www.partisansmarine.com | Le Forum des Partisans de Marine Le Pen

Bonjour.

Les Partisans de Marine Le Pen sont heureux de vous accueillir parmi eux sur leur forum.

Fraternité, respect, cordialité, défense des idées de Marine Le Pen, de son programme et soutien inconditionnel sont nos maîtres-mots.


Soyez le(la) bienvenu(e) parmi nous et vive Marine !

Jupiter.



www.partisansmarine.com | Le Forum des Partisans de Marine Le Pen

Marine Le Pen est en train d'écrire l'Histoire. Et nous, Peuple de France, nous l'écrivons avec Elle.

Suivez le XVIème Congrès du Front National à Lille : flechegauche ICI flechedroite

Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Partagez
avatar
francoise

Age : 74
Date de naissance : 17/05/1943
Localisation : sur la banquise là où la connerie humaine fait fondre les glaces
Taureau Date d'inscription : 18/09/2011
Passion : peintre et blogueuse en art pictural figuratif
Humeur : zen

Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par francoise le Dim 8 Avr 2012 - 20:58



Un peu de culture... "Historique Show Jésus"
Michel Field reçoit Jean-Christian Petitfils, Alain Erlande-Brandenburg et Mathieu da Vinha


***************************************************************************************
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
"L'épaisseur d'un rempart compte moins que la volonté de le défendre." "Il faut choisir, se reposer ou être libre." Thucydide : La Guerre du Péloponnèse.
avatar
francoise

Age : 74
Date de naissance : 17/05/1943
Localisation : sur la banquise là où la connerie humaine fait fondre les glaces
Taureau Date d'inscription : 18/09/2011
Passion : peintre et blogueuse en art pictural figuratif
Humeur : zen

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par francoise le Dim 8 Avr 2012 - 23:09

Outre ce document de la chaîne Histoire (plus haut), que pourrait-on dire pour compléter l'histoire de Jésus Christ ?

Sur l'existence de Jésus d'après les historiens d'époque :

les romains mentionnent l'existence de Jésus (assez brièvement) comme un agitateur politique. Et dès fin du premier siècle, des auteurs en parlent :

Les premières mentions de Jésus dans des documents littéraires en dehors des écrits chrétiens se trouvent chez des écrivains grecs et romains qui ont vécu dans la deuxième moitié du Ier siècle ou la première moitié du IIème siècle, très près par conséquent des événements.

Le texte le plus ancien qui mentionne Jésus, bien que de façon implicite, a été écrit par un philosophe stoïcien originaire de Samosate en Syrie, appelé Mara bar Sarapion, vers l’année 73. Il parle de Jésus comme d’un « roi sage » des Juifs et dit qu’il a promulgué « de nouvelles lois », faisant peut-être allusion aux antithèses du Sermon sur la Montagne (voir Matthieu 5, 21-48), et qu’il n’a servi de rien aux Juifs de le mettre à mort.

La mention explicite de Jésus la plus ancienne et la plus célèbre est celle de l’historien Flavius Josèphe (Antiquitates iudaicæ 18, 63-64), à la fin du Ier siècle, connu aussi sous le nom de Testimonium Flavianum. Ce texte, qui a été conservé dans tous les manuscrits grecs de l’œuvre de Josèphe, en vient à insinuer qu’il pourrait s’agir du Messie, moyennant quoi nombre d’auteurs pensent qu’il s’agit d’une interpolation des copistes médiévaux. De nos jours, les chercheurs pensent que les mots originaux de Josèphe devaient être très similaires à ceux qui ont été conservés dans une version arabe citée par Agapios, évêque de Hiérapolis, au Xème siècle, d’où les interpolations présumées sont absentes. Ce texte est le suivant : « En ce temps-là, un sage appelé Jésus eut une bonne conduite et était connu pour être vertueux. Il a eu pour disciples de nombreuses personnes des Juifs et d’autres peuples. Pilate l’a condamné à être crucifié et à mourir. Mais ceux qui étaient devenus ses disciples n’ont pas abandonné leur poste et ont raconté qu’il leur était apparu trois jours après la crucifixion et qu’il était vivant, et qu’il pouvait donc être appelé le Messie dont les prophètes avaient dit des choses merveilleuses. »

