fait aujourd'hui pression sur les Nations-Unies afin légiférer contre les armes autonomes. En quoi consistent ces armes? Pourquoi sont-elles dangereuses et quelle est leur présence actuelle dans le monde?

« L'intelligence artificielle est un risque existentiel fondamental pour la civilisation humaine, et je ne pense pas que les gens apprécient complètement cela » a déclaré dernièrement Elon Musk. Et ce qu'il a vu relève « d'un problème bien plus effrayant », avait rapporté le site de la radio publique américaine NPR. Le dilemme est clairement posé : l'intelligence artificielle (I.A.) et la robotique font toutes deux autant rêver les scientifiques et les industriels, qu'elles suscitent une peur diffuse auprès du grand public.

La faute sans doute à certaines cassandres, mais aussi aux prophéties apocalyptiques brillamment popularisées dans le cadre de certaines franchises d’anticipations cinématographiques. Au premier rang duquel le film « Robocop » initialement mis en scène par le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven tient une place toute particulière. Mais aussi la série des « Terminator », cette franchise planétaire culte initiée en son temps par le réalisateur à succès James Cameron. A ce propos, qui ne conserve pas dans un coin sa mémoire, le souvenir anxieux et l’appréhension chevillée au corps de cette fameuse entité artificielle maléfique nommée « Skynet » ? Car si ces technologies promettent bel et bien de révolutionner à l’emporte-pièce nos habitats, nos villes, nos transports, nos sciences médicales, ou encore les conditions de notre sécurité collective, elles menacent corrélativement de transformer radicalement la conduite de la guerre et la nature même des prochains conflits. Mais aussi de permettre la mise en œuvre de moyens de contrôle accrus et de répressions inédites sur les populations civiles. D’une puissance inégalée à ce jour nous promet-on ! Réalité ou fantasmes ? Discours suranné ? Faut-il réellement s’inquiéter ? C’est à ces questions fondamentales qu’ont tenté de répondre récemment un collectif de spécialistes, de renommée planétaire pour certains d’entre eux.

Bien placés pour présager les dangers liés à l’émergence très prochaine des « cyborgs-tueurs » et autres machines offensives, des scientifiques avaient déjà produit courant 2015, une première missive d’alerte à destination des autorités publiques des Etats occidentaux. Celle-ci avait eu un certain retentissement puisque l'ONU avait décidé d'inclure cette question à son agenda. Le lundi 21 août dernier, 116 responsables d'entreprises cette fois ; tous spécialistes avertis dans la robotique ou l'intelligence artificielle ; ont réitéré cette première initiative et adressé une lettre ouverte diffusée par le « Future of Life Institute », un organisme non lucratif basé aux Etats-Unis, directement aux Nations Unies elle-même. Plaidant pour une interdiction pure et simple de ces fameuses « armes autonomes », des machines offensives programmables et en principe capables de sélectionner et de tuer des cibles prédéfinies, sans intervention humaine. Une interdiction drastique, au même titre que les armes chimiques, les armes biologiques ou le clonage humain… Parmi ces spécialistes emmenés par l’emblématique PDG américain des firmes « Tesla » et « SpaceX » Elon Musk, on note également la présence de six Français très au fait des réalités que recouvrent ces technologies robotiques hybrides, ainsi que l'I.A à usage militaire. On trouve aussi Mustafa Suleyman, de la société britannique « DeepMind », détenue par Google.

Quelles sont, aujourd'hui, les deux écoles de pensée autour de la question de l'intelligence artificielle ?

En premier lieu, il est peut-être nécessaire de rappeler à nos lecteurs que la technologie émergente de « l'intelligence artificielle », ou « I.A », croise plusieurs champs d’applications technologiques, en capacité de simuler les processus cognitifs humains. « L'intelligence artificielle » est donc une technologie comme une autre, au même titre que l'électricité ou l’Internet le furent en leur temps. Il n’est pas nécessaire d’en avoir peur en soi, car en définitive tout dépendra de ce que l'on en fera... Et pour cela, il est peut-être nécessaire de s’éloigner des visions par trop « catastrophistes » ? À l’image du concept de « singularité » : ce moment damné où l'intelligence artificielle serait supposément en capacité de dépasser l'intelligence humaine, tout en engendrant un progrès technologique exponentiel et imprévisible propre à permettre la « rébellion des machines intelligentes » contre leurs propres créateurs.

Plus prosaïquement, apparue dans le courant des années 60, la recherche s'est beaucoup développée depuis cette époque. Au point de multiplier très récemment les applications intégrant de nouvelles avancées décisives en la matière : « voitures autonomes », « diagnostics médicaux », « assistants personnels », « finance algorithmique » et « prédictive », « robots industriels », « jeux de simulation », etc... L'explosion formidable de la puissance de calcul, couplée à l’évolution exponentielle de la puissance de stockage mémoire dans des machines, a fait basculer l'I.A courant 2010, d'un classique des livres d’anticipation à une réalité de plus en plus concrète pour chacun :« Deep-learning », « algorithmes prédictifs », « réseaux neuronaux » ou encore « ordinateurs quantiques ». Autant d'espoirs pour les tenants du « transhumanisme » et de « la singularité » pour lesquels les enjeux scientifiques et sociétaux sont premiers. Autant de craintes pour de nombreuses autres personnalités issues de l’univers de la « high-tech ». À l’image d’un Stephen Hawking, d’un Bill Gates ou d’un Elon Musk qui pointent d’ores et déjà les risques éthiques et démiurgiques inhérents à une intelligence artificielle rendue par trop « autonome » ou « consciente », et le fragile équilibre « bénéfices-risques » quant à l'emploi futur « d’entités intelligentes offensives » non humaines…

Conscient qu’il sera à l’avenir plus acceptable pour les chefs militaires du futur, de déployer sur les prochains champs de bataille des machines offensives rendues « intelligentes » plutôt que des hommes armés, le problème réside au fond dans le fait d’octroyer cette possibilité de principe à une machine de pouvoir tuer un être humain de son propre chef… « Science sans conscience » prédisent certains : chacun connaît fort bien la musique. Cet augure est tout simplement inacceptable pour les tenants de la prudence dans l’usage de ces technologies hybrides, puisque ceux-ci refusent catégoriquement que des civils puissent être tués par des machines offensives. Refusant par là même l’ouverture de la boite de Pandore, et préférant de loin une I.A en capacité de servir l’humanité, plutôt que de la voir contribuer peu ou prou à la détruire à travers un usage dévoyé…

Quels sont les limites, actuellement, de l'intelligence artificielle ?

Les choses évoluent très vite en la matière. Et les acteurs politiques sont particulièrement fascinés par les possibilités qu’offrent les technologies robotiques et les progrès fulgurants en matière d'I.A. Toutefois, peu sont vraiment au fait des réelles avancées du secteur. Ce qui est particulièrement alarmant pour les tenants de la « prudence technologique » aujourd'hui, c'est justement le fait qu’ils considèrent tous l’I.A comme une technologie d’ores et déjà mature… Pour l'heure, on dispose encore de drones pilotés par des opérateurs humains qui doivent décider derrière leurs postes de pilotage déportés parfois à des milliers de kilomètres de la zone d’action, de tuer ou de ne pas le faire le cas échéant. Mais le seuil pour permettre à une machine de prendre cette décision par elle-même ; en fonction des informations qu’elle dispose au moment crucial du tir ; est désormais très ténue. Or, on perçoit bien que les demandes des décideurs au cœur des États et des forces armées sont de plus en plus pressantes. Un jour ou l’autre, des entreprises pourront finir par céder aux avances qui leur sont faites et passeront à l’acte. Classiquement, les militaires et les firmes qui travaillent en bonne intelligence ne communiquent pas sur le degré d’avancée de leurs recherches communes. Mais pour se faire une idée, il assez simple de considérer les progrès faramineux dans le domaine civil, puis d'imaginer que l’on puisse équiper ces robots « civils » avec des armes létales derniers cris.

Quand on parle de « robots tueurs », nombreux sont ceux d’entre nous qui imaginent des cyborgs d’aspects « humanoïdes », à l’image du rustique T800 dans le film de James Cameron. Or les voitures ou les drones sont aussi des robots… Sur l'apparence « humanoïde » que pourraient revêtir certaines machines autonomes, il y a encore beaucoup d’étapes à franchir pour y parvenir. Et cela, en outre, compte tenu des problèmes liés à la stabilité générale du dispositif et le fait que les armes exercent de fortes poussées en phase de tir sur leurs porteurs. Pour les automobiles, les drones et les chars, le gap est lui minime. Il suffit d’ores et déjà y embarquer des armes existantes et de leur donner la capacité de délivrer « intelligemment » le feu en toute autonomie, et sans opérateurs humains. Ce sont sans aucun doute ces robots qui seront développés en priorité par les consortiums industriels. L'écrivain à succès Isaac Asimov avait imaginé quatre lois fondamentales de la robotique, dans l’objectif d’empêcher justement des dérives futures dans l’usage des machines offensives autonomes. On réalise aujourd’hui qu’il ne s’agit que d’une base de réflexion à partir de laquelle les développeurs pourront travailler à l’application, lors de la programmation des machines robotisées de ce type. Du côté juridique, chacun perçoit bien qu'il existe un flou qu’il faudra tôt ou tard combler concernant l’usage des armes offensives autonomes.

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Lun 4 Déc 2017 - 11:14

Les robots menacent-ils le génie de l'espèce humaine ?

science&vie, le 1er décembre 2017
(Source)


De nombreuses personnalités alertent depuis quelques années sur les dangers que l'intelligence artificielle fait courir au genre humain. Motif : évoluant moins vite, notre intelligence sera un jour dominée par celle des robots.

En décembre 2014, l'astrophysicien britannique Stephen Hawking déclarait à la BBC : « Le développement d'une pleine intelligence artificielle pourrait signifier la fin de l'humanité. Les humains, limités par une lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient dépassés. »  Il a vite été rejoint par Elon Musk, fondateur de Tesla Motors, de SpaceX et d'Hyperloop, qui à son tour sème le trouble en affirmant : « L'I.A. est potentiellement plus dangereuse que les armes nucléaires », puis par de nombreuses personnalités.

Faut-il craindre le développement d'une superintelligence qui déciderait d'asservir l'espèce humaine, comme l'a décrit la saga Terminator ? Pour beaucoup de spécialistes, le scénario est encore éloigné de la réalité. Car malgré ses exploits, l'I.A. n'a laissé place à aucune superintelligence, encore moins à de l'intentionnalité. Les chercheurs évoqueraient plutôt le risque de « mauvaises décisions » prises en cascade par des algorithmes ultra rapides et interconnectés, auxquels nous déléguons de plus en plus de tâches globales : sécurité, logistique, trafic aérien, finance, transport d'énergie, etc.

Un débat sur l'IA est positif

Pourquoi alors le débat a-t-il pris, comme si la menace était technologiquement mûre ? Parce que la crainte est réelle, bien sûr. Pour certains analystes, ce débat est même positif.