Parmi les écrits romains du IIème siècle (Pline le Jeune, Epistolarum ad Traianum Imperatorem cum eiusdem Responsis liber 10, 96 ; Tacite, Annales 14, 44 ; Suétone, Vie de Claude 25, 4), nous trouvons des allusions à la personne de Jésus et à l’action de ceux qui l’ont suivi.'' (information tiré du site opus dei, cet article reste très neutre et ne mentionne que l'existence de Jésus par des écrits)

Tacite, dans ses Annales, XV, publié vers 115-116, parle un peu du christianisme à la suite de l'incendie de Rome en 64 qui est imputé à des chrétiens.
La lettre X de Pline le jeune à Trajan signale une secte qui abandonne les sacrifices d'animaux et rend un culte à un certain Christus.
Suétone dans sa Vie des douze Césars, pour la vie de Claude, XXXV, publié vers 120, indique que Claude chassa de Rome des juifs qui fomentaient des troubles à l'instigation de Christus.
Le papyrus égyptien Ryland antérieur à 150 contient quelques versets de l'évangile de saint Jean.
Irénée, originaire de Smyrne, évêque de Lyon après 177, dans Contre les hérésies, III, témoigne avoir entendu Polycarpe qui fut lui-même un disciple de Jean.
Le papyrus égyptien Bodmer du 3e siècle contient des extraits des évangiles.
Philostrate au 3e siècle, dans La vie d'Apollonius de Tyane, raconte la vie d'un contemporain de Jésus.
La version que nous avons des 4 évangiles aurait été fixée vers le 4e siècle.
Quelques récits juifs parlent de Jésus mais ils ne furent mis par écrit que vers le 5 ou le 6e siècle.
Les manuscrits de Qumran n'apportent pratiquement aucune information directement liée au déut du christianisme si ce n'est qu'ils contiennent la formule "Je te rends grâce Seigneur, car..." que l'on ne retrouve presque nul part, sinon dans les évangiles et dans un poème d'Isaie.

On possède des traces archéologiques qui montrent que le site actuel de Nazareth a été occupé dès le 2e millénaire avant notre ère. Mais à l'époque de Jésus, Nazareth n'était encore qu'un modeste village. D'ailleurs, il n'est mentionné nulle part dans l'Ancien Testament, et n'apparaît que dans les évangiles. Au IIe et IIIe siècle de notre ère, Nazareth paraît avoir été le centre d'activités missionnaires pratiquées par des judéo-chrétiens. L'un d'eux, Conon, exécuté en Asie Mineure, aurait affirmé lors de son procès : « Je suis de Nazareth en Galilée et de la famille du Christ à qui je rends un culte depuis l'époque de mes ancêtres ».
La légende s'est rapidement emparé de Nazareth. Un pèlerin du VIe siècle rapporte que les femmes de ce village étaient les plus belles du pays, et que celles-ci affirmaient avoir pour ancêtre la mère de Jésus. Ce pèlerin relate aussi avoir vu le banc de la synagogue où Jésus s'assoyait enfant, le cahier dans lequel il aurait pratiqué son alphabet, ainsi que des vêtements ayant appartenu à Marie et qui étaient devenues la source de beaucoup de miracles.
http://www.interbible.org/interBible/caravane/voyage/2006/voy_060127.htm


Sur les repères historiques tangibles de l'histoire de Jésus :

Selon le consensus actuel de nombreux historiens et exégètes, Jésus serait mort sous le préfet Ponce Pilate en l'an 30, plus exactement le 7 avril 30. Cette conclusion, qui suit la tradition de l'Évangile de Jean, est déduite du recoupement de nombreux indices textuels et de ce que l'on sait de la célébration de la Pâque juive. Jésus est le contemporain et le compatriote d'Hérode Antipas.

Le début du ministère public de Jésus, situé par Luc en "l'an quinze du principat de Tibère César", se placerait entre les années 27 et 28, ce qui donne à l'activité de Jésus la durée de deux ans et demi environ.

La date de la naissance de Jésus est par contre beaucoup plus difficile à établir. Cela peut paraître paradoxal, puisque cette date marque le début de l'ère chrétienne et se trouve à la base de notre calendrier! Mais l'établissement ultérieur du début de l'ère chrétienne, à partir des calculs faits par Denys le Petit au VIe siècle, a comporté des erreurs. Malgré les indications de Luc au début de son récit de la naissance de Jésus, les historiens ne sont pas au clair en ce qui concerne l'édit de recensement auquel ont obéi Marie et Joseph. Il y eut plusieurs recensement à cette époque et les données ne concordent pas.