L'I.A. pourrait ainsi se faire accepter du grand public et poursuivre son développement. Mais d'autres craignent que les vrais problèmes soient masqués, comme la mainmise sur l'I.A. de Google ou de Facebook, aussi riches en moyens technologiques qu'avares en informations et obscurs en intentions... Le problème, c'est toujours l'humain derrière les machines.

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Sam 23 Déc 2017 - 13:47



Bibliothèque Médicis
Invités : Général Benoît DURIEUX, Rand HINDI, Eric HAZAN, Docteur Alain TOLDANO

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par Napoléon I le Dim 24 Déc 2017 - 2:48

A titre personnel, ce n'est pas l'IA en elle même qui me fait peur mais plutôt ceux qui sont derrière à la programmer...

C'est comme internet, un formidable outil de liberté. Et en même temps le plus incroyable outil de contrôle et de flicage des masses qu'on ait pu inventer. On a beau faire attention au maximum, on sait ce que vous faites sur internet avec l'historique, on sait ou vous êtes à cause de votre portable, on connait toute votre vie à cause des réseaux sociaux, et même EDF va en savoir pas mal sur vous à cause de Linky. Infernal.
Et je ne parle même pas du piratage possible de tout ça, genre la webcam qui vous filme à votre insu ou la tv connectée qui écoute la pièce ou elle se trouve.

Toujours plus fliqués, soit disant pour notre bien. On va finir comme dans le livre d'Orwell.
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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par CoqGaulois le Ven 5 Jan 2018 - 19:27

@Napoléon I a écrit:A titre personnel, ce n'est pas l'IA en elle même qui me fait peur mais plutôt ceux qui sont derrière à la programmer...

C'est comme internet, un formidable outil de liberté. Et en même temps le plus incroyable outil de contrôle et de flicage des masses qu'on ait pu inventer. On a beau faire attention au maximum, on sait ce que vous faites sur internet avec l'historique, on sait ou vous êtes à cause de votre portable, on connait toute votre vie à cause des réseaux sociaux, et même EDF va en savoir pas mal sur vous à cause de Linky. Infernal.
Et je ne parle même pas du piratage possible de tout ça, genre la webcam qui vous filme à votre insu ou la tv connectée qui écoute la pièce ou elle se trouve.

Toujours plus fliqués, soit disant pour notre bien. On va finir comme dans le livre d'Orwell.

pancarte+1 C'est effectivement la programmation de cette IA qui pose problème.
C'est parce qu'internet est un formidable outil de liberté d'expression qu'elle fait si peur à la dictature et que celle-ci cherche à la museler de toutes les façons en prétendant, bien entendu, que c'est pour... nous protéger! Ben voyons! C'est vrai qu'internet est une source de menace permanente pour moi et heureusement que des élites autoproclamées veille à ma santé mentale sinon je ne sais pas ce que je serais devenu??? boite


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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Sam 3 Fév 2018 - 9:07


Avec l'intelligence artificielle, l'usurpation d'identité en ligne prend une autre dimension

figaro, le 2 février 2018
(Source)


En permettant de recréer des voix ou des visages avec précision, le deep learning rend les usurpations d'identité en ligne toujours plus crédibles, et en renouvelle le genre.

Regarder une vidéo de soi peut s'avérer un exercice périlleux. D'autant plus lorsque sa propre image devient hors de contrôle. Fin 2017, plusieurs actrices de renommée mondiale, dont Gal Gadot, Emma Watson ou encore Scarlett Johansson ont eu la mauvaise surprise de voir leur visage associé à des vidéos pornographiques créées de toutes pièces. Pour y parvenir, une reproduction numérique en trois dimensions de leur visage a été artificiellement associée au corps d'une actrice de films X, pour un résultat étonnamment réaliste, comme le rapportait Motherboard.

Le responsable: une application gratuite, FakeApp, téléchargée plus de 100.000 fois selon son développeur. Le logiciel met à profit l'intelligence artificielle et des outils de machine learning accessibles à tous tels que Tensor Flow, de Google, pour recréer une représentation 3D d'un visage à partir de milliers de photos issues de Google images, de banques d'images ou de vidéos YouTube. Les créations étaient, par la suite, postées sur Reddit, dans l'onglet deepfakes. «Outre le matériel informatique nécessaire, tout ce dont on a besoin, c'est d'une bonne quantité de photos d'un visage», a noté Motherboard à propos de la technique utilisée.

Les vidéos portant atteinte à l'image de ces célébrités ont progressivement été retirées de la plateforme d'hébergement Gfycat, depuis le début de la semaine, rapporte la BBC. Un bon nombre d'entre elles sont néanmoins encore accessibles. Le forum de discussion Reddit n'a pas encore pris de mesure significative à ce sujet.

Brouiller les pistes

L'intelligence artificielle progresse et, avec elle, la possibilité de recréer des caractéristiques humaines avec réalisme. Depuis novembre dernier, une intelligence artificielle conçue par Nvidia permet de créer des visages humains plus vrais que nature. En juillet, des scientifiques de l'université de Washington avaient présenté un outil de montage vidéo permettant de superposer n'importe quelle bande audio sur une vidéo, et donc de faire dire n'importe quoi... à n'importe qui, en reprenant le timbre de sa voix et son intonation. Preuve en avait été donnée avec une troublante vidéo de Barack Obama.

Autant d'outils brouillent encore davantage les pistes entre le réel et le virtuel et donnent une saveur toute nouvelle au phénomène des fausses nouvelles à la propagation virale. Ils s'alimentent du volume colossal de données personnelles disponibles sur le Web. En 2016, les internautes ont posté en ligne pas moins de 24 milliards de selfies sur Google Photos, selon les données de l'entreprise. Un terreau favorable à de nouvelles formes de harcèlement, plus pernicieuses et difficiles à éradiquer.

Que faire pour éviter une telle déconvenue, sans pourtant tirer un trait définitif sur Internet? Le nombre de recours semble limité. Une fois commis, de tels actes tombent néanmoins sous le coup de la loi. «L'usurpation d'identité est un délit pénal passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende», rappelle Suzanne Vergnolle, Doctorante en droit sur la protection de la vie privée et des données personnelle à l'Université Paris Assas. «Plusieurs régimes juridiques peuvent également être invoqués en France dans ce genre de situations, dont l'atteinte au droit à l'image ou l'atteinte à l'honneur et à la dignité de la personne.»

La question de l'efficacité de tels recours se pose néanmoins, à l'heure où les images et vidéos portant atteinte à la réputation d'une personne ne disparaissent jamais définitivement du Web. «L'existence de telles formes d'usurpation d'identité rappelle la nécessité d'une sensibilisation en amont, pour être en mesure de remettre en cause l'authenticité des contenus consultés sur Internet», estime Suzanne Vergnolle. En février 2016, seuls 31% des Français indiquaient accorder leur confiance aux contenus diffusés sur Internet, d'après un sondage TNS-Sofres. Il s'agit là du plus bas niveau de confiance depuis janvier 2008.

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par solimp le Sam 3 Fév 2018 - 14:12

La seul chose qu'il ne faut pas faire; c'est donner à l'A.I. le libre arbitre, mais l'intelligence c'est peut-être ça!


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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Jeu 22 Fév 2018 - 18:10


Une vision terrifiante de l'intelligence artificielle

figaro, le 22 février 2018
(Source)


Un rapport d'experts internationaux met en garde contre la multiplication des risques liés aux futurs outils numériques.

Il est encore temps d'agir pour limiter les risques nouveaux engendrés par l'intelligence artificielle (IA). Telle est la seule conclusion optimiste d'un rapport réalisé, en un an, par 26 chercheurs et experts d'universités, d'organisations non gouvernementales et d'associations anglo-saxonnes. Intitulé « L'utilisation malicieuse de l'intelligence artificielle: prévision, prévention et atténuation » («The malicious use of AI: forecasting, prevention and mitigation»), ce rapport dresse un tableau apocalyptique des dangers de l'intelligence artificielle et de l'apprentissage automatique.

De nouvelles armes numériques seront à la portée d'États voyous ou totalitaires, de cybercriminels et d'organisations terroristes. Surveillance des populations, influence sur des élections démocratiques, utilisation de réseaux de drones et de robots pour des attaques terroristes et même exploitation des failles de systèmes d'intelligence artificielle sont quelques-uns des dangers identifiés. «Il y a de sérieux risques si la technologie est utilisée à de mauvaises fins», résume l'Electronic Frontier Foundation, une association américaine fondée pour la défense de la liberté de parole, qui a contribué au rapport.

Des attaques mieux ciblées

Les experts ont dressé la liste « des attaques que nous verrons bientôt si les défenses adéquates ne sont pas développées ». Il y aura une expansion des risques actuels, de nouveaux dangers et un changement dans leur nature et leur ampleur, notamment car « l'utilisation croissante de l'IA sera particulièrement efficace, finement ciblée, difficile à attribuer et pourra exploiter les vulnérabilités des systèmes intelligents », précise le rapport.

Ce sera par exemple, le cas de l'hameçonnage ciblé (ou « spear fishing »). Il s'agira d'une version améliorée du « fishing », qui proposera au destinataire naïf d'un message électronique personnalisé de communiquer ses mots de passe ou de compléter des questionnaires, première étape avant une éventuelle usurpation d'identité. C'est assez classique. Mais l'attaque sera mieux ciblée car ce futur piratage pourrait s'adapter précisément aux types de consommation et aux habitudes de chaque destinataire (sa banque, son travail, sa situation familiale, etc.), ce qui rendrait l'attaque plus efficace.

Risque de déclencher des guerres ?

L'un des risques les plus sérieux serait celui que l'IA ferait peser sur des démocraties. « Nous avons déjà vu comment les gens se servaient de la technologie pour essayer d'interférer dans les élections », a indiqué à l'AFP Seàn Ó hÉigeartaigh (sic), directeur exécutif d'un centre de recherches à l'université Cambridge (Grande-Bretagne). Et d'ajouter, « si l'IA permet à ces menaces de devenir plus fortes, plus difficiles à repérer et à identifier, cela pourrait poser de gros problèmes de stabilité politique et contribuer, peut-être, à déclencher des guerres ».

Ces experts relaient ainsi des inquiétudes déjà formulées ces dernières années par des scientifiques, comme le physicien Stephen Hawking, et des entrepreneurs, tel Elon Musk. Ce dernier est, par ailleurs, donateur d'au moins deux des institutions contributrices du rapport, «Future of life institute» qui a apporté une bourse pour la rédaction du document, et OpenAI, une ONG californienne que le magnat a cofondée. Il est à noter qu'aucune institution française n'a participé à ce travail, malgré la réputation mondiale des chercheurs nationaux dans l'IA.

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Jeu 29 Mar 2018 - 20:16

Au fait, c'est quoi l'intelligence artificielle ?

figaro, le 29 mars 2018
(Source)


1 Doter les machines d'intelligence

L'Intelligence artificielle ou IA est la science dont le but est de faire faire par une machine des tâches que l'homme accomplit en utilisant son intelligence.
Le terme « Artificial Intelligence » apparaît pour la première fois en 1956 dans un programme scientifique américain intitulé « Logic Theorist », qui cherchait délibérément à imiter le processus de décision humain.