Si l'on suit l'affirmation de Luc donnée au début de la vie publique : "Jésus, à ses débuts, avait trente ans"(Lc 3,23), et si l'on estime qu'il a commencé son ministère en 27, nous arrivons à la conclusion qu'il est né en -4 ( car il n'y a pas d'année zéro !). D'autres rapprochements donnent à penser qu'il est né plutôt en -5 ou en -6 avant l'ère chrétienne. Telle est l'opinion la plus générale. Cette ignorance n'est pas propre au cas de Jésus. On ignore la date de naissance des grands hommes de l'Antiquité, pour la raison très simple que l'on ne naît pas "grand homme".

Quand à Bethléem, le lieu de la naissance de Jésus, il est connu par les récits de Matthieu et de Luc. Il a été mis en question par certains historiens en raison du fait que Jean semble l'ignorer. Jésus est appelé Nazaréen et est réputé venir de cette bourgade. Mais rien n'est décisif à ce sujet. Jésus a vécu et grandi en Galilée, à Nazareth, village plutôt méprisé. Entre le début du ministère public et la passion de Jésus, il n'est pas possible de restituer la séquence chronologique de ses déplacements et des événements principaux. Jésus mène une vie itinérante dont les raisons questionnent les historiens. Il s'est fait baptiser par Jean Baptiste. Le lien entre les deux hommes est historiquement certain. Jésus a appartenu au groupe baptiste de ce groupe de Jean, mais il a opéré par rapport à la spiritualité désertique de ce groupe un retournement. Car il n'est pas un "ascète" retiré dans le désert et ne cherche pas à former un petit groupe de "purs". Il vit dans le monde, il mange et il boit, il adresse à tous un message universaliste.

Il a circulé en Galilée d'abord, où ses points d'attache sont Nazareth et Capharnaüm, et en Judée ensuite, en empruntant les voies qui menaient aux différents marchés. Il s'entoure d'un groupe de douze disciples. Il monte généralement à Jérusalem pour la Pâque, selon saint Jean. Ce qu'on appelle le "tournant" de Césarée de Philippe, lieu où est située la confession de Pierre tout au nord de la Palestine, inaugure la dernière montée de Jésus à Jérusalem avant sa mort. Il s'éloigne aussi parfois de la Galilée dans un voyage aux confins du nord, vers Tyr et Sidon, de même que dans la Décapole, en Samarie, sans oublier le pays des Géraséniens à l'Est du lac de Tibériade.

Il commence alors sa prédication de la Bonne Nouvelle et de la venue du Royaume. Il parle également souvent en paraboles. Ce mode de prédication était une originalité de Jésus, même si les textes qui nous sont parvenus ont été retravaillés. La nouveauté de sa parole frappe aussitôt. Sa prédication est marquée par l'imminence de la fin des temps, mais elle est aussi l'héritière de la grande tradition de la sagesse juive. Jésus se fait proche des gens du petit peuple et des pauvres, c'est-à-dire de ceux qui ne peuvent accomplir la Loi dans toute sa rigueur et sont donc considérés comme impurs et pécheurs. Mais il a aussi des attaches avec le milieu pharisien. Il connaît un réel mais fragile succès populaire, et se heurte vite à l'hostilité des responsables juifs et au soupçon d'Hérode.


suite plus tard...


***************************************************************************************
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
"L'épaisseur d'un rempart compte moins que la volonté de le défendre." "Il faut choisir, se reposer ou être libre." Thucydide : La Guerre du Péloponnèse.
avatar
gemini
Modérateurs
Modérateurs

Age : 70
Date de naissance : 07/06/1947
Localisation : Gers
Gémeaux Date d'inscription : 07/12/2011
Passion : La France, Le drapeau, Dieu et ensuite : bricolage, jeux video,informatique, politique, jardin. aviation, tir.
Humeur : En général assez bonne. Elle suit le cours de la vie.

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par gemini le Lun 9 Avr 2012 - 10:15

Very Happy

Merci Françoise, j'ai beaucoup apprécié le débat, les intervenants sont très agréables, pointus dans leur spécialité et en même temps très simples dans leur narration.


***************************************************************************************
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
avatar
BERGERBEL

Age : 68
Date de naissance : 01/12/1949
Localisation : HONGRIE
Sagittaire Date d'inscription : 16/02/2012
Passion : Amour de ma Patrie (la France)
Humeur : Fou mais pas idiot !