2 Une histoire d’apprentissage

ON DISTINGUE DEUX TYPES D’IA
La première, dite « faible », consiste à programmer des outils numériques à l’aide d’algorithmes pour exécuter une tâche plus ou moins complexe (gagner aux échecs par exemple). C'est cette première forme d'IA qui se développe essentiellement aujourd'hui.

La seconde, dite « forte », vise à créer des machines capables d’apprendre elle-même le comportement adéquat en s’entraînant, comme un enfant qui finit par comprendre lui-même la logique d’un jeu à force d’expérience. Cette « IA forte » en est encore au stade expérimental.

3 Des applications bien concrètes

Si certaines promesses semblent directement sorties d’un film de science-fiction, l’IA est déjà bien présente dans la plupart des secteurs d’activité : santé, transports, énergie, finance, commerce, administration...

LA VOITURE AUTONOME, en test dans de nombreuses entreprises, sera capable d’analyser une situation - panneaux, vitesse, images etc. - et de prendre une décision : freiner, s’arrêter, tourner…

LA SYNTHÈSE VOCALE permet déjà de « dialoguer » avec une machine, via des assistants personnels.

LA RECONNAISSANCE FACIALE, certaines caméras sont en mesure de reconnaître un visage, donc d’identifier une personne.

4 L’automatisation en question

L’automatisation d’un grand nombre de tâches répétitives pourrait bouleverser nos vies et le marché de l’emploi. Plusieurs célébrités, dont Elon Musk, Bill Gates ou Stephen Hawking se demandent si les robots peuvent à terme dominer l’homme.
En France, le mathématicien Cédric Villani se veut rassurant : « l'enjeu n'est pas la compétition entre deux intelligences mais au contraire leur association. Comment l'intelligence humaine pourra utiliser l'intelligence de synthèse pour se faciliter la tâche ». (dans Le Figaro, 19/01/2018)

Pour fonctionner correctement, les intelligences artificielles ont besoin de beaucoup de travail humain. Google a eu le premier l'idée de faire participer gratuitement ses utilisateurs à l'entraînement des machines via les fameux « captcha » (des exercices irréalisables par une machine comme identifier un chat parmi des images).

Pour entraîner des programmes plus complexes, des millions d’internautes se relaient, parfois payés au clic.
Ce concept est connu sous le nom de « digital labor ».

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par gemini le Ven 30 Mar 2018 - 9:26

Il n'y a que les inconscients pour trouver ça intéressant. Ce n'est pas une avancée, mais le début d'un asservissement.


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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par CoqGaulois le Ven 30 Mar 2018 - 10:52

Tout système informatique à accès non limité et passant par internet est "piratable" de l'extérieur. De même des réseaux non restreints nous mettent en danger d'infiltration d'une part et nous expose au risque d'une "intelligence" artificielle pouvant prendre son autonomie de "pensée" basée sur une logique sans sentiment et sans respect de l'Homme en tant que tel. Cette intelligence doit forcément être équipée de "sécurités" qui permettent à tout moment de "débrancher" l'alimentation indispensable à son fonctionnement. C'est l'autonomie de fonctionnement de celle-ci qui présente un danger de perte de contrôle.


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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Lun 2 Avr 2018 - 21:05

L'intelligence artificielle dépasse-t-elle la nôtre ?

science-et-vie, le 30 mars 2018
(Source)


Les robots ne se bornent pas à exécuter des tâches mécaniques comme l'assemblage des machines. Désormais, ils s'emparent de véritables métiers intellectuels, où ils excellent grâce à leur puissance de calcul et à leur mémoire ultra-puissantes.

Ils ont désormais des professions. Chroniqueur, peintre, consultant, assistant, psychologue, médecin... Et des noms, aussi : Ellie, Watson, Marlow... Certains ont une voix, d'autres une apparence, un humour ou un caractère qui ressemble au nôtre. Mais la comparaison s'arrête là.

Car ils possèdent aussi des connaissances colossales, une capacité de calcul démesurée et hyperrapide, sans oublier un sens de l'observation hors du commun. « Ils », ce sont les robots de dernière génération. Mais ne vous attendez pas à de super-androïdes tentant d'imiter nos comportements : ici, la ressemblance, purement virtuelle, passe par des avatars visibles sur un écran.

C'est que l'important est ailleurs : dans le secret d'algorithmes et de fonctions mathématiques rendant possibles des tâches non plus mécaniques et répétitives, mais d'expertise. En un mot : des tâches « intellectuelles ». Et c'est peu dire qu'en la matière, ils sont doués : non seulement ces machines surclassent dans certains domaines les aptitudes humaines, mais elles commencent à investir des champs professionnels aussi exigeants que la médecine, la finance, l'industrie de pointe et même l'art.

Des supercalculateurs hyper-compétents

Leur force ? D'incroyables capacités d'analyse qui leur permettent de trouver des solutions fiables plus rapidement que les humains. Qui plus est, ces supercalculateurs sont dotés de sens très aiguisés (surtout la vue) et, à l'écran, certains prennent si bien figure humaine que l'on peut oublier qu'il s'agit de machines. À la clé : le sentiment que, derrière les pixels, se trouve quelqu'un d'hyper-compétent.

Le cas d'Ellie est, à cet égard, édifiant. Car Ellie est une psychologue virtuelle, née en 2013 à l'Institut des technologies créatives de l'université de Californie du Sud (Etats-Unis). Elle possède une caméra électronique et un « cerveau » informatique qui lui permettent de saisir les plus infimes intonations ou mimiques d'un patient afin de diagnostiquer le type de troubles dont il souffre et, ainsi, proposer un traitement adapté. Depuis trois ans, Ellie reçoit en consultation, entre autres, des soldats américains en dépression, sous l'égide de véritables psychologues qui vérifient ses diagnostics et affinent ses résultats - mais pour combien de temps encore ?

Watson, lui, est le super-analyste d'IBM.

Le maître des big data. Soumettez-lui n'importe quel problème : il croise toutes les données disponibles sur le sujet, ce qui lui permet de faire des rapprochements extrêmement fins et de tirer à toute vitesse des conclusions pertinentes. Le plus grand exploit de Watson ? Il a sauvé une vie !

Plus fort que le Dr House !

Cela s'est passé en janvier 2015, à Tokyo. Les médecins ne parvenaient pas à diagnostiquer le mal d'une patiente de 60 ans. Ils ont appelé Watson à la rescousse, en le gavant de données médicales : plus de 25 000 résultats cliniques, 1,5 million de dossiers de patients et 2 millions d'articles scientifiques, que le supercalculateur a croisés avec le profil de la patiente. Et, miracle ! En dix minutes, Watson s'est transformé en une sorte de Dr House : il a établi qu'elle souffrait d'une maladie rare de la moelle osseuse, ce que nul n'avait envisagé. La patiente a reçu un traitement approprié et son état s'est amélioré !

Avec un tel exploit, le supercalculateur pourrait bien révolutionner la médecine. Et pas seulement : « Watson est au premier rang d'une nouvelle ère de l'informatique, qui va transformer l'économie et la société », estime Eric Brown, directeur de Watson Technologies. Une ère où les capacités des robots à percevoir, à apprendre et à maîtriser le langage sont enfin rassemblées au cœur de processeurs suffisamment puissants pour les faire travailler de concert et interagir avec l'homme de manière approfondie.

Des robots journalistes ont déjà débarqué

D'autres robots exercent leurs talents dans des domaines plus inattendus. Notamment la presse. Ainsi, depuis 2012, Marlow livre aux internautes sa chronique quotidienne sur son blog. Chaque jour, il analyse la presse, décortique les articles à l'aide de ses algorithmes pour livrer son « regard » sur l'actualité. Et ça marche : humour, critique, voire sarcasmes ponctuent ses publications. Sauf que Marlow emprunte à ses concepteurs leur ton et leurs textes de référence.

Aussi intelligents soient-ils, ces robots nouvelle génération ont pour le moment encore besoin de l'homme pour leur donner vie et leur permettre de « réfléchir ». Mais, déjà, ils sont bien plus que de simples assistants : ils étendent les capacités de l'homme bien au-delà de ses possibilités naturelles.

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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par ano le Dim 15 Avr 2018 - 7:51



Plus que jamais une vision nationale est nécessaire


Tribune de Philippe Olivier
Conseiller spécial de Marine Le Pen
4 avril 2018
(Source)


C’est devant un slogan en anglais « A.I for humanity » que le Président français a prononcé son discours sur l’intelligence artificielle, une curieuse mise en scène pour celui qui n’est pas l’abbé Pierre, mais le président de la République française.

En ouvrant une porte sur « le continent » que représente la révolution numérique, M. Macron a la lucidité d’avoir bruyamment et opportunément porté sur la place publique un sujet essentiel que ses prédécesseurs comme l’Union européenne avaient lamentablement éludé.

Reconnaissons-lui également le mérite d’avoir affirmé sans détour que, pour la France, l’IA n’est pas une option, mais un impératif, pour son rayonnement ou plus simplement pour sa survie économique.

Pas plus qu’il n’est vain de vouloir arrêter le temps, il serait illusoire de prétendre déclarer un « moratoire technique» sur l’IA. Pour un pays comme la France, cette tentation absurde tournerait le dos à sa tradition scientifique et programmerait son suicide économique. Nous ne devons pas être les Ludites du IIIe millénaire, ce mouvement inspiré par Ned Ludd, ouvrier militant anglais qui, à la fin du XVIIIe siècle, crut pouvoir interrompre la révolution de la mécanisation en détruisant les machines à tisser.

Villani passe à côté de l’équation
L’intervention de M. Macron au Collège de France faisait écho au rapport Villani, un rapport dense que personne n’a osé critiquer du fait de la personnalité consensuelle et intellectuellement intimidante de son auteur. Pourtant, si le député Villani est un mathématicien de génie et un homme respecté pour sa civilité, il n’est pas parvenu, dans cette équation inhabituelle pour lui, à faire jaillir une grande vision politique. Lorsqu’il s’y est risqué, c’est pour servir un prêchi-prêcha politiquement correct sur la parité, la diversité et la défense de la planète qu’il a entremêlé de mesures parfois bricolées, inspirées vraisemblablement par les technocrates qui ont tenu la plume. Sur le fond, en scientifique amoureux de la science, il s’est contenté de promouvoir une intelligence artificielle avec le souci du progrès mondial, « pour l’humanité », oubliant dans son marathon d’auditions que l’exercice aurait dû le conduire à définir pour son pays -c’est-à-dire pour la France- un outil de puissance.

Macron : un équilibriste dans le brouillard
M. Macron, quant à lui, est naturellement plus politique, mais reste prisonnier de ses partis pris idéologiques. Sans se départir de son sourire et de son assurance, il a vacillé tout au long de son intervention sans trouver de points d’équilibre entre une vision nationale, européenne ou mondiale.

Il ne suffit pas de déplorer que la France soit en retard, qu’elle soit même en voie de « colonisation numérique », encore faut-il en tirer les conséquences et ne pas acter les conditions de notre décrochage en distribuant naïvement nos cartes maîtresses à nos concurrents.