Une petite merveille - merci pour ces informations historiques.

Message par BERGERBEL le Sam 14 Avr 2012 - 7:46

bond
J'applaudis des deux mains ! merci pour cet excellent "article" que je m'empresse de transférer à mes amis chrétiens.
:aplaudissement: :aplaudissement: :aplaudissement:

brujarc

Age : 63
Date de naissance : 05/09/1954
Localisation : 92
Vierge Date d'inscription : 25/01/2012
Passion : bonsai
Humeur : changeante

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par brujarc le Sam 14 Avr 2012 - 20:33

Le genre d'émission qui fait beaucoup de bien,tant sur le plan intellectuel que spirituel,car on y décèle bien les analogies curieuses de l'Histoire,surtout à travers les commentaires de Alain D.B sunny

Pour celles et ceux qui désireraient approfondir les sources du Christianisme, dont beaucoup restent énigmatiques,je conseille deux ouvrages:

"Césars et Apotres,le contexte historique de l'incarnation du Christ" d'Emile Bock aux éditions IONA

Et:"Le Christianisme et les Mystères antiques" de Rudolf Steiner,aux editions TRIADES je crois scratch

"Saint Augustin et la fin de la culture antique" de H.I.Marrou au éditions E.de BOCCARD

avatar
Orion
Modérateurs
Modérateurs

Date d'inscription : 18/02/2012

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par Orion le Dim 15 Avr 2012 - 22:55



a-t-on eu une preuve matérielle et formelle que Jésus ait existé ?


***************************************************************************************



L'Etat est notre serviteur, et nous n'avons pas à en être les esclaves.
Albert Einstein
avatar
francoise

Age : 74
Date de naissance : 17/05/1943
Localisation : sur la banquise là où la connerie humaine fait fondre les glaces
Taureau Date d'inscription : 18/09/2011
Passion : peintre et blogueuse en art pictural figuratif
Humeur : zen

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par francoise le Lun 16 Avr 2012 - 0:36

@Orion a écrit:

a-t-on eu une preuve matérielle et formelle que Jésus ait existé ?

Vaste programme, voici une approche, disons "scientifique" de l'historicité de Jésus, pour parler différemment, d'une version "non mythique" !



Il est probable que le christianisme provienne de la gnose (1), et non l’inverse. Du coup, pas de Jésus et pas de premier chrétiens au premier siècle, du moins tel qu’on croit les connaître.

Il est patent de constater qu’à part les textes qui viennent directement de l’Eglise, il n’y a pas de trace dans l’histoire avant 150-170 des premiers chrétiens tels qu’ils sont décrits par l’Eglise. On part du principe que l’histoire présentée par l’Eglise, notamment à partir du 4ème siècle, est grosso modo vrai. Pourtant les textes du 2ème siècle semblent indiquer que cette histoire est fausse. Parce que la figure d’un Jésus historique n’apparaît qu’a la fin du 2ème siècle et que de nombreux écrits (épître du NT, apocalypse, les premiers apologistes, Marcion, les critiques de la gnose) sont étrangement silencieux (sauf rajouts possible ou probable), non pas seulement sur l’existence d’un Jésus historique, mais sur l’existence de croyances et de croyants en un Jésus historique avant 150, ce qui est beaucoup plus troublant(la datation très scientifique des évangiles à la fin du premier siècle repose entièrement sur la croyance que Jésus a exister et que le christianisme provient essentiellement des apôtres. Ce qui est un dogme politico-religieux, et certainement pas un fait historique).Ces écrits du 2ème siècle laissent aussi entendre (Marcion) que Jésus apparaît dans l’histoire comme « spectre divin » ou comme « figure gnostique » (évangile de Thomas) et non comme homme historique, alors qu’à peu près au même moment, un texte « orthodoxe » très important comme le Pasteur d’Hermas délivre un enseignement et une morale de type chrétienne, mais pas à partir du personnage Jésus ! De même pour Tatien et son Discours au Grecs, nous avons là un christianisme assez élaboré, mais toujours sans Jésus. C’est tout de même très étonnant pour une religion qui est sensé s’être développé autour de la figure d’un Jésus historique.

D’où l’idée que la gnose (et la philosophie à base de Logos divin) précède et engendre le christianisme. Pour la clarté du raisonnement, il est à espérer sincèrement qu’une discussion sereine et constructive fusse possible sur ce sujet.