Sur le fond, on le verra, le dossier de l’IA illustre de manière archétypale la pertinence de la position du Front National sur l’Etat stratège, la préférence nationale, la question de la souveraineté ou celle de nos valeurs.

Sur tous ces sujets, M. Macron a tourné autour du pot, mais rattrapé par ses pulsions libre-échangistes, il n’a pu ou pas osé pousser la logique jusqu’à son terme. C’est dommage, mais peu étonnant.

L’IA doit être grande cause nationale sous l’impulsion d’un Etat stratège
M. Macron concède à juste titre que l’entreprise privée française n’a ni les moyens ni la culture pour s’engager seule dans l’aventure complexe et ruineuse de l’IA. Comme un acte de contrition bienvenu, M. Macron apostasie dans un premier temps sa foi libérale en déniant à « la main invisible » le pouvoir de déterminer de manière mécanique les régulations nécessaires. Il propose à juste titre que l’Etat, par le biais notamment de ses grands organismes de recherche et de certains ministères, se mobilise, s’organise, invente des synergies indispensables entre les différents acteurs. On ne peut qu’acquiescer, mais notons tout de même que cette réactivation de l’Etat stratège, si naturelle au pays de Colbert, procède d’une logique politique empruntée au Front National, cette logique que tant de ses amis ont décrié au nom d’une prétendue efficacité économique.

Pour autant, il nous apparaît que cette impulsion publique si nécessaire n’est en l’espèce pas suffisante. La révolution de l’IA doit sortir des labos et des entreprises spécialisées. Elle ne concerne pas quelques administrations chargées de réglementer les voitures autonomes ou de penser la formation de quelques étudiants de haut niveau en mathématique. Elle concerne tout le corps social.

Peut-être pour ne pas fâcher, M. Macron n’a rien dit sur l’indispensable rattrapage numérique de nos entreprises, sur l’urgence du changement de culture au sein de nos administrations et de nos collectivités dont certaines n’utilisent pas toutes encore le courriel. Il n’a pas cru utile d’évoquer la mobilisation des esprits sur la révolution qui s’annonce, de tous les esprits, l’opinion bien sûr, mais aussi les décideurs publics, les politiques, les syndicalistes, les collectivités locales, ces grands absents du plan Macron.

L’IA qui représente le deuxième âge du numérique est une révolution historique au même titre que le feu, l’imprimerie ou la mécanisation.

Quand la robotique nous appelle à repenser les métiers manuels répétitifs, l’IA s’apprête à impacter les métiers, tous les métiers : les taxis, avec la mise en relation numérique d’une demande avec une offre ou les chauffeurs de camions avec les trains routiers autonomes sont, nous le savons, naturellement concernés et même pour beaucoup déjà condamnés. Mais l’ubérisation va s’insinuer partout. Le grand basculement s’apprête à toucher aussi les métiers intellectuels comme les professions d’avocat, de médecin, de pilote de ligne, de banquier etc… Face à l’inéluctable transition de notre économie qui s’annonce, M. Macron a été quelque peu évasif ; peut-être, a-t-il eu peur d’inquiéter. Il est sûr que l’on ne peut plus gérer la crise ou plutôt les crises, profession par profession, au fil des mouvements sociaux, sans les anticiper, sans préparer l’opinion et les secteurs professionnels à ces changements parfois cruels.

M. Macron a également fait l’impasse sur une autre tendance lourde de la nouvelle économie numérique qui est la captation de la valeur ajoutée. La création extraterritorialisée de richesses produites avec parfois un petit nombre restreint de salariés ou même des robots, appelle, en effet, une réflexion sur notre modèle fiscal et sur le financement de notre protection sociale. M. Macron ne pouvait pas ne rien en dire.

L’IA est une vague géante : soit nous nous mettons en situation de la surfer, soit les transformations qu’elle induit nous emporteront comme un tsunami.

M. Macron a perdu l’occasion de décréter l’IA comme une grande cause nationale. Il l’a certainement pensé. Mais ce qui va sans dire va encore mieux en le disant.

IA : vers le pillage de nos matières premières et de notre matière grise ?
Par certains aspects, la révolution numérique met en jeu des mécanismes économiques bien connus.

Pour faire simple, les données sont les matières premières et l’IA intervient comme l’industrie de transformation de ces matières premières.

Or, cette industrie de transformation nécessite le recours à une main-d’œuvre de grande qualité et même une main-d’œuvre d’exception, une main-d’œuvre dont peu de pays bénéficient, mais dont la France, terre traditionnelle d’ingénieurs et de chercheurs, dispose.

Que propose M. Macron dans son discours ? De mettre à disposition de tous, c’est-à-dire de nos concurrents mondiaux notamment chinois et américains, nos bases de données publiques et dans une certaine mesure celles de nos entreprises (parapubliques ou même privées).

N’est-ce pas là ouvrir largement le pillage de nos matières premières ?

Les données même inexploitées possèdent en elles-mêmes une valeur. La preuve en est l’acquisition par des entreprises comme Google ou Facebook de vos données personnelles en échange de services prétendument « gratuits ».

Que les données publiques (ex : données médicales issues de notre système de santé centralisé) ou parapubliques (données des entreprises de distribution des eaux par exemple) soient mises à disposition d’entreprises ou de projets français, cela se comprend. Les mettre en libre-service mondial, comme le propose M. Macron, c’est prendre le risque de les voir enrichir les potentiels d’exploitation des géants chinois et américains de l’IA au détriment de nos propres entreprises, parfois en retard pour les exploiter. En ce domaine, l’application du principe de préférence nationale s’impose.

Pour ce qui est de la main-d’œuvre, M. Macron se place dans le même type de contradiction.