Ainsi, il faut poser la vraie question :
Qu’est-ce qui montre l’existence de croyants en un Jésus historique avant 150 ?

Pour développer cette idée, voici ce que l'on pourrait expliciter :

« Le récit de Marc peut très bien être le prolongement du Christ de Paul. L'idée est la suivante...
a. D’abord Paul et un courant gnostique désordonné.
b. Ensuite Marcion (et d’autres gnostiques) et son Eglise, son évangile avec l’apparition du personnage Jésus qui est tout sauf un être humain.
c. Et après seulement l’Eglise des quatre évangiles qui va triompher.

a.Le Christ de Paul représente un aboutissement et une simplification d’un syncrétisme (2) philosophique et spirituelle. Le Christ est le représentant sur terre du monde divin. Il est le chemin vers l’immortalité, vers le tout, vers le Dieu unique et invisible enfin révélé. Paul apporte ou transmet l’idée du Christ divin révélant le seul et vrai Dieu, jusque là inconnu. Le Christ est et annonce la « bonne nouvelle ».
Le vrai Dieu se révèle enfin aux hommes. C’est cela, l’évangile de Paul.

b. Marcion transforme cette idée dans le monde politique et social, crée une église, un canon, et donc un personnage Jésus qui est la représentation symbolique et populaire de la nouvelle religion. Marcion est comme Paul une sorte d’intégriste (inter urinas et faecas nascimur). Le monde de l’esprit représente le Bien. Le monde de la matière le Mal. C’est une aberration pour ces gens là de penser que le Christ, représentant l’esprit, dieu, le bien, ait pu s’incarner dans la chair, le mal. De leur point de vue spirituel c’est un non sens. C’est la raison pour laquelle encore aujourd’hui le christianisme, qui est la religion de l’incarnation, est souvent incompris des autres courants spirituelles et religieux.
Cette spiritualité de type manichéenne (dieu/esprit /bien et monde/chair/mal) est d’une certaine manière fondamentalement incompatible avec la reconnaissance de la légitimité du pouvoir politique, puisque celui-ci relève de la matière et de la chair.
Dans la religion il y a deux choses fondamentalement différents et souvent en contradiction : le spirituel et le politique. Le spirituel, tourné vers l’esprit, rejette la matière (la méprise) et l’ordre politique. Le politique, tourné vers la matière, réclame l’ordre à travers la loi, la spiritualité est subsidiaire et ne peut se vivre qu’a travers la matière, en l’occurrence le respect de la loi.
La spiritualité et la religion de Paul et de Marcion sont donc incompatible avec le pouvoir terrestre et donc romain.

c. Le génie du christianisme d’Irénée et des quatre Evangiles est de rendre compatible un courant spirituel majeur avec le pouvoir terrestre par le billet de l’Incarnation. Le verbe divin s’incarne dans la chair (et du coup également aussi dans l’histoire), et signifie par cela que la chair n’est pas mauvaise et que le pouvoir politique peut donc être légitime, et en même temps il continu à être le chemin de l’immortalité puisque qu’il ouvre le chemin par sa résurrection. L’Incarnation représente le remarquable et très difficile compromis entre spirituel et politique. Seulement pour que l’Incarnation soit possible, le Jésus de Marcion doit avoir exister, ce qui pour Marcion est une aberration. Le Jésus de Marcion est donc transformé en Jésus historique par raison d’Etat, si j’ose dire.

Le passage de Marcion à Marc ou Luc représente cette transformation fondamentale d’un mouvement spirituel à un mouvement spirituel et politique. L’affirmation d’un Jésus concret et historique facilite également le dogme et la hiérarchie en comparaison à la mouvance gnostique.
Il est vraisemblable de penser comme probable, que l’Eglise (de l’Incarnation) soit le prolongement et la transformation (entre autre) de l’Eglise de Marcion. Un courant spirituel extrémiste se transforme pour devenir compatible avec le politique et arrive finalement au pouvoir. Une autre façon de voir les choses est que les modérés, qui refusent sans arrières pensée politique de renoncer complètement à la chair et la matière se trouvent favorisés par le politique et finissent par l’emporter.

On peut constater qu’il n’y a apparemment que peu de liens entre Paul et les synoptiques (3). Soit, les deux courants différents finissent par converger, soit comme il est louable de le penser les synoptiques viennent de Paul en passant par Marcion. Cette théorie est intellectuellement attrayante parce que simple. Peut-être est elle aussi trop simple pour être vrai. Le fait que le successeur de Marcion à Rome est un certain Lucanus laisse à penser que les noms des évangélistes Marc et Luc ne sont peut-être pas à chercher très loin. Mais là encore ça parait trop facile. » » »

Alors ?
A vous de faire votre analyse !
Sachant que la problématique est simple.
1. S’il y a des traces convaincantes de personnes croyant en un Jésus historique avant 150, l’hypothèse classique du christianisme engendrer par l’existence d’un personnage historique Jésus est confirmer et corroborer.
2. Si au contraire il n’y a pas de trace des personnes croyant en un Jésus avant 150, l’hypothèse du christianisme comme déformation de la gnose devient intéressante et donc : seule crédible !

Petit lexique :
(1)GNOSE : concept philosophico-religieux dans lequel le salut de l'âme (ou sa libération du monde matériel) passe par une connaissance (expérience ou révélation) directe de la divinité, et donc par une connaissance de soi.
(2) SYNCRÉTISME : Un syncrétisme est un mélange d'influences. Le terme de syncrétisme vient d'un mot grec signifiant « union des Crétois ». Initialement appliqué à une coalition guerrière, il s'est étendu à toutes formes de rassemblement de doctrines disparates. C'est donc un Système philosophique ou religieux basé sur le mélange de plusieurs doctrines différentes.
(3) SYNOPTIQUE : Qui offre une vue générale, qui permet de voir tout un ensemble d'un seul coup d’œil.


***************************************************************************************
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
"L'épaisseur d'un rempart compte moins que la volonté de le défendre." "Il faut choisir, se reposer ou être libre." Thucydide : La Guerre du Péloponnèse.
avatar
francoise

Age : 74
Date de naissance : 17/05/1943
Localisation : sur la banquise là où la connerie humaine fait fondre les glaces
Taureau Date d'inscription : 18/09/2011
Passion : peintre et blogueuse en art pictural figuratif
Humeur : zen

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par francoise le Mar 17 Avr 2012 - 1:51

Michel Onfray, libre discussion à propos de son livre traité d'athéologie et de l'athéisme. Pour ceux qui peuvent encore écouter la parole plurielle pour parfaire leur propre culture, qui peut n'être pas nécessairement la même.









Il y a des bribes de vérité à prendre là où on les recherche. Dans ces documents vous trouverez vos propres interrogations que vous compléterez avec bien d'autres sources (que je mettrai ici, plus tard)


***************************************************************************************
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
"L'épaisseur d'un rempart compte moins que la volonté de le défendre." "Il faut choisir, se reposer ou être libre." Thucydide : La Guerre du Péloponnèse.
avatar
gauchorepenti

Date d'inscription : 23/02/2012
Passion : la politique

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par gauchorepenti le Mar 17 Avr 2012 - 2:04

@francoise a écrit:leur propre culture, qui peut n'être pas nécessairement la même.
Surprised



***************************************************************************************
"Mais que vienne donc enfin le temps de l'action !"
avatar
francoise

Age : 74
Date de naissance : 17/05/1943
Localisation : sur la banquise là où la connerie humaine fait fondre les glaces
Taureau Date d'inscription : 18/09/2011
Passion : peintre et blogueuse en art pictural figuratif
Humeur : zen

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par francoise le Mar 17 Avr 2012 - 2:22

@gauchorepenti a écrit:
@francoise a écrit:leur propre culture, qui peut n'être pas nécessairement la même.
Surprised

Oui, vous pouvez très bien être un chrétien accompli ou un athée convaincu et aborder des sources divergentes sans pour autant les faire vôtres.
Mais l'essentiel, c'est de s'ouvrir à la pluralité des sources. Lorsque vous sélectionnez vos sources culturelles sous un seul angle partisan, vous vous aveuglez au lieu de vous accomplir.


***************************************************************************************
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
"L'épaisseur d'un rempart compte moins que la volonté de le défendre." "Il faut choisir, se reposer ou être libre." Thucydide : La Guerre du Péloponnèse.

Contenu sponsorisé

Re: Chrétienté : Le Jésus historique, Cathédrales d'Europe, Historicité, etc...

Message par Contenu sponsorisé


    La date/heure actuelle est Lun 23 Avr 2018 - 11:49