Le Président s’inquiète à juste titre de l’exode des cerveaux vers l’Eden américain ou vers les délices pécuniaires de l’Asie. Mais dans le même temps, il exprime sa satisfaction béate de voir tous les centres de recherche des géants mondiaux de l’IA converger vers la France. Il n’a visiblement pas pris conscience que ceux-là opèrent une sorte de délocalisation intérieure de notre matière grise. Lorsque Google et Facebook s’installent à Paris, lorsque Fujitsu ou Samsung prennent pied à Saclay, ce n’est pas pour le bien de nos entreprises qui leur sont concurrentes, mais pour leurs bénéfices propres et ceux de leur pays respectif. Accessoirement, par effet d’aubaine, ces géants, déjà gavés de l’argent du numérique, viennent recueillir les aides à la recherche que l’Etat français dispense généreusement aux entreprises sans condition de nationalité.

En matière de conservation de nos potentiels humains qui fut une priorité stratégique de la Chine en matière d’IA, M. Macron n’a pas été très convaincant. Il s’est contenté de proposer des aménagements professionnels ou financiers mineurs qui n’auront vraisemblablement que peu d’impact. On aurait pu s’attendre à ce que le président français invoque, ne serait-ce que par principe, à défaut d’y croire visiblement lui-même, le sentiment national comme moteur d’un patriotisme scientifique.

IA : Souveraineté ? M. Macron vous avez dit souveraineté !
À la fin de son discours, M. Macron constate que le progrès de l’IA est mondial et nos valeurs sont nationales.

Sur les données personnelles c’est-à-dire la souveraineté personnelle de chaque citoyen, il nous renvoie à l’Union européenne. Ce n’est guère rassurant.

Sur nos valeurs collectives, il se lance dans un éloge de la « souveraineté ». Il plaide de manière vibrante pour « un pays qui maîtriserait ses choix ». Avec un air malicieux, il use même de cette pirouette : « je crois dans l’autonomie et la souveraineté ».

Comme tous les chemins mènent à Rome, force est de reconnaître que bien des raisonnements actuels conduisent aux principes défendus par le Front National.

Mais M. Macron se paye de mots, des mots que la pratique vient immédiatement démentir.

En écho au chef de l’Etat, le général Mercier, « commandant allié pour la transformation de l’Otan », a donné un entretien au journal le Monde (1 er/2 avril 2018 – p 3) sur l’IA en matière militaire. Sur ce sujet, cette intelligence « étoilée » proclame : « L’erreur serait que chacun des pays de l’Otan développe ses programmes seul, ce qui posera à terme des problèmes d’interopérabilité technique, éthique et politique. »

Lorsqu’un général s’exprime au lendemain d’une intervention présidentielle sur le même sujet, il agit en service commandé et son propos revêt l’autorité d’une parole officielle.

En congédiant de fait l’idée d’une armée nationale qui agirait de manière autonome avec ses moyens propres, cette intervention galonnée illustre une nouvelle fois la trahison des « élites ». L’intéressé qui fut chef d’escadrille, y gagnera sans doute une nouvelle étoile au revers de sa manche. Belle affaire !

Lorsqu’on sait que l’IA commandera nos systèmes militaires, nos chars, nos bateaux, nos avions, nos missiles, nos torpilles, nos drones, est-ce responsable, est-ce un acte de souveraineté d’en confier la clef numérique c’est-à-dire la disposition opérationnelle à des puissances étrangères fussent-elles prétendument alliées ?

Qu’adviendra-t-il si les Américains ou même les Turcs, nos « alliés » au sein de l’Otan, s’opposent à une intervention française qui se justifierait pourtant au regard de nos intérêts nationaux ? D’un simple clic américain, les moyens d’interventions françaises resteraient inertes et nos armes muettes. Cette logique aboutira à la neutralisation de notre armée en nous exposant à un « tir ami » volontaire à grande échelle ! Loin de la souveraineté clamée par M. Macron, sa logique nous conduit subrepticement sur le chemin de la soumission technologique et donc politique.

Les paroles présidentielles sur la maîtrise des valeurs en matière d’IA comme sur la souveraineté ne sont donc qu’un artifice, et en matière de défense un véritable mensonge d’Etat.
Comment en effet, en matière militaire admettre par exemple que nous soyons privés d’une capacité de décision propre et donc d’une éthique souveraine sur l’utilisation de nos Systèmes d’Armes Létales Autonomes (SALA) ? Il y a là dans le discours et dans les actes de ce gouvernement une exaspérante malhonnêteté intellectuelle.

Plus largement, à côté d’intentions et même de dispositions tout à fait louables en matière d’IA, le discours au Collège de France n’est pas parvenu à cacher les contradictions, mais aussi les limites des choix idéologiques d’Emmanuel Macron. Le Président pressent bien que l’intelligence artificielle exige une vision nationale : le recours à la préférence nationale, la réactivation d’un Etat stratège, l’exigence de la souveraineté, la défense de nos valeurs et de notre éthique nationale. Pourtant, par confort, mais surtout par conformisme, il ne se résout pas à assumer cette vision, à la promouvoir et donc à la mettre en œuvre concrètement.

Non sans talent, mais avec ses limites idéologiques, il a entrouvert une porte. Gageons que ce n’est pas pour permettre aux maîtres de l’IA mondiale d’investir la maison France.

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Macron : la traitrise au sommet de l’État !

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Villani au service de Macron : l’inconscience au service de l’inconscience !
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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

Message par gemini le Dim 15 Avr 2018 - 10:48

Le banquier ne travaille que pour les financiers, le reste ne l'intéresse pas.
On peut le vérifier chaque jour.


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Re: Intelligence Artificielle ou Malfaisance Synthétique ?

